Une campagne électorale présidentielle approche, et avec elle, la bataille de la communication s’apprête à prendre le dessus sur tout le reste. La manière de présenter les programmes deviendra essentielle. On dit souvent que cette élection symbolise la rencontre entre un homme ou une femme et un peuple. Dès lors, l’image de chaque candidat et candidate s’avère primordiale.
Dans
son ouvrage Pouvoir et beauté : le tabou du physique en politique
(éditions PUF), François Hourmant affirme que « l’image des candidats joue, en
politique comme dans la vie sociale, un rôle prégnant, incitant les
professionnels politiques à affiner leurs stratégies de présentation de soi, à
produire des "façades" séduisantes idéalement ajustées aux attentes –
supposées – des citoyens. »
Pour
lui, en effet, « si la prime à la beauté constitue une forme incontestable de
discrimination, son envers, la laideur ou, dans une moindre mesure, la banalité,
est un handicap… Des travaux récents ont pu rappeler combien les individus les
plus séduisants sont non seulement crédités de plus de qualités (compétence,
intelligence, honnêteté, etc.) mais sont aussi ceux qui focalisent l’attention
et sont de façon privilégiée au cœur des interactions sociales. »
Comment
expliquer autrement la volonté de François Hollande de perdre du poids à
l’approche de l’élection présidentielle de 2012 ? Cela pose une question
essentielle : sur quoi repose le succès d’une communication électorale ?
Une
impression favorable se construit, elle ne surgit pas spontanément. C’est le
fruit d'un long et patient travail de conviction qui infuse, parfois lentement,
parfois plus rapidement, dans l’esprit du public jusqu’à s’imposer comme une
évidence. Une telle communication ne s’improvise pas : elle se conçoit,
s’élabore et se bâtit sur le long terme, appuyée sur des bases solides et des
convictions profondes.