L’actualité nous assaille de nouvelles ternes et d’informations inquiétantes, de malheurs et de catastrophes sans cesse renouvelés, de scandales mêlant sexe, sang et argent, de crises et d’épidémies mondiales, de jours maussades et d’accidents en tous genres, de prévisions pessimistes et d’annonces alarmantes… Comment résister à ce flot ininterrompu de messages venus du côté obscur de notre monde ? Il est difficile d’avoir assez de recul pour ne pas sombrer dans une crainte irraisonnée, un découragement et un renoncement, comme un réflexe face à toute cette négativité qui nous agresse en permanence. Sommes-nous sans défense face à cette actualité destructrice ? Comment, dès lors, ne pas perdre ses repères les plus sûrs ? Comment résister et trouver les raisons d’être optimiste ? Notre attitude face à cette actualité guide notre interprétation, définit notre degré d’acceptation et construit les armes d’un raisonnement distancié. Ne pas être « mono-média » permet de s’ouvrir à d’autres perceptions dont le cumul, l’affrontement et le questionnement reconstituent une actualité parfois moins extrême qu’à première vue.
Un oeil sur la com', un autre sur le monde
Le blog qui décrypte et explique, qui informe et éclaircit sur la communication.
jeudi 30 avril 2026
mercredi 29 avril 2026
De la suite dans nos idées
Lorsqu’une idée me vient et que je la trouve intéressante, j’y donne suite à court, moyen ou long terme. Elle prend forme d’une manière ou d’une autre, en partie ou en totalité. Toutes nos idées ne valent pas la même chose ; elles n’ont pas toutes la même pertinence, et nous devons forcément en mettre de côté. Cependant, afin de ne pas perdre les plus prometteuses, nous avons tout intérêt à les noter si elles ne peuvent être mises en œuvre sur le moment. Notre mémoire ne peut retenir le nombre considérable d’idées, petites ou grandes, qui traversent notre esprit chaque jour. Ensuite, nous devons les planifier, comme une obligation, pour leur donner une chance de voir le jour. Nos idées sont nos opportunités. Elles concernent bien souvent le ou les sujets sur lesquels nous nous concentrons en priorité. Nous devons considérer nos idées comme un véritable capital et nous interdire de le dilapider. Ne pas y prêter suffisamment attention, les ignorer, les oublier au fond d’un vieux carnet, ne pas leur faire confiance, ne pas essayer d’en réaliser au moins quelques-unes, ou n’en inscrire aucune sur notre agenda, revient à désavouer notre valeur, nos capacités, notre créativité, nos particularités ; c'est refuser d’avancer sur le chemin qui n’appartient qu’à nous. Nos idées sont la vie que nous pouvons nous créer.
mardi 28 avril 2026
L'illusion de l'outil miracle
Les outils que nous utilisons sont là pour nous aider, et cela ne va pas plus loin. Il est inutile d’espérer trouver un outil miracle qui permettrait de réaliser, d’un coup, tous vos projets. Ils sont au service de vos actions et non l’inverse : ils ne font rien à votre place. En chemin, vous découvrirez les outils les plus adaptés, les plus pratiques et les plus efficaces. Inutile de les chercher désespérément, comme une excuse pour ne jamais commencer. C’est vous qui forgez vos outils, et non l’inverse.
Il s’agit donc d’arrêter d’accumuler, sans les utiliser, des carnets,
agendas, cahiers, classeurs ou autres trieurs en tous genres. Au départ, une
simple feuille suffit pour y inscrire vos objectifs et les premières étapes à
accomplir pour y parvenir. Comme les outils se construisent pas à pas, chemin
faisant, nos buts s’atteignent une action après l’autre.
Puisqu’il n’existe pas d’outil miraculeux, il ne peut être question d’un
« grand saut magique » qui nous propulserait vers la finalité dès l’objectif
énoncé. Nous pouvons fuir la réalité dans une recherche éperdue de la formule
magique, qui nous apportera l’outil miracle et la solution rêvée. Mais cette
recherche nous tient une vie entière pour finir nulle part.
lundi 27 avril 2026
La dictature de l’habitude : le poids de l’inertie dans les urnes
Autour de nous, le monde et les sociétés, les mentalités et les modes de vie, les structures et l’économie, les rapports et la vie sociale, la culture et la technologie évoluent en permanence. Et pourtant, nous refusons obstinément que les choses changent pour nous. Nous pouvons observer, parfois comprendre et peut-être en accepter certains aspects ; il reste que, la plupart du temps, nous résistons au fait que ces évolutions puissent s’appliquer à nous.
