lundi 16 mars 2026

Texte en partage

Le plaisir d’écrire, de dire, de partager. Un échange avec la lectrice et le lecteur où se confondent les mots et l’attention qui les anime. C’est là que naît la force d’un texte. L’intérêt se porte sur le sujet qui résonne, ou non, chez celle ou celui qui le reçoit. Les formules se retiennent lorsqu’elles percutent dans l’instant un vécu et une recherche. Les petits sujets n’existent pas, selon moi ; tout se situe dans la façon de les aborder et de les traiter, de les mettre en mots et en scène.

Nous réagissons toutes et tous différemment à la lecture d’un texte. Notre perception se mêle à notre sensibilité de toujours, à nos émotions du moment, à notre état d’esprit, en capacité ou non d’y être réceptif. La valeur que l’on accorde à quelques phrases mises bout à bout dépend de notre intention de départ. Que recherchons-nous dans la lecture de tel ou tel ouvrage ? Chaque attente se révèle différente en fonction du choix conscient qui est fait lorsque l’on dépasse la couverture d’un livre.

Je sais que les raisons divergent. L’addition de nos besoins, de nos centres d’intérêt, de nos passions, de nos curiosités et de nos découvertes se différencie d’une lectrice à un autre lecteur. Reste à dire une parole sur l’intention première d’une pensée, d’un texte, d’un ouvrage. Elle est celle de l’autrice ou de l’auteur qui confie sa prose à l’interprétation de chacun(e). Les motifs premiers, inspirateurs d’une succession de paragraphes aussi cohérente que possible, peuvent faire naître — et c’est très bien ainsi — une pensée nouvelle pour celle et celui qui en prend non pas connaissance, mais possession. Les mots s’échappent et deviennent ceux de celles et ceux qui les apprécient, qui les comprennent, qui les intègrent à leur bibliographie personnelle de référence. Nous sommes toutes et tous, tour à tour, celle ou celui qui écrit, qui lit, qui offre des livres.

vendredi 13 mars 2026

La motivation heureuse

La motivation ne peut être forcée. Au contraire, elle doit être emmitouflée dans la douceur et la chaleur du sens que nous donnons à ce que nous faisons ; dans l’écrin de la simplicité et la clarté de ce qui nous mène au but ; dans le cocon de notre sincérité qui doit imprégner chacune de nos actions.

Une activité professionnelle qui se répercute négativement sur votre vie personnelle ne peut être bénéfique. La colère qui naît au travail ne peut trouver de conclusion dans la sphère familiale. Vos vacances ne peuvent être gâchées par des préoccupations qui vous éloignent des moments d’intimité avec les personnes les plus importantes de votre vie. Faire des choix qui ne privilégient pas votre famille constitue de mauvaises options.

 

Nous sommes davantage nous-même lorsque nous sommes heureux de faire plutôt que contraints d’exécuter. Nous courons toutes et tous après notre définition du bonheur, même le plus simple, qui sera forcément plus chaleureux que les contraintes. Ces dernières, lorsqu’elles sont trop nombreuses, se transforment en un poison qui vous ronge de l’intérieur.

 

Voilà pourquoi il faut comprendre ce que nous voulons, trouver les moyens les plus simples et les plus efficaces d’atteindre nos buts et d’être en accord avec ce que nous sommes. Le sens, la simplicité et la sincérité sont les chemins qui conduisent à cette motivation heureuse que nous recherchons toutes et tous. Cette motivation qui nous pousse en avant, encore et encore, sans rencontrer de véritables limites.

jeudi 12 mars 2026

Se tromper jusqu’à réussir !

Nous avons toutes et tous peur de l’échec. Et pourtant, il est un passage obligé, indispensable à notre parcours, à notre apprentissage et à nos réussites. Échouer, c’est apprendre. L’erreur nous enseigne par l’expérience.

Cette réalité se compose de trois éléments. D’abord, il n’existe aucune garantie qu’une action, un projet ou une ambition connaisse inévitablement la réussite. Ensuite, cette incertitude ne doit pas empêcher d’agir. Enfin, il n’existe donc aucune véritable raison de ne rien faire. Rien ne doit entraver l’action, pas même les difficultés ; il sera bien temps de corriger les problèmes en cours de route. Nous pouvons nous croire infaillibles, mais ce serait nous rendre un bien mauvais service.

La vie est pleine de stress, c’est inévitable. Est-ce pour autant qu’il faille en faire une excuse ? Il s’agit pourtant d’une question de choix, de projection et de détermination. Ce que nous voulons, nous l’obtenons par la répétition de nos actions. Nous ne sommes ni plus bêtes, ni plus malins que la plupart de celles et ceux qui réussissent à nos yeux. Quelle est notre définition — ou nos définitions — de la réussite ? Répondre à cette question permet d’éviter de s'égarer. À chaque événement, nos vies prennent le risque de changer de direction. C’est en ayant des réponses à ces questions essentielles que nous pouvons déterminer l’orientation de notre avenir.

mercredi 11 mars 2026

Oser pour ne pas subir

Ne jamais oser revient à abandonner sa vie aux mains d’un quotidien sans but, sans direction et sans perspectives. Un quotidien où rien n’advient. Comment se projeter sans l’espoir réel d’un avenir meilleur ? Sans audace, les heures restent vides de sens, les jours sans progrès, et le cours du temps ne laisse qu’un immense creux dans son sillage.

Oser, c’est rêver en grand, porter des projets, agir quitte à commettre des erreurs ou à connaître des échecs. À l’inverse, ne pas oser consiste à baisser les bras avant même d’avoir commencé, à refuser l’obstacle et à ne pas croire suffisamment en soi. Oser, c'est se voir entreprenant, s’imaginer différemment, décider que le moment est venu. Chaque jour, chaque minute, chaque seconde est la bonne occasion de se lancer et de se réaliser.

