Trouver le temps de ne plus être pressé, le temps de réfléchir et de construire : un luxe précieux et indispensable sans lequel rien de solide ne s’édifie. Il s'agit de ne plus se satisfaire de l'urgence permanente ni de se limiter à la simple réaction. Il faut éviter de se laisser griser ou doper par l’adrénaline des journées de tension et de stress qui, à terme, finissent par empoisonner la vie. Le temps et ses rythmes nous offrent alors la liberté de ralentir lorsqu’il le faut et d’accélérer aux moments propices.
Un oeil sur la com', un autre sur le monde
Le blog qui décrypte et explique, qui informe et éclaircit sur la communication.
jeudi 2 avril 2026
mercredi 1 avril 2026
De bruit et de rumeurs
La polémique à tout prix. Les réseaux sociaux altèrent les perceptions en amplifiant les moindres peccadilles. Ils offrent un écho et une importance démesurée à chaque interprétation, flattant les sensibilités exacerbées et les recherches de querelles délibérées. Désormais, chaque parole, chaque idée et chaque nuance devient sujette à polémique. Tout se transforme en controverse, en opposition et en conflit. Si nos médias sont le reflet de notre société, nous pouvons alors craindre l’effritement de ce qui constitue notre socle commun.
mardi 31 mars 2026
Le miroir du mépris
On peut s’amuser,
voire se moquer des difficultés que les autres rencontrent. Reste que ce venin
peut vous empoisonner de bien des manières, plutôt que d’atteindre mortellement
celles et ceux qui en sont les cibles.
D’abord, comme le
rappelait le dramaturge André Roussin : « On ne frappe pas un homme à terre ;
il risque de se relever. » Ensuite, l’image que la méchanceté projette de vous
n’est jamais en votre faveur. De plus, en vous focalisant sur la chute
d'autrui, vous bridez votre propre capacité d'action et votre propre noblesse.
Enfin, le mépris n'est jamais un projet : il révèle la faiblesse de celui qui
l'exprime plus qu'il ne désigne celle de celui qui le subit.
Qui suis-je pour juger celles et ceux qui se trouvent dans la difficulté, en pleine dérive, dans une nuit complètement noire ? Il existe, en effet, des moments où notre capacité d’action se trouve entravée, annihilée ou détruite par les handicaps physiques et sociaux les plus divers.
lundi 30 mars 2026
Courage et détermination
Chaque jour s’écrit sans jamais raconter la même histoire. Les journées se distinguent par leurs particularités lorsque les unes surprennent les autres, quand les événements rendent les heures inégales ou aux moments où nos décisions transforment le récit. Chaque jour représente une opportunité de mieux-être, d’un véritable progrès, d’un renouveau. Nos journées sont des promesses de concrétiser nos envies, nos projets et nos ambitions.
Chaque jour
s’invente en fonction de nos actions, par le sens que nous leur donnons, par la
simplicité dans l’exécution et par la sincérité que nous y mettons. Le temps
n’est ni un allié ni un ennemi : il est le support de l’histoire que nous
construisons, pas à pas. La vie ne fait de nous ni des gagnants ni des perdants
; nous sommes dans la situation du chat de Schrödinger. Les « 3S » — Sens,
Simplicité, Sincérité — feront la différence au moment où notre boîte
s’ouvrira.
S’agit-il de forcer ou plutôt de forger notre destin ? De mon point de vue, le courage et la détermination vont de pair. Une force de travail et la persévérance sont intimement liées pour nous conduire vers les réalisations que nous souhaitons. Mais, là encore, les 3S représentent les outils indispensables pour créer, animer et soutenir la volonté, les bonnes dispositions et notre conviction d’être sur le bon chemin.
vendredi 27 mars 2026
Ecrire et publier
Publier sur ce blog, par exemple, c’est avoir quelque chose à dire. Le silence vaut mieux que des phrases de remplissage ; ces mots qui s’alignent sans rien exprimer. En écriture aussi, les 3S (Sens, Simplicité, Sincérité) s’imposent comme des incontournables.
En effet, un texte doit porter un
message, sans quoi il n'est que verbiage. Les idées doivent être exposées avec
clarté pour être compréhensibles et, par conséquent, efficaces. L'écrit ne doit
pas être une simple posture destinée à plaire, mais le reflet d'une intention
véritable et de convictions profondes.