Nous avons besoin de
permanence, de structures, de repères, et les changements — parfois rapides,
trop rapides quelquefois — sont vécus comme de l’instabilité, dans la
fragilité, voire dans l’insécurité. Nous sommes des êtres d’habitudes et nous
n’aimons pas être bousculés à l’intérieur de cette zone qui nous rassure. Nous
restons figés dans notre routine en espérant que toute nouvelle modification
glisse sur nous, en nous impactant le moins possible. L’accumulation de toutes
ces résistances peut former des majorités généralement négatives qui
influencent les élections.
vendredi 24 avril 2026
Oser, c’est déjà réussir
Un refus n’est pas un échec ; le véritable échec serait de renoncer. Se tromper n’est pas une faute, c’est chercher la bonne solution. Chaque erreur nous enseigne et nous permet de nous améliorer. Chaque pas nous emmène un peu plus loin, quelle qu’en soit l’ampleur ou l’importance. Toutes nos tentatives sont autant d’essais qui doivent conduire aux résultats souhaités.
Ne pas réussir ne
signifie pas la fin d’une vie ; cela relève plutôt du début de quelque chose de
plus grand. Rien n’est définitif. Au contraire, les revers représentent autant
d’apprentissages nécessaires à la réalisation de nos objectifs. Oser commencer,
c’est déjà réaliser l’essentiel !
Le pire serait de se
dire : « Si seulement... » ; de regretter en se disant : « Si j’avais su, si
j’avais fait, si j’avais osé, si j’avais cru en moi, en mes projets, en mes
envies, en mes intuitions. »
jeudi 23 avril 2026
Le Tranchant des Mots
Les mots, les ragots, les rumeurs ont leurs victimes : Roger Salengro, Pierre Bérégovoy, pour ne citer que ces deux exemples. Chaque mensonge imprimé atteint, peu ou prou, sa cible. S’en détacher ou se laisser taillader le cuir — cette armure que l’on se forge au fil du temps — par des mots acérés comme des lames de rasoir.
« Toutes les
explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens
l’honneur d’un homme et, finalement, sa vie, au prix d’un double manquement de
ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République », a déclaré
François Mitterrand, président de la République, aux obsèques de son ancien
Premier ministre.
La calomnie est une
blessure lorsqu’elle surgit, puis elle devient une douleur permanente qui vous
détruit de l’intérieur. Les mots sont lourds de sens et pèsent des tonnes,
malgré nous, au point d’écraser toute énergie, toute honnête conscience. Jean
de La Fontaine ne disait-il pas : « L’homme est de glace aux vérités ; il est
de feu pour les mensonges » ?
mercredi 22 avril 2026
L’Audace de l’Action
Subir ou agir. Il s’agit soit de se laisser porter par le cours de la vie, les événements ou les décisions des autres, soit de se prendre en main, d’être à l’initiative et de ne pas jouer en défense. Voilà les deux choix qui s’offrent à nous dans tous les aspects de la vie, personnelle comme professionnelle.
Subir ou agir :
l’alternative est simple, mais capitale. Parfois, notre histoire nous amène
inconsciemment vers l’un ou l’autre de ces chemins. Et lorsque la pièce tombe
du mauvais côté, il n’existe aucune raison de croire que rien ne pourra
évoluer. Au contraire, un nouveau choix se présente à nous : continuer à subir
ou tout faire pour entrer dans l’action. En réalité, ce choix est permanent, à
chaque instant. Il faut en prendre conscience. Sans cela, la tartine tombera
toujours du côté beurré ; nous serons les éternelles victimes de la loi de
Murphy, de « l’emmerdement maximal » où, entre deux options, le hasard choisit
toujours la pire.