 

Il ne faut rien s’interdire, ne rien remettre à plus tard, ne rien rejeter trop vite. L'essentiel est d'essayer, de se tromper et de recommencer autant de fois que nécessaire pour aboutir. Ne pas oser n'est pas une faute attribuable aux autres, aux circonstances ou au destin ; ce n’est rien d’autre qu’un face-à-face entre soi et soi.

 

Bien sûr, oser ne signifie pas agir avec bêtise. Il faut savoir évaluer les risques et les conséquences pour soi et ses proches. Il est parfois raisonnable de différer une action. Cela étant dit, admettons que certaines appréhensions ne sont que des excuses. Il existe des moyens de tester, de sécuriser, d'avancer sans se mettre en péril. L'audace n’est pas synonyme d’inconscience : c’est un état d’esprit qui engage et qui refuse l'abandon avant toute initiative. Un petit projet d’abord, puis un plus grand ensuite, un plus important après... Il sera toujours temps d’arrêter en cas de danger réel. Mais cette situation, rarissime, ne doit jamais devenir un blocage avant même d’avoir osé.

mardi 10 mars 2026

Trier, hiérarchiser, agir

Chaque jour, des questions s’imposent à l’esprit. Les laisser prendre tout l’espace serait une erreur, tout comme les ignorer. Il s’agit donc de les trier, de les hiérarchiser et de leur trouver la bonne place, que ce soit dans notre réflexion, nos actions immédiates ou nos projets à venir. Ces questions ne doivent ni se perdre, ni nous encombrer. Dès lors, comment en faire des outils utiles, efficaces et prometteurs ?

Certaines peuvent se révéler de faible valeur, mais la plupart émergent de retours d’expérience, de suites logiques ou d’idées nouvelles. Quelle démarche, quelle pratique, quel exemple suivre afin d’aboutir au meilleur résultat ? Il est possible d'agir simplement avec l’existant, à portée de main, en comprenant le pourquoi de l'action : le sens donné, ce que nous y mettons véritablement de nous, en toute sincérité.

 

Une fois cela acquis vient la pratique, qui doit être accessible au quotidien. Dans son livre L’Art du temps (Fayard), Jean-Louis Servan-Schreiber décrit sa méthode : une fiche par idée ou action, autant de fiches que nécessaire, classées par jour, en se projetant sur un mois au minimum. Sans une démarche claire, pouvons-nous véritablement avancer ? À chacun la sienne, fruit d’une pratique personnelle, aussi valable que n'importe quelle autre dès lors qu’elle répond exactement aux besoins, à la nécessité de progresser et à la réalisation des envies, des projets et des ambitions.

lundi 9 mars 2026

Comprendre pour agir

Des portes s’ouvrent et d’autres se ferment. Des opportunités se saisissent quand d’autres s’échappent. Le succès succède aux échecs. Les erreurs parsèment nos choix, les regrets s’effacent devant les joies et les réussites évincent les mauvaises passes. Ce sont là les étapes inévitables de tout parcours de vie.

Comprendre ce qui nous arrive, pourquoi nous hésitons ou nous reculons parfois ; ce qui nous motive et nous tire en avant, ce qui nous fait perdre confiance ; ce qui nous anime ou nous repousse, ce qui vibre en nous ou ce qui nous fait renoncer ; ce qui nous passionne réellement ou ce qui nous ennuie profondément ; ce qui nous fait réagir ou nous laisse indifférents ; ce qui nous enthousiasme ou nous déprime ; ce qui constitue nos atouts ou nos faiblesses, nos forces ou nos craintes… c’est tout cela qui nous permet de mieux nous connaître. Se comprendre rend confiant, et d’abord en soi-même.

La démarche 3S — Sens, Simplicité, Sincérité — permet d’accéder à cette connaissance de soi. Elle invite à s’appuyer sur des valeurs, sur ce qui nous convient le mieux, sur nos moteurs internes. Lorsque nous sommes forts de cette compréhension intime et singulière, alors les limites du possible sont repoussées très loin, au-delà même de notre perception.

vendredi 6 mars 2026

Dites-moi…

Dites-moi quelque chose de positif.

Dites-moi comment les choses peuvent s'améliorer.

Dites-moi que j’ai des raisons de croire en un avenir meilleur.

Dites-moi que je peux aller au-delà de mes objectifs.

Dites-moi que j’ai la capacité de faire davantage, mieux et plus efficacement.

Dites-moi que les limites ne sont pas pour moi.

Dites-moi que rien ne m’est impossible.

Ne me dites pas que je ne peux pas.

jeudi 5 mars 2026

La banale brutalité

La brutalité devient la norme, presque banale, dans tous nos rapports au quotidien, quel qu’en soit le domaine. Les vies sociale, économique, politique, professionnelle, relationnelle et numérique deviennent des lieux de conflictualité. Les actualités sont pleines de cette violence qui monte, de ces tensions qui régissent désormais les relations entre individus et communautés, entre quartiers et territoires, entre pays et continents.

Nos réseaux sociaux sont pleins de cette agressivité, de ces rejets de l’autre, pouvant aller jusqu’à l’expression d’une haine. Ne pas s’en satisfaire devient une urgence, une évidence, une nécessité.

En parallèle, nous voyons se développer une presse, des chroniques et des émissions qui, d’un côté, s’appuient sur ces antagonismes poussés à l’extrême et, de l’autre, tournent tout et tout le monde en ridicule. Se moquer des autres devient une forme médiatique comme une autre, ce qui est regrettable au plus haut point. Car cela participe à la banalisation d’une culture « réseaux sociaux » où la bêtise, les moqueries et la dénonciation en sont les fondements.

mercredi 4 mars 2026

L’emploi du temps

Nos résultats sont la conséquence de nos réactions. Celles-ci s’inscrivent dans le fil de nos journées, lesquelles constituent notre emploi du temps : la manière dont nous employons nos heures.

