Les gens du New
York Times ont mesuré le volume de texte publié au cours d’une semaine
moyenne : 968 000 mots. Soit presque l’ensemble de Corneille
(532 000) ou les trois quarts d’ « A la recherche du temps
perdu » de Proust (1,3 millions) (Source Express du 12.9.2002).
En France, le
quotidien Le Monde met en moyenne chaque jour à la disposition de ses lecteurs
trente-deux pages représentants (hors publicité) 350 000 à 400 000
signes, soit l’équivalent d’un livre de poche (Source « La Presse, le citoyen et
l’Argent » de Daniel Junqua, edts Folio actuel).
En trente ans, le
monde a produit plus d’information qu’au cours des 5000 précédentes années.
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Un seul exemplaire
de l’édition dominicale du New York Times contient plus d’information que ne
pouvait en acquérir, durant toute sa vie, une personne cultivée au XVIII
siècle.
Même un lecteur
capable de lire mille mots par minute, huit heures par jour, aurait besoin d’un
mois et demi pour lire les informations diffusées en une seule journée. Après
quoi, il aurait accumulé un retard de cinq ans et demi de lecture (source « La tyrannie
de la communication, Ignacio Ramonet, édts Galilée).

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