C’est facile à dire,
plus difficile à faire. Subir est une position confortable : c’est toujours la
faute d’un tiers, des circonstances ou des accidents de la vie. Agir exige de
se remettre en question, un peu de lucidité et beaucoup d’efforts. À ce
compte-là, la posture de victime se révèle attirante, car elle évite d’être
face à ses propres manques. Pourtant, une seule voie apparaît justifiable :
agir. C’est la solution la moins facile, la plus exigeante, la plus
culpabilisante parfois, mais c’est la seule attitude capable de construire la
vie que nous voulons vraiment vivre.
mardi 21 avril 2026
L'Illusion du Devenir
Nous pouvons nous inventer une histoire, un roman, une fable. Nous pouvons l’illustrer par quelques clichés publiés sur les réseaux sociaux. Nous pouvons donner le change et simuler une vie nouvelle. Nous pouvons même nous persuader de cette illusion. Nous pouvons, en effet, faire semblant de croire — nous autopersuader — que nos publications reflètent le réel. Mais nous savons qu’il ne s’agit que d’une vie travestie. Nous sentons profondément que quelque chose ne va pas. Nous devinons, sans nous l’avouer, que nous trichons avec la réalité.
Pour autant, nous
n’arrivons pas à nous sentir coupables de falsification. Les réseaux sociaux
nous piègent de cette façon : en nous faisant croire que nous pouvons proposer
l’image de ce que nous voudrions être plutôt que celle de ce que nous sommes
réellement. C’est là tout le mensonge de ces plateformes : paraître n’est pas
être, faire semblant n’est pas réaliser, tromper n’est pas se définir.
Les réseaux sociaux
représentent la facilité. Plutôt que d’essayer, il suffit de faire croire.
Plutôt que de travailler à réaliser un objectif ambitieux, il suffit d’en
donner les signes apparents. Plutôt que de devenir, il suffit de faire semblant
d’être. Dès lors, les réseaux sociaux deviennent un miroir déformant qui ne
reflète qu’une projection tronquée. La mesure de toute chose se conçoit
également comme une règle dans l’utilisation de ces outils.
lundi 20 avril 2026
Le complexe de Jean-Claude Dusse : pourquoi votre communication échoue
Emportés par l'empressement généralisé à nous exposer et à soigner notre image pour être « likés » par le plus grand nombre, nous en oublions l’une des règles fondamentales de la communication : l’objectif.
À l’ère des réseaux
sociaux, nous illustrons ce que Philippe Sollers écrivait dans son livre Graal
: « Ils n’ont pas peur de mourir, mais plutôt de ne plus être pris en
considération par le spectacle, c’est-à-dire de ne plus se sentir filmables ou
télévisables. » Ce constat est né de notre « postmodernité d’indiscrétion
générale ».
Créer du contenu
sans but ni réflexion revient à jeter des bouteilles à la mer dans l’espoir
illusoire d'un bénéfice. C'est une stratégie « à la Jean-Claude Dusse » : on
mise tout sur le malentendu. En réalité, il ne s’agit là que de donner
l'illusion de faire illusion ; autant de coups d'épée dans l'eau.
Dès lors, une
question se pose : l’ego peut-il véritablement être l’objet d’une communication
?
La communication
change alors de nature : elle ne cherche plus à transmettre, mais à se
rassurer. On ne s'adresse plus à un public pour l'informer, le convaincre ou
l'émouvoir, on le somme de devenir le témoin passif d'une autocélébration.
C’est le piège de la
« visibilité pour la visibilité ». En oubliant l'objectif — le fameux «
pourquoi » — on sacrifie le contenu au profit de la mise en scène. On finit par
produire un bruit de fond où chacun crie sa propre importance, sans que
personne ne prenne plus le temps d'écouter.
Pourtant, la
communication demande de sortir de sa propre sphère pour rejoindre celle de
l'autre. Sans cela, la parole n'est qu'un monologue condamné à l'écho qui ne
relie que deux rives de la même solitude.
vendredi 17 avril 2026
Le temps de l'esprit contre la fureur du scroll
Les blogs, voire même les sites, deviennent-ils vieillots, dépassés ou ringardisés ? Notre époque s’inscrit dans l’immédiateté des réseaux sociaux. C’est peut-être aller un peu vite en besogne. Scroller frénétiquement, comme nous le faisons actuellement, ne nous met en contact avec les publications que durant quelques fractions de seconde. Pas davantage. Les supports de l’explication, du développement, de la confrontation d’idées et de concepts restent ceux où l’on s’attarde, où l’on recherche, où l’on prend le temps de lire, de visionner, d’écouter et de découvrir. J’espère que c’est le cas avec ce blog.