Jean-Louis Servan-Schreiber écrit dans L’Art du temps (Fayard) : « Comme toutes les choses importantes de la vie, bien utiliser son temps n’est pas enseigné à l’école… Aujourd’hui, la plupart d’entre nous ont mal à leur temps et ne savent pas que ça se soigne… Ta prochaine conquête est évidente : c’est celle de ton temps. »

Nous sommes, autant que possible, les maîtres de nos horloges. La famille, le travail, nos engagements citoyens, nos projets, nos loisirs ou notre repos : tout cela requiert du temps. Celui-ci ne doit pas être gaspillé dans un tourbillon d’inutile, de procrastination, de renoncements, de futilités ou d’excuses plus ou moins valables. Notre gestion du temps est le miroir de notre responsabilité. Sommes-nous assez fiers de ce que nous accomplissons pour ne pas fuir la réalité ni regarder ailleurs ?

Notre chemin se trace dans l’accumulation de nos projets, de nos actions et de notre motivation. À l’inverse, notre déroute éventuelle se lit dans la succession de nos refus, dans les barrières que nous construisons et dans le vide de nos journées. Notre emploi du temps doit se construire sur nos projets, sur la confiance en soi et sur la conviction de nous réaliser pleinement. En somme, l'usage de nos précieuses journées doit rendre justice à l’impulsion que nous voulons donner à notre vie, en accord avec nos objectifs et en déterminant les moyens les plus directs d’y parvenir.

N’oublions pas ce que précise Jean-Louis Servan-Schreiber : « Nous sommes donc tous, en la matière, des autodidactes. » C’est donc à nous seuls qu'il appartient de forger l’emploi du temps qui nous convient — l’idéal — sans attendre une recette miracle universelle qui, de toute évidence, n’existe pas.

mardi 3 mars 2026

Construire sa vérité par l’action

« Je suis ce que je suis. » L’énoncé peut sembler simpliste, et pourtant, il est d’une authenticité profonde. Décortiquons cette affirmation : « Je suis » incarne ma vérité ; « ce que » représente le lien ; « je suis » définit ma réalité.

Nous ne pouvons indéfiniment nous retrancher derrière des illusions, des faux-semblants ou des rêves inaboutis. Comme l’enseignait Socrate : « Être, c’est agir ». Chacun d’entre nous construit sa propre réalité, laquelle devient vérité à travers l'action. C’est ici que la démarche 3S prend tout son sens. Le Sens, la Simplicité et la Sincérité constituent les trois piliers qui soutiennent notre vérité et, par extension, notre réalité dans toute sa justesse.

  • Le Sens : il s'agit d'identifier les impulsions internes, voire intimes, qui motivent le lancement de nos projets.
  • La Simplicité : les moyens mis en œuvre doivent être clairs et les actions les plus réalisables possible. Elles doivent s’inscrire dans un emploi du temps concret et applicable.
  • La Sincérité : les résultats dépendent de l’authenticité de nos motivations, car elles seules permettent de persévérer sur le long terme.

Nous pouvons toujours nous raconter des histoires, bâtir des chimères ou refuser l’évidence. Cependant, rien ne sera durablement satisfaisant si ces trois piliers ne reposent pas sur des fondations solides.

lundi 2 mars 2026

Le Temps retrouvé !

Retrouver le temps d’écrire, retrouver l’inspiration comme l’on récupère son souffle et, surtout, ne rien publier par défaut : vous valez bien mieux que cela. Il me faut continuer à tenir ce rythme : lire un livre par semaine. C’est un engagement que j’ai pris envers moi-même depuis longtemps déjà. Pourtant, il est nécessaire, de temps à autre, de savoir prendre du recul. C'est le temps indispensable pour remettre l’ouvrage sur l’établi.

J’ai pris cette semaine de retrait pour mieux voir, pour mieux repartir et reprendre mon souffle. Je reviens aujourd'hui plus motivé que jamais.

lundi 23 février 2026

jeudi 19 février 2026

Impressions (6)

« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister. 

 

Pourquoi attendre ?

Quelle peut être la bonne raison de remettre à plus tard ce qui peut et doit être fait ? Nous devons nous forger des projets, nous mettre face à des défis à relever, en position de réaliser ses envies. Qu’attendons-nous réellement ? Un moment plus idéal, une meilleure opportunité, une occasion tombée du ciel, autant de miracles qui ne viendront jamais. Quelles sont nos raisons d’attendre ? La peur, le doute, le manque de confiance, autant d’éteignoirs de l’audace, de la motivation, de toute dynamique. Pourquoi attendre de mettre notre énergie au service de ce que l’on souhaite ? Nous pouvons développer la volonté de dessiner la vie que l’on veut ou que l’on doit avoir. Pour quoi reporter et attendre avant d’agir ? Le risque d’abandonner ensuite est trop grand pour se permettre l’inaction.

 

Répétition

Il est probable que je me répète de texte en texte. Mais a-t-on, chacune et chacun, tant de chose à dire ? Nous avons toutes et tous nos sujets de prédilections, sur lesquels nous pouvons disserter et digresser à l’infini ou presque. Ce n’est ni un travers, ni une facilité mais bien un « message » que nous essayons de porter par nos mots, qui se ressemblent souvent. Nous avons des thèmes qui nous tiennent à cœur, non des obstinations, sur lesquels nous avons l’impression de ne pas avoir tout dit. Heureusement d’ailleurs, cela voudrait signifier que nous n’avons plus grand chose à dire.

 

Ex nihilo nihil fit

Rien ne vient de rien, déjà en son temps Parménide d’Elée, philosophe grec présocratique, exprimait l’idée que rien ne peut être créé à partir de rien. On peut aussi le voir comme le principe de causalité : tout phénomène a une cause.

