Réduire la communication à une exécution graphique ou à un prompt d'intelligence artificielle est l'illusion majeure de l'époque. Déverser des images et des publications anarchiques sur les réseaux sociaux ne relève pas de la stratégie, mais du bruit de fond. La mise en œuvre n'est rien si elle n'est pas précédée d'un alignement de combat : une étude rigoureuse, une idée forte, un plan millimétré.
La
communication ne s'improvise pas, elle se pense et se cadre. C'est une
discipline stratégique nourrie par l'expérience, pas un passe-temps pour
dilettants équipés d'algorithmes. Que chacun s'amuse dans sa sphère privée est une
chose ; prétendre piloter une image de marque ou une ambition politique à
l'emporte-pièce en est une autre. Face à la saturation numérique, la
communication low-cost ne produit que du vide. Pour obtenir des résultats et
frapper juste, il faut réinvestir la méthode, le verbe et l'exigence
professionnelle. Le reste n'est que de l'agitation stérile.