Dans un monde d’immédiateté, nous aurons toujours l’impression d’être à
la traîne. Nous ne pouvons jamais être à jour de toutes les informations, de
tous les contenus ou de toutes les publications. Le FOMO (Fear of Missing
Out), cette peur irrationnelle de rater une information, nous rend
prisonniers et nous place dans l’incapacité de prendre assez de distance pour
ne pas nous laisser submerger, ou encore de faire la différence entre
l’important et le superficiel, voire le dérisoire.
Philippe Sollers, dans Graal (Gallimard), écrit : « Tout est
maintenant immédiat, le temps ne coule plus, et le plus stupéfiant est que
personne ne semble s’en rendre compte. » (p. 11)
Il faut donc des espaces numériques où l’esprit s’apaise, où l’on
retrouve le temps de la surprise, de la compréhension et de l’apprentissage.
jeudi 16 avril 2026
Voter n'est pas Liker : l'illusion du clic
Je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, mais je veux ici être plus net, plus clair et plus ferme : la communication politique ne se résume pas au graphisme et surtout pas au community management. Croire qu’une campagne électorale se joue uniquement sur les réseaux sociaux est une erreur qui se paie cash au soir des résultats.
La communication
représente bien plus que cela. Elle exige :
-
Une stratégie globale qui prend en
compte la diversité des campagnes à mener.
-
Une lecture de la carte électorale
pour localiser son électorat et savoir à qui s’adresser. Comme en marketing :
on frappe là où l’on est fort.
-
Un programme et deux ou trois idées
forces sur lesquels s’appuyer en permanence pour donner de la consistance au
bouche-à-oreille.
-
Un site Internet robuste pour
expliquer, développer et rassembler ses propositions afin de les diffuser au
plus grand nombre.
La communication politique regroupe une multitude d’aspects que je ne peux qu’effleurer ici. Trop de candidats se trompent en s’imaginant qu’une campagne numérique suffit. Elle est nécessaire, certes, mais elle est loin d'être la seule clé du succès.
mercredi 15 avril 2026
La Politique ou le Refus du Renoncement
La politique représente un engagement comme il en existe peu. Bien souvent, le temps, l’énergie et l’investissement personnel reçoivent en retour une ingratitude proportionnelle. Pourtant, elle permet de proposer un projet commun face à l’individualisme galopant, d’améliorer la vie — notamment celle des plus fragiles — et de mobiliser un effort collectif au profit du plus grand nombre. La politique puise sa force dans la volonté d’agir et le refus du renoncement. Elle ne conçoit que l’action et refuse de n’être qu’une machine à promesses. L’insincérité ne construit aucune démarche positive. La politique se forge dans les valeurs, les convictions, les idées, les solutions réparatrices et les leçons de l'histoire. Elle ne s’affirme que lorsqu’elle est comprise, acceptée, clairement définie et expliquée. Elle se vit à chaque instant, au quotidien. Elle ne peut être floue, indéfinie ou sans but ; sans quoi elle ne serait qu'opportunisme, carriérisme ou ego démesuré.
mardi 14 avril 2026
L’Empreinte des Mots
Au fil de la plume, certains mots reviennent naturellement, sans intention véritable, par préférence involontaire ou par un choix sans doute inconscient. Ces mots sont des repères pour moi, et probablement pour celles et ceux qui prennent l’habitude de me lire. Ils me servent à relier les idées, à ne pas perdre le fil de ma pensée et à structurer mes écrits. On les retrouve régulièrement au fil des publications, car ils forment le socle sur lequel s’appuie mon désir d’écrire.