C’est aussi vrai dans notre vie. Rien ne viendra si nous ne faisons rien.

mercredi 18 février 2026

Impressions politiques (5)

« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister. 

 

Compte à rebours

Dans une campagne électorale, chaque jour compte. Les temps faibles se gèrent mais ne peuvent durer. Le décompte avant le vote impose son rythme. Chaque nouvelle journée est une urgence où il faut être prêt et non avoir prévu.

 

Amateurisme

L’amateurisme rend une campagne électorale aussi difficile qu’incertaine. Chaque erreur s’accumule comme un déficit qui au bout d’un moment se révèle difficile à combler. Les couacs se corrigent, mais en l’absence elles deviennent des fautes.

 

Sérieusement

La politique est une affaire sérieuse, mais à trop se prendre soi-même au sérieux on en oublie l’essentiel. C’est-à-dire qu’il s’agit de travailler au bien commun. Une campagne électorale c’est proposer un chemin de construction, une démarche tendue vers un objectif.

Des candidats n’ont d’ambitions que pour eux même. Leur passé exprime souvent ce trait de caractère. A bien y regarder, les grandes lignes ne présentent pas d’engagement altruistes, empathiques, tournées vers le bien commun, mais davantage vers une carrière, de l’opportunisme et du désintérêt jusqu’à la période électorale où d’un coup une passion subite pour autrui apparaît miraculeusement. Il est toujours bon de regarder une candidature dans son ensemble. Ce qui est présenté et ce qui existe réellement.

mardi 17 février 2026

Ne pas renoncer trop facilement !

Stéphane De Groodt écrit dans son livre En mémoire de mes souvenirs (Éditions de l’Observatoire) : « Je les vois, mes amis, qui envisagent de ralentir, de s’arrêter parfois. Je me dis qu’à ne plus vouloir bouger, ils sont décidément bien trop jeunes pour devenir vieux. »

Nous sommes les seuls à pouvoir forger notre propre destin. Nos pensées, nos actions et nos décisions déterminent notre avenir. Nous pouvons faire de mauvais choix, nous égarer ou nous tromper ; mais il s'agit d'apprentissages, d'erreurs, et non de fatalités. Rien n'est définitif.

Nous essayons perpétuellement de comprendre ce que nous vivons. Les événements ne sont pas toujours cohérents et il est parfois complexe de tout remettre dans le bon ordre. Sans but, nous naviguons dans un entre-deux qui ne mène nulle part. Nous devenons alors les victimes de nos propres indécisions. Nous errons dans l'existence en espérant que le hasard tombe du bon côté de la chance, ou que les choses se fassent d'elles-mêmes.

Pourtant, notre confiance en soi se renforce dans chacun de nos actes, qu'ils soient modestes ou plus importants. Quelles sont les causes qui nous font dire : « J’arrête d’avancer, j’arrête de créer du nouveau » ? Comment peut-on renoncer ainsi au sel de l’existence ?

lundi 16 février 2026

Une démarche d’amélioration

Je ne propose pas de méthode pour faire de qui que ce soit le maître du monde, l’homme le plus riche de la planète ou l’influence majeure sur le cours des événements. J’ai rédigé, il y a quelque temps, une démarche d’amélioration : les « 3S » (Sens, Simplicité, Sincérité), afin de permettre à chacun de se repositionner, de savoir comment agir et de se comprendre véritablement.

Je n’ai aucune leçon à donner, à peine des recommandations, tout juste quelques conseils. Il s'agit avant tout d’une démarche de réflexion, d'une aide pour retrouver l’allant ou le bon chemin en cas de sentiment d’égarement, de doute, ou plus simplement face à une situation que l'on ne s'explique pas toujours.

Je ne vends pas de rêve, tout au plus un encouragement à faire ce qui semble le mieux pour nous, à répondre à nos aspirations et à nous reconnaître dans nos actions. Rendons-nous à l’évidence : nous devenons ce que nous créons nous-mêmes. Tant pis si le constat est parfois amer ; la lucidité est indispensable.

Aucune main magique ne viendra réaliser nos envies, nos ambitions ou nos grands projets du jour au lendemain, dans une féerie digne du monde merveilleux de Walt Disney. Cela n’arrive jamais, soyez-en convaincus. Il faut concevoir, se lancer et agir, au risque de l’erreur, de l’échec et de l’obligation de recommencer.

La démarche 3S se propose d’être un point d’appui afin de reprendre le cours d’une vie telle que nous la souhaitons. Nous n’avons de comptes à rendre qu’à nous-mêmes. Pour pouvoir se regarder en face, il faut s'épargner trop de regrets. Ne pas se décevoir soi-même est une rude tâche. À chaque instant, nous pouvons prendre la résolution d’agir, de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ce qui correspond à nos aspirations. C'est ainsi que l'on peut être fier de soi et, par conséquent, gagner un surcroît de confiance.

La démarche 3S nous permet de prendre le pli de ne prévoir et de ne faire essentiellement que ce qui nous correspond vraiment, pour avancer vers nos ambitions avec détermination.



vendredi 13 février 2026

Impressions (5)

« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister. 

 

Reconnaissance

Je rencontre de plus en plus de personnes souffrant d'un manque cruel de reconnaissance. Dans un monde d’hypercommunication, le sentiment d’indifférence est souvent ressenti comme une injustice profonde et vécu comme une véritable souffrance. Celle-ci peut engendrer de l’agressivité, pousser à la polémique ou nourrir une hostilité déclarée. Bien souvent, ces comportements vont de pair.

On en vient au point où chacun est tenu pour responsable de ce manque. Il n’existe plus d’innocents ni d’échelle de valeurs : tous seraient coupables de cette invisibilité si douloureuse. Désigner l'autre comme responsable de ses propres manquements ou de ses fautes devient alors systématique. Dans ce schéma, il ne peut plus être question d'assumer.

 

Conséquences

L’action et l’engagement ont des conséquences. Il faut assumer chacun de ses choix, chacune de ses actions, sans rien regretter et en restant solide sur ses convictions. Il ne faut pas se laisser détourner par ce qui ne représente, au final, que des scories.

Il faut y voir une vertu salvatrice : l'action fâche et éloigne les ego démesurés, les donneurs de leçons, les critiques invétérés, les semeurs de troubles, les éternels persécutés, les coupeurs de cheveux en quatre et les frustrés de tous ordres. Autant de tempéraments négatifs qui, par manque de vigilance, vous entraînent dans une spirale descendante.

 

Vie nouvelle

Une parenthèse de dix ans, puis ce mot magique : « rémission ». Il remet tous les compteurs à zéro. Nous voilà devant une vie nouvelle où l’espoir renaît, où chaque jour redevient une véritable promesse.


jeudi 12 février 2026

Mauvais usage

L’actualité nous raconte l’air du temps. Nous prenons pour faits établis ce que les médias relatent. Tout va trop vite pour faire le tri, pour discerner la part du vrai et du faux dans une profusion, un déferlement, un tsunami quotidien d’informations. Du plus important au plus futile, les frontières n’existent plus. Tout est mis au même niveau. L’échelle d’importance se rétrécit à presque rien. L’actualité qui nous est proposée ne nous permet plus de faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire.

« Quand l’air du temps est vicié, le langage est malade », écrivait George Orwell dans son essai La Politique et la langue (éditions Mille et une Nuits). À cela, il ajoutait : « Si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée. Un mauvais usage peut se répandre par habitude et par conformisme, même parmi ceux qui devraient être, et sont, les mieux informés. »

Hannah Arendt, quant à elle, nous expliquait que « le vrai danger, c’est le moment où les gens ordinaires ne savent plus distinguer la vérité du mensonge.»

mercredi 11 février 2026

La phrase parfaite

Chaque jour, je publie deux textes : l’un sur mon blog, l’autre sur Facebook. Deux sujets différents, la plupart du temps. Si l’on ajoute la part d’écriture professionnelle, les projets littéraires, les futures conférences, les prochains cours universitaires, ainsi que les notes et réflexions que je confie à mes cahiers, les brouillons que je ne conserve pas, les courriers, les courriels, les SMS qui ponctuent chacune de nos journées... tous ces mots remplissent une bonne part de mes heures. Ils me sont indispensables. Je ne peux faire sans eux ; sinon, ils me brûleraient l’esprit. Je dois inscrire ces textes, ces idées, ces développements, ces prises de risque, ces découvertes, ces concepts et nouveaux principes, ces expériences à valoriser…

Écrire sur le plaisir d’écrire : pourquoi pas ? D’autres auteurs l’ont fait, car il s’agit encore et toujours du plaisir de l’écriture.

Ma quête introuvable, mon étoile, ma recherche de perfection peut se résumer ainsi : la phrase parfaite. Celle qui contient, explique et comprend le monde en quelques mots. Faire long n’est pas gage de qualité, d’efficacité ou d’intérêt. Les textes les plus importants se révèlent souvent courts, sans digression, directs, allant à l’essentiel, portés par des idées claires, originales ou non. Il ne faut parfois que quelques mots pour percuter les esprits et saisir l’attention du plus grand nombre. La simplicité se révèle souvent être la meilleure façon de dire.

J’aime écrire. Mon stylo et les mots sont mes armes, ma défense, l’affirmation de ce que je pense.

mardi 10 février 2026

Nous sommes ce que nous faisons

« Nous sommes ce que nous faisons. » Je le répète assez souvent, tant pour vous en convaincre que pour initier la démarche définissant ce que nous voulons être. Sans cet effort préalable, comment connaître les actions à mener ? Savoir où nous voulons aller nous permet de tracer le bon chemin. Il n’y a pas, ici, de recette miracle : juste du bon sens et la bonne attitude.

Je me construis un chemin dès lors que je sais où je vais. Emprunter la bonne route nécessite de connaître la destination. Nous ne sommes sûrs de rien lorsque nous ignorons ce que nous voulons devenir. L’aboutissement — le pourquoi — est indispensable à l’élaboration du parcours — le comment — et nous nous devons d'être les plus sincères avec nous-mêmes. Ne pas être en accord total avec notre but ne peut que nous apporter difficultés et déconvenues.

Nous devons résister aux pressions et aux influences extérieures pour se concentrer sur ce que nous voulons vraiment. Il nous faut répondre à nos véritables envies et non aux conseils, plus ou moins bien avisés, que d’autres font peser sur nos propres choix. Notre vérité se trouve dans une démarche qui laisse apparaître le sens, rend la tâche plus simple et nous fait évoluer en pleine sincérité. La démarche 3S s’inscrit partout parce qu’elle nous fait avancer. Un peu d’autopromotion ne fait jamais de mal !

Mais l'implacable vérité demeure : nous devons définir ce que nous voulons, déterminer comment nous y rendre le plus directement possible et être en phase complète et intime avec nos choix. Nous avons toutes et tous nos rêves et nos souhaits de vie. Nous prenons parfois des tours et des détours pour y parvenir alors que, encore une fois, rien n’est possible si nous ne savons pas précisément ce que nous souhaitons.

Chaque jour, nous sommes face à notre réalité. Notre détermination nous conduira à notre destination, alors que notre renoncement nous égarera inévitablement. Chaque jour, les tentations, les événements et les propositions essaieront de nous faire dévier de notre route. Il faut savoir rester ferme sur ses objectifs pour ne pas céder. À moins que l’opportunité ne vous offre mieux que prévu... C’est rare, mais cela arrive néanmoins. Reste que, la plupart du temps, ce ne sont que des distractions sans lien avec ce que nous tentons d’atteindre. Il nous revient de faire la part des choses et de ne pas céder à la facilité.

lundi 9 février 2026

Nous sommes le problème et la solution !