Je ne suis pas
prisonnier de ces récurrences, mais elles m’aident à clarifier mes réflexions,
mes propositions et mes réactions. Ces mots s’inscrivent au long cours dans une
expression qui se veut cohérente, malgré le temps, les évolutions et la
diversité des sujets. Ils rendent la forme reconnaissable, alors même que le
fond change régulièrement.
lundi 13 avril 2026
L’Actualité : Le Miroir Déformant du Monde
L’actualité nous rappelle en permanence la fragilité du monde, de la nature et de la stabilité de nos sociétés. Elle permet une compréhension plus juste de ce qui nous entoure en nous mettant face à un monde plus vaste, plus tourmenté et bien différent de notre environnement immédiat. Dans toute sa diversité, elle nous raconte des histoires nouvelles, inattendues, voire déconcertantes. L’actualité n’invente rien : elle rend compte de ce qui existe, se produit ou se crée, mais aussi de ce que nous subissons. Elle nous rapporte une part de l'inconnu sans toutefois en embrasser la totalité. Inévitablement fragmentaire, elle passe par les filtres des choix éditoriaux, des sensibilités journalistiques, de la recherche du sensationnel, des intérêts et des opinions.
vendredi 10 avril 2026
L’illusion de supériorité : ce qui nous sépare
Le trait de caractère qui me semble le plus répandu en ce moment peut se résumer ainsi : chacun se considère comme supérieur aux autres et, par conséquent, se pense autorisé à enfreindre toutes les règles de la vie en commun.
Certains ne
s’efforcent même plus de faire semblant de s’intéresser à autrui. Ils font
ressentir, par leur seule attitude, qu’eux seuls comptent à leurs propres yeux.
L’indifférence qu’ils affichent doit faire comprendre que le reste du monde
n’existe que pour eux. Ce monde devrait se tordre, s'adapter, pour rester à
leur entière disposition, au service de leur petite personne.
On en vient à se demander
ce qu’il reste du « nous ». À force de voir chacun s’ériger en centre du monde,
le lien s’effiloche jusqu’à devenir invisible. On finit par se croiser sans se
voir, par s’éviter pour ne pas subir l’arrogance de l’autre.
Alors, on observe.
On garde cette distance, un peu lasse, un peu triste. On se contente d'exister
sans écraser, en espérant que cette petite discrétion, si démodée soit-elle,
finisse par redevenir une force.
jeudi 9 avril 2026
Croire encore aux mots
Croire encore aux livres, à la valeur du récit, du témoignage, du partage de la connaissance. Croire qu’un cahier et un stylo-plume restent la meilleure arme contre l’ignorance. Croire que l’éducation ne sera jamais remplacée par le contenu des réseaux sociaux. Croire que la pensée et l’imagination ne peuvent être substituées par l’intelligence artificielle. Croire que la lecture résistera à l’avalanche des applications. Croire que le monde d’avant, celui des mots imprimés et des belles-lettres, ne disparaîtra pas complètement. Croire que la force des idées, la puissance des concepts ne s’effacera pas devant la superficialité du moment. Croire encore que les librairies et les bibliothèques représentent des univers où la découverte est infinie. Croire que de belles pages attendent encore d’être écrites. Croire que de nouvelles émotions, encore inconnues, naîtront en nous à l’entame du prochain ouvrage. Croire que nous pouvons être aidés par les découvertes au fil des chapitres. Croire, à juste titre, que nos lectures nous rendent un peu meilleurs.
mercredi 8 avril 2026
La capacité d'agir
Chaque jour, nous faisons des choix. Ils ont des conséquences directes sur notre vie. Nous pouvons être victimes des circonstances, des difficultés, des accidents… ou des décisions prises par d’autres dont les répercussions nous atteignent de plein fouet. Mais notre manière d’y réagir ne dépend que de nous.
Nos actes marquent
forcément notre existence. Comment croire le contraire ? Au minimum, ils
indiquent une direction. Ne rien faire, se laisser porter par le cours de la
vie, c’est déjà un choix.
Nos choix ne seront
pas toujours les bons. Nos chemins pourront en pâtir un temps. Mais là encore,
nos réactions dessineront le nouveau tracé. Il faut prendre conscience qu'à
chaque fois s’offre à nous la possibilité d’influencer, un peu, la suite des
événements. Nous n’avons peut-être rien d’exceptionnel — existe-t-il vraiment
des êtres d’exception ? — mais il nous reste toujours cette capacité d’agir,
même à la marge. C’est petit à petit que les grandes constructions s’édifient.
Je vous laisse ce
texte bref pour vous convaincre que l’on peut toujours faire quelque chose. Tout
ne sera pas bouleversé d’un seul coup, mais à force de persévérance, en tenant
le renoncement bien à l’écart, nous pouvons améliorer notre situation. À la
mesure de l'effort que nous accepterons de faire.