Avons-nous toujours raison d’insister, tout à notre détermination de forcer le destin ? Devons-nous, à un moment, lâcher prise et réorienter nos efforts, au risque d’arrêter juste avant la réussite ? Mais quand ? Quels sont les signes qui font pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? La réussite est-elle une question de persévérance ou de lucidité ? L’échec est-il le résultat d’un entêtement ou d’une perte de réalisme ? Avons-nous assez d’instinct pour faire la différence, ou arrive-t-il un moment où l’obstination prend le dessus, au-delà de toute mesure ?

À chaque tentative, à chaque création, à chaque projet, ces questions envahissent et hantent l’esprit de manière persistante. Y échapper devient compliqué, mais pourtant salutaire.

Quels outils avons-nous à portée de main afin d’y voir plus clair ? D'abord, ne pas rester seul dans un isolement souvent douloureux. En parler, expliquer et faire comprendre demande de faire le tri, de mettre en cohérence et en perspective, de tisser les liens nécessaires entre tous les éléments et, surtout, de simplifier afin d’être le plus clair possible. Nous sommes les seuls à connaître toutes les données, à porter les réponses de manière inconsciente. Devoir en parler nous oblige à transformer les problèmes en mots et en phrases compréhensibles, à décrire précisément la situation. Ce processus déclenche bien souvent, en nous, les solutions.

Un accompagnement conversationnel, fait d’écoute et d’interrogation, représente bien souvent le meilleur moyen de faire un point vital et d’engager la suite des événements. D’autres outils existent : tableaux de bord, évaluation externe… Mais personne n’en saura autant que vous, et personne ne vivra l’aventure avec autant d’intensité.

Nous sommes fréquemment le problème et la solution. En grec, le pharmakon désigne à la fois le remède et le poison. Nous sommes le pharmakon de notre vie. En prendre pleinement conscience nous permet de rester aussi lucides que nécessaire.

vendredi 6 février 2026

L’intensité de nos journées

Nous cherchons toutes et tous à comprendre quel est notre rôle dans ce grand tout qu’est l’univers. Nous prenons chaque jour notre vie entre nos mains, sans toujours comprendre ce qui nous pousse en avant. Nous n’arrivons pas toujours à prendre conscience de la valeur de chaque instant. Nous laissons filer des heures précieuses par négligence, sans nous rendre compte de leur importance. Chaque fois que nous oublions de nous concentrer sur l’essentiel, nous perdons ce qui fait notre raison d’agir.

« À chaque jour suffit sa peine », pourrait-on dire, mais nous devons vouloir plus d’intensité et donc plus de conséquences. Faire que chaque jour soit meilleur que le précédent, garder l’espoir que demain peut être et sera meilleur qu’aujourd’hui. Chaque jour, nous avons un choix à faire : persévérer ou renoncer. Nous devons retrouver la motivation qui nous fait avancer. Il nous faut puiser l’énergie d’agir dans ce qui nous rend positifs. Cette force, ce sont nos objectifs, le sens que nous leur donnons, la simplicité que nous mettons à leur mise en œuvre et la sincérité qui nous anime.

jeudi 5 février 2026

L’empire du vide

L’actualité nous laisse parfois dans une perplexité abyssale. On s’interroge sur l’intérêt, les motivations et les buts de certains faits divers. « À quoi cela sert-il ? » : nous nous posons régulièrement cette question. Pourquoi ? C'est une interrogation qui nous vient à l’esprit de plus en plus fréquemment.

Tout le monde a envie d’être vu, reconnu, célébré. Dès lors, l’improbable, l’absurde ou le ridicule ne sont plus des freins. Même l’humiliation ne constitue plus un repoussoir. Tout est bon pour obtenir son « quart d’heure warholien » de célébrité. Et nous, spectateurs passifs, nous ne savons comment réagir : faut-il prendre au sérieux, à la rigolade ou avec dégoût cette société du spectacle pitoyable ? Que pourrait bien écrire Guy Debord à notre époque du superficiel, du vide et des réseaux de la haine, où cette dernière est affichée comme un brevet d’influenceur d’opinion ?

Les exemples envahissent nos médias et, à force de répétition, on finit par trouver cela normal. La banalité du rien — ou du pas grand-chose — devient désormais la norme.

mercredi 4 février 2026

Dans le confort de l’inaction

Je remarque que de plus en plus de personnes préfèrent se positionner en donneurs de leçons plutôt que de se mettre dans l’action. Ne rien faire apporte le confort de ne pas se tromper ni d’être sujet à la critique. La position consistant à donner son avis, à porter un jugement ou à rester observateur ne comporte aucun risque. Il est plus facile d’être juge que d’être jugé, inquisiteur que blâmé.

Agir, c’est ne pas être certain de réussir. Ne rien faire, c’est être sûr de ne pas faire d’erreur. Il y aura toujours quelqu’un pour penser que tout devrait tourner autour de sa personne et de ses opinions. Sa "hauteur de vue" l’empêcherait de mettre les mains dans le cambouis, de se mélanger à la plèbe des agissants au quotidien.

Savoir relativiser, se protéger et mettre à distance ce genre de personnes, que ce soit dans son milieu professionnel ou personnel, devient salutaire. Les critiques ne doivent avoir d’impact que lorsqu’elles sont émises par quelqu’un dont l’avis a une importance pour nous. Le reste n’est que bruit dérisoire.

lundi 2 février 2026

Toujours en avant

Il n’existe qu’un seul chemin valable : celui qui nous mène plus loin.