Nota bene :
Je dois vous l’avouer : chacun de mes textes a pour objectif de partager ma
réflexion, mais aussi, tout simplement, de maintenir ma propre motivation. Je
ne suis ni différent, ni meilleur que vous. Je l’écris sur ce blog, c'est tout.
C'est ma seule particularité.
mardi 7 avril 2026
L’impulsion
Rien n’est certain, mais cela ne doit pas nous empêcher d’essayer. Rien ne vient de l’inaction ni du refus de l’obstacle. Rien n’est possible à qui ne prend pas le risque de se tromper. Rien ne se construit dans l’absence d’objectifs, de stratégie ou de plan d’action.
Rien n’arrive sans
la volonté, l’obstination et la persévérance. Rien n’apparaît nettement sans
avoir été exprimé clairement, le plus précisément possible. Rien ne s’accomplit
réellement dans le doute et l’attente de la formule parfaite. Rien ne se
concrétise sans travail, sans effort, ou dans la procrastination.
Rien ne s’écrit dans
le flou d’un récit mal formulé. Rien ne s’éclaire en restant dans l’ombre de
nos espoirs, de nos envies ou de nos ambitions. Tout ce que la vie a à offrir
peut surgir au premier pas. Comme une énergie nouvelle qui naît d’une première
impulsion.
jeudi 2 avril 2026
Le Temps de Bâtir
Trouver le temps de ne plus être pressé, le temps de réfléchir et de construire : un luxe précieux et indispensable sans lequel rien de solide ne s’édifie. Il s'agit de ne plus se satisfaire de l'urgence permanente ni de se limiter à la simple réaction. Il faut éviter de se laisser griser ou doper par l’adrénaline des journées de tension et de stress qui, à terme, finissent par empoisonner la vie. Le temps et ses rythmes nous offrent alors la liberté de ralentir lorsqu’il le faut et d’accélérer aux moments propices.
mercredi 1 avril 2026
De bruit et de rumeurs
La polémique à tout prix. Les réseaux sociaux altèrent les perceptions en amplifiant les moindres peccadilles. Ils offrent un écho et une importance démesurée à chaque interprétation, flattant les sensibilités exacerbées et les recherches de querelles délibérées. Désormais, chaque parole, chaque idée et chaque nuance devient sujette à polémique. Tout se transforme en controverse, en opposition et en conflit. Si nos médias sont le reflet de notre société, nous pouvons alors craindre l’effritement de ce qui constitue notre socle commun.
mardi 31 mars 2026
Le miroir du mépris
On peut s’amuser,
voire se moquer des difficultés que les autres rencontrent. Reste que ce venin
peut vous empoisonner de bien des manières, plutôt que d’atteindre mortellement
celles et ceux qui en sont les cibles.
D’abord, comme le
rappelait le dramaturge André Roussin : « On ne frappe pas un homme à terre ;
il risque de se relever. » Ensuite, l’image que la méchanceté projette de vous
n’est jamais en votre faveur. De plus, en vous focalisant sur la chute
d'autrui, vous bridez votre propre capacité d'action et votre propre noblesse.
Enfin, le mépris n'est jamais un projet : il révèle la faiblesse de celui qui
l'exprime plus qu'il ne désigne celle de celui qui le subit.
Qui suis-je pour juger celles et ceux qui se trouvent dans la difficulté, en pleine dérive, dans une nuit complètement noire ? Il existe, en effet, des moments où notre capacité d’action se trouve entravée, annihilée ou détruite par les handicaps physiques et sociaux les plus divers.
lundi 30 mars 2026
Courage et détermination
Chaque jour s’écrit sans jamais raconter la même histoire. Les journées se distinguent par leurs particularités lorsque les unes surprennent les autres, quand les événements rendent les heures inégales ou aux moments où nos décisions transforment le récit. Chaque jour représente une opportunité de mieux-être, d’un véritable progrès, d’un renouveau. Nos journées sont des promesses de concrétiser nos envies, nos projets et nos ambitions.
Chaque jour
s’invente en fonction de nos actions, par le sens que nous leur donnons, par la
simplicité dans l’exécution et par la sincérité que nous y mettons. Le temps
n’est ni un allié ni un ennemi : il est le support de l’histoire que nous
construisons, pas à pas. La vie ne fait de nous ni des gagnants ni des perdants
; nous sommes dans la situation du chat de Schrödinger. Les « 3S » — Sens,
Simplicité, Sincérité — feront la différence au moment où notre boîte
s’ouvrira.
S’agit-il de forcer ou plutôt de forger notre destin ? De mon point de vue, le courage et la détermination vont de pair. Une force de travail et la persévérance sont intimement liées pour nous conduire vers les réalisations que nous souhaitons. Mais, là encore, les 3S représentent les outils indispensables pour créer, animer et soutenir la volonté, les bonnes dispositions et notre conviction d’être sur le bon chemin.
vendredi 27 mars 2026
Ecrire et publier
Publier sur ce blog, par exemple, c’est avoir quelque chose à dire. Le silence vaut mieux que des phrases de remplissage ; ces mots qui s’alignent sans rien exprimer. En écriture aussi, les 3S (Sens, Simplicité, Sincérité) s’imposent comme des incontournables.
En effet, un texte doit porter un
message, sans quoi il n'est que verbiage. Les idées doivent être exposées avec
clarté pour être compréhensibles et, par conséquent, efficaces. L'écrit ne doit
pas être une simple posture destinée à plaire, mais le reflet d'une intention
véritable et de convictions profondes.
Écrire et publier seulement lorsque
l’on a réellement quelque chose à dire. Écrire et publier en étant le plus
clair possible. Écrire et publier pour partager ce que l’on croit être
essentiel.
jeudi 26 mars 2026
La force du populaire, le piège du populisme
Populaire et populisme : deux termes qui peuvent sembler similaires, mais qui racontent pourtant des réalités bien différentes. Le premier, populaire, nous parle de ce qui émane du peuple ; le second, populisme, décrit l’idée d’un peuple défini par opposition à une élite perçue comme telle.
Mais que
disons-nous, et de qui ? Les uns regardent et critiquent, tandis que les autres
agissent et construisent. Les premiers vivent passivement dans le jugement de
ce que font les seconds. Pourtant, ces derniers prennent des risques dont tout
le monde bénéficie — y compris les inactifs, qui poursuivent leurs
commentaires, souvent au vitriol.
Prendre sa vie en main revient souvent à subir l’éreintement de celles et ceux qui ne font rien, cherchant ainsi à masquer le vide de leur propre existence. Blâmer est toujours plus confortable que d’essayer.
mercredi 25 mars 2026
Réflexion
Nous sommes là pour croire en notre réussite, quel que soit l’objectif. Nous ne trouvons aucun épanouissement dans le doute, l’à-peu-près ou l’incertitude. Nous sommes l’exact reproche que nous nous formulons à nous-mêmes. Nous n’ignorons rien de nos forces, de nos faiblesses et, surtout, de nos craintes. Nous sommes ce qui nous ressemble autant que ce qui nous dévore. Nous observons le miroir en espérant qu’il soit plus indulgent que la réalité. Nous tentons de correspondre à l’image que nous projetons, sans jamais y parvenir réellement. Nous sommes ce que nous sommes ; et notre avenir aboutit à ce que nous créons par nos actions.
mardi 24 mars 2026
Forger ses victoires de vie
Les réussites d’une vie ne s’alignent pas comme des trophées sur une étagère. Il existe d’autres critères, bien plus personnels, qui font que la définition du succès diffère d’un individu à l’autre. À chacun ses victoires, portées par une lecture intime de ce qu’elles représentent. Nos vies se construisent autour d’objectifs qui nous renvoient à nous-mêmes.
Les victoires se
forgent principalement dans les stratégies, les plans et les mises en action.
Les illusions ne sont pas des bâtisseurs : si nos rêves servent à concevoir,
c’est leur expression concrète dans notre réalité quotidienne qui conduit aux
réalisations.
Les difficultés ont
deux effets principaux : l’abattement ou un regain d’énergie, une peur
persistante ou une audace renaissante, l’abandon ou le redoublement d’efforts.