Aucune journée n’est innocente. Chaque jour nous renseigne sur notre état d’esprit : qu’avons-nous accompli ? Avons-nous tergiversé ou avons-nous agi ? Nous prenons quotidiennement une multitude de décisions qui impactent, plus ou moins durablement, notre avenir.

Chaque jour, de nouveaux événements perturbent le parcours que nous avions envisagé. Pourtant, chaque action entreprise participe à notre devenir et à la réalité que nous forgeons. Chaque fois que nous hésitons, nous différons ce que nous sommes en capacité de construire.

La volonté d’avancer, encore et toujours, sans relâche, conditionne nos réussites. En son absence, nous sommes condamnés à laisser le cours de notre existence entre les mains d’un hasard qui ne mène nulle part. Chaque fois que nous reculons devant un obstacle ou une tâche ardue, nous brisons notre dynamique.

Refuser d’aller plus loin peut aussi être le signe que l'on craint de perdre le peu que l'on possède. Vivre pleinement, c’est d’abord ne refuser aucun pas en avant. Gardons à l’esprit que nous sommes ce que nous faisons, et non ce que nous renonçons à accomplir.

L’accumulation des difficultés, des désillusions ou des mauvais choix ne peut être un prétexte à l’abandon.

Sempre Avanti !


 

vendredi 30 janvier 2026

Prendre le bon virage

Les habitudes et leur confort nous vont si bien. Difficile, dès lors, de se dire qu’il faut en changer tant que nous n’en percevons pas la nécessité. Et pourtant, des évolutions s’imposent d’elles-mêmes, avec, par exemple, les progrès de la technologie et l’IA générative, pour ne citer qu’elle.

Il faut se rendre à l’évidence : elle va bousculer notre manière de travailler, de nous organiser, d’être plus productifs. Ne pas en prendre conscience dès à présent revient à perdre un temps précieux. Ce changement est inévitable ; autant ne pas faire comme si de rien n’était, mais prendre le tournant au plus tôt et en faire une force. Par conséquent, il nous faut un temps de réflexion pour imaginer et s’inventer de nouvelles pratiques professionnelles avec l’IA générative comme partenaire. C'est là tout le paradoxe dont seule la vie est capable : s’accompagner de l’IA générative pour apprendre à s’en servir.

La formation vous sera peut-être nécessaire, les conseils de personnes plus au fait que vous devront probablement être sollicités, et la méthode d’essais et d’erreurs, telle que définie par Karl Popper, vous accompagnera inévitablement à vos débuts. Mais tout cela n’a rien d’insurmontable. Et puis, pourquoi ne pas demander à l’IA générative ce qu’elle peut vous apporter dans telles ou telles circonstances, dans vos savoirs, vos savoir-faire, vos savoir-être ? Lui demander ne vous engage à rien et, ce faisant, vous apprendrez à rédiger un prompt efficace.

Des ouvrages apparaissent dans ce domaine. Des tutos fleurissent sur les plateformes d’échange de vidéos et chacun(e) a déjà plus ou moins testé une IA générative. Vous avez d’ores et déjà à portée de main les outils pour vous y mettre tout de suite. Pour ma part, je me plonge dans l’ouvrage de Victoria Dupied : Gagner du temps avec l’IA (Gereso). Tony Blair, dans son dernier ouvrage, y consacre également tout un chapitre : Entrer dans la révolution technologique ou comment rester en phase avec un monde en mutation.

Avec l’âge, je peux trouver de prime abord que toute nouvelle technologie disruptive peut être perçue comme une forme d’agression. Sans doute parce qu’elle bouscule trop et trop vite. Mais avec du recul, je réalise que la généralisation de l’informatique a été une révolution similaire en son temps, suivie par celle du tout numérique. Les jeunes générations ne le comprendront probablement pas, puisqu’elles sont quasiment nées avec un ordinateur dans une main et un smartphone dans l’autre. Il faut cependant se rendre compte que les évolutions techniques et technologiques se sont accélérées à une vitesse folle et se sont développées en un temps record. Plus l’évolution est rapide, plus l’adaptation devient un défi pour les générations précédentes. Nous sommes face à un grand bouleversement imminent. Prendre le bon virage dès aujourd'hui se révèle essentiel pour rester acteur de ce monde en mouvement.

 

jeudi 29 janvier 2026

Histoire de rupture

En politique, il faut savoir provoquer des ruptures, mais seulement lorsqu’elles sont nécessaires, demandées et attendues par la population. À défaut, il ne s’agit que d’une posture.

Cette rupture doit être évidente et nette, sans pour autant effrayer. Il convient alors de l’expliquer, d’en faire comprendre la nécessité, le déroulement et l’aboutissement. Il faut donner du sens au changement. L'enjeu est d'en livrer simplement les clés et de démontrer la sincérité de la démarche. Autrement, celle-ci ne pourra être ni comprise, ni acceptée, ni perçue comme une solution pertinente.

Marquer sa différence par une rupture clairement explicitée la rend identifiable sans effort et permet aux relais d’opinion de s’en approprier aisément la substance. Ils doivent pouvoir se saisir de ce projet de changement, l’exprimer simplement et l’argumenter avec facilité. Il n’existe pas de plus puissant canal de communication que le bouche-à-oreille.

La rupture est souvent présentée comme une solution en soi, sans que l'on explique précisément avec quoi il faut rompre. Elle doit pourtant s'ancrer dans des valeurs, des principes et des idées fortes. Trop souvent, rien de tout cela n’est explicité. « Rupture, rupture, rupture… » : cette incantation est déclamée comme si elle renfermait un pouvoir magique et se suffisait à elle-même. Sur quelles valeurs faut-il se fonder ? Sur quels principes s’appuient les propositions ? En quoi ces dernières marquent-elles une rupture avec l'existant ? C’est précisément là que les convictions politiques prennent toute leur importance. Apporter quelques nuances ici ou là ne constitue pas une rupture ; il s'agit d'un abus de langage, pourtant très répandu. D’où parlons-nous ? Quelles sont les fondations sur lesquelles se construit le programme ?