Nos vies connaissent
inévitablement des tournants plus ou moins brutaux, délicats ou décisifs. Il
faut s’en saisir plutôt que de les redouter. Dans le premier cas, ils peuvent
mener à un mieux-être ; dans l’autre, ils ne restent qu’un mauvais détour.
lundi 23 mars 2026
Tout petit manifeste
Je préfère la lecture à la télévision. Je privilégie l’écriture au défilement des réseaux sociaux. Je prends plaisir à marcher plutôt qu’à ne rien faire. Je vais au cinéma de préférence à l’inaction. J’écoute de la musique afin d’échapper, pour un moment, au fracas du monde. Je sélectionne des émissions d’information à la radio lorsque je suis en voiture. J’enrichis mes connaissances, j’augmente mes compétences et j’améliore mes comportements en laissant le moins de place possible à la procrastination. Je laisse libre cours à mon imagination afin qu’elle m’aide à dépasser ma situation. Je favorise l’engagement au désintérêt.
vendredi 20 mars 2026
Marcher
La marche permet à mon esprit de vagabonder. Souvent, il vient à s’accrocher à un sujet, et des idées nouvelles, inattendues, surviennent sans crier gare. Laisser l’esprit flâner lui permet de découvrir de nouveaux chemins, de défricher des terres inconnues — ou terra incognita pour les latinistes — et de se laisser surprendre par une approche inédite. Marcher permet également de faire baisser la pression que nous ressentons parfois.
Je remarque, au fil de mes lectures, que beaucoup d’écrivains, d’hier
comme d’aujourd’hui, inscrivent la marche quotidienne comme partie intégrante
de leur processus de création. Une respiration pour l’inspiration. La marche
apaise et permet à l’esprit de s’échapper des murs que l'on érige lorsqu'on ne
voit plus qu'un seul aspect des choses. Pourtant, notre réflexion a besoin
d’espace, de liberté et d’évasion pour fonctionner avec la fluidité qui lui est
propre.
jeudi 19 mars 2026
A quoi ressemblera demain ?
À quoi ressemblera demain ? De quoi sera-t-il fait ? À quoi ressemblera le jour d’après ? C’est le présent qui dessine l’avenir : nos actions immédiates déterminent les suivantes. Chacun joue sa partition comme il le peut, avec ses atouts, ses qualités et ses faiblesses. Nous n'avons pas tous les mêmes cartes en main, mais qu'importe ; il faut néanmoins trouver la force d’essayer et de recommencer, tant il est rare de réussir dès la première tentative.
Il n’existe pas de
grand secret, juste la volonté de faire, de persévérer et de ne pas remettre au
lendemain. Attendre le jour prochain, ce n’est pas gagner du temps, c’est
perdre une journée à ne rien faire. L’action se conjugue au présent, sinon nous
perdons pied face à l'échéance suivante qui viendra inévitablement prendre sa
place.
Dans l’écriture, des
situations similaires se rencontrent : ne pas écrire un texte au motif que l’on
a déjà traité le sujet revient à laisser d'autres mots le remplacer. Ce texte
aurait-il d'ailleurs moins de valeur que le prochain ? Quel que soit le
domaine, la même réflexion s’impose : il ne faut pas se priver d’une action
sous le faux prétexte qu’une autre pourrait être entreprise plus tard.
L’accumulation des renoncements finit par nous faire cruellement défaut, nous
entraînant vers une procrastination sans fin et une absence totale de
réalisation.
mercredi 18 mars 2026
Ce que demain me réserve !
Avoir peur de l’inconnu ou croire que le meilleur m’attend : tel est le choix qui s’impose à nous chaque jour. Se laisser envahir par les doutes ou s’appuyer sur la confiance en soi et en ses capacités, telles sont les options qui s’offrent à nous. Craindre le lendemain ou le construire dès aujourd’hui représente un défi permanent.
Tenir ses promesses, et notamment celles que nous nous faisons à
nous-mêmes. Il ne peut s’agir de paroles frivoles, de mots jetés en l’air ou
d’engagements distraits. Il ne peut être question de prendre à la légère le
meilleur que l’on se souhaite.
Se prendre pour ce que l’on n’est pas est un « vilain défaut », comme le
dit l’expression populaire. Nous devons être fiers de ce que nous sommes,
avancer avec notre potentiel, apprendre pour progresser et trouver assez de
confiance pour chasser les doutes, toujours trop nombreux.