Vouloir « faire mieux » suppose que la direction prise est la bonne, mais qu’il reste seulement des améliorations à apporter. C’est reconnaître implicitement le bien-fondé des actions entreprises et vouloir y apposer sa marque sans rien changer sur le fond, en se contentant de récupérer l’existant.

mercredi 28 janvier 2026

Qui est qui ?

J’ai une intuition forte : les plaques tectoniques de la politique sont en mouvement ou, plus précisément, en train de se repositionner. Des glissements idéologiques s’opèrent, les curseurs se déplacent et les véritables natures se révèlent. Bien qu’ils atteignent des sommets, les extrêmes se dévoilent et inquiètent de plus en plus.

En définitive, et à contre-courant des analyses dominantes, cet éclaircissement nous permettra de savoir « qui est qui », sans filtre ni dissimulation, dans une sincérité brute, fût-elle contestable. C’est à partir de là que nous pourrons retrouver la colonne vertébrale de la vie politique. Nous pourrons alors nous (re)positionner par rapport à des idéaux distincts : des projets de société radicaux ou modérés, de gauche ou de droite, autour des valeurs qui nous rassemblent ou nous séparent, et des mesures capables de répondre aux préoccupations réelles. Les choix reposeront enfin sur des visions claires pour la société de demain.

C’est un constat que semble partager Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’Université de Lille. Dans le quotidien La Voix du Nord du mardi 27 janvier 2026, il explique que « quand la connaissance du personnel politique local faiblit et qu’on lit moins la presse locale, il y a un retour des étiquettes. C’est le prolongement de ce qu’on a vu aux législatives 2024 : on vote de moins en moins pour un député qu’on connaît. » Il ajoute : « Au-delà du retour de l’étiquette, il y a aussi des logiques répulsives. C’est aussi l’étiquette qu’on ne veut pas… »

Dans un monde marqué par une incertitude croissante, le besoin de repères forts s’affirme. Voilà pourquoi nous devons rester d’une rigueur absolue sur nos valeurs, nos convictions et nos principes. L’attrait du pouvoir ne doit jamais nous conduire à brader le respect de nous-mêmes. L’Histoire nous enseigne que la dissimulation et le mensonge ne sont jamais les chemins des grands destins.

mardi 27 janvier 2026

Une campagne de boules puantes

Certains et certaines conçoivent une campagne électorale comme une succession de « boules puantes » lancées pour discréditer, voire pour humilier l’adversaire. L’une des stratégies de Karl Rove, le stratège et bâtisseur des victoires de G.W. Bush, se résumait ainsi : taper le plus fort possible sur l’adversaire. La fin justifierait tous les moyens. Peu importe ce que l’on a à dire : en définitive, il s’agit avant tout de casser l’autre. C’est le « Carpet Bombing » qu’utilisent celles et ceux qui préfèrent la castagne au débat.

Il est vrai que l’on répète souvent : « Dénigrez, dénigrez, dénigrez, il en restera toujours quelque chose. » Il ne s’agit plus de se placer sur le plan des valeurs et des principes, mais de faire mal, de blesser et de détruire. Dans ce climat de violence, tous les coups sont permis, peu importent les conséquences sur la vérité, le respect et la rigueur. Les agissements sont à l’image de cette volonté déprédatrice. Une telle attitude préfigure ce que pourraient être, une fois au sommet, les comportements de pouvoir.

lundi 26 janvier 2026

Impressions (4)

« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister. 

 

Ecriture

Si la parole est un sport de combat, comme l’écrit Bertrand Périer dans son ouvrage éponyme, l’écriture est pour moi un sport de régularité et de lecture. Écrire sans lire est un non-sens. En lisant, l’imagination se développe : les découvertes offrent des possibilités nouvelles, l’apprentissage de nouveaux mots, de tournures de phrases et de styles différents.

L’entraînement — c’est-à-dire la régularité dans l’écriture — permet de s’améliorer comme tout bon sportif. Ce petit carnet, toujours sur moi, me permet de capturer les idées dès qu'elles surgissent, avant qu’elles ne s’échappent au risque d’être perdues. La mémoire n’a rien d’infaillible, même si l’on aimerait qu’elle le soit. Elle oublie ou elle restitue imparfaitement. Pour paraphraser un proverbe connu : la mémoire ne se baigne jamais deux fois dans la même eau. L’idée originale, si elle n'est pas saisie sur l’instant, ne sera plus jamais celle dont nous nous efforcerons de nous souvenir.

 

Les valeurs à l’envers

Une carte Pokémon achetée 5,3 millions de dollars devrait être revendue entre 7 et 12 millions de dollars (La Voix du Nord du 02.01.2026). De quoi est-ce le symptôme ? Probablement d’une société de l’hyperconsommation qui ne reconnaît en toute chose que la valeur marchande, jusqu’à l’excès.

Cela serait moins dérangeant si cette valeur n’écrasait pas toutes les autres au point d’être devenue l’unique référence, même lorsqu’il s’agit d’humain, de social ou de solidarité. Tout semble être devenu un enjeu de consommation, de marchandisation et de spéculation financière.

 

Le temps des idées

Faut-il laisser du temps à ses idées pour se concrétiser ou faut-il les mettre en œuvre immédiatement ? Cette question soulève plusieurs réflexions. Comment savoir, dès l'abord, si une idée est bonne ? Elle doit souvent mûrir. Est-il alors utile d’investir du temps et de l’argent pour finalement abandonner ?

D’un autre côté, ne pas agir, c’est déjà renoncer, et le manque de temps n’est jamais un argument valable. L’action appelle l’action, tandis que l’attente nourrit la procrastination. En fin de compte, une idée ne se révèle pleinement que dans son exécution.