Écrire et publier seulement lorsque
l’on a réellement quelque chose à dire. Écrire et publier en étant le plus
clair possible. Écrire et publier pour partager ce que l’on croit être
essentiel.
jeudi 26 mars 2026
La force du populaire, le piège du populisme
Populaire et populisme : deux termes qui peuvent sembler similaires, mais qui racontent pourtant des réalités bien différentes. Le premier, populaire, nous parle de ce qui émane du peuple ; le second, populisme, décrit l’idée d’un peuple défini par opposition à une élite perçue comme telle.
Mais que
disons-nous, et de qui ? Les uns regardent et critiquent, tandis que les autres
agissent et construisent. Les premiers vivent passivement dans le jugement de
ce que font les seconds. Pourtant, ces derniers prennent des risques dont tout
le monde bénéficie — y compris les inactifs, qui poursuivent leurs
commentaires, souvent au vitriol.
Prendre sa vie en main revient souvent à subir l’éreintement de celles et ceux qui ne font rien, cherchant ainsi à masquer le vide de leur propre existence. Blâmer est toujours plus confortable que d’essayer.
mercredi 25 mars 2026
Réflexion
Nous sommes là pour croire en notre réussite, quel que soit l’objectif. Nous ne trouvons aucun épanouissement dans le doute, l’à-peu-près ou l’incertitude. Nous sommes l’exact reproche que nous nous formulons à nous-mêmes. Nous n’ignorons rien de nos forces, de nos faiblesses et, surtout, de nos craintes. Nous sommes ce qui nous ressemble autant que ce qui nous dévore. Nous observons le miroir en espérant qu’il soit plus indulgent que la réalité. Nous tentons de correspondre à l’image que nous projetons, sans jamais y parvenir réellement. Nous sommes ce que nous sommes ; et notre avenir aboutit à ce que nous créons par nos actions.
mardi 24 mars 2026
Forger ses victoires de vie
Les réussites d’une vie ne s’alignent pas comme des trophées sur une étagère. Il existe d’autres critères, bien plus personnels, qui font que la définition du succès diffère d’un individu à l’autre. À chacun ses victoires, portées par une lecture intime de ce qu’elles représentent. Nos vies se construisent autour d’objectifs qui nous renvoient à nous-mêmes.
Les victoires se
forgent principalement dans les stratégies, les plans et les mises en action.
Les illusions ne sont pas des bâtisseurs : si nos rêves servent à concevoir,
c’est leur expression concrète dans notre réalité quotidienne qui conduit aux
réalisations.
Les difficultés ont
deux effets principaux : l’abattement ou un regain d’énergie, une peur
persistante ou une audace renaissante, l’abandon ou le redoublement d’efforts.
Nos vies connaissent
inévitablement des tournants plus ou moins brutaux, délicats ou décisifs. Il
faut s’en saisir plutôt que de les redouter. Dans le premier cas, ils peuvent
mener à un mieux-être ; dans l’autre, ils ne restent qu’un mauvais détour.
lundi 23 mars 2026
Tout petit manifeste
Je préfère la lecture à la télévision. Je privilégie l’écriture au défilement des réseaux sociaux. Je prends plaisir à marcher plutôt qu’à ne rien faire. Je vais au cinéma de préférence à l’inaction. J’écoute de la musique afin d’échapper, pour un moment, au fracas du monde. Je sélectionne des émissions d’information à la radio lorsque je suis en voiture. J’enrichis mes connaissances, j’augmente mes compétences et j’améliore mes comportements en laissant le moins de place possible à la procrastination. Je laisse libre cours à mon imagination afin qu’elle m’aide à dépasser ma situation. Je favorise l’engagement au désintérêt.
vendredi 20 mars 2026
Marcher
La marche permet à mon esprit de vagabonder. Souvent, il vient à s’accrocher à un sujet, et des idées nouvelles, inattendues, surviennent sans crier gare. Laisser l’esprit flâner lui permet de découvrir de nouveaux chemins, de défricher des terres inconnues — ou terra incognita pour les latinistes — et de se laisser surprendre par une approche inédite. Marcher permet également de faire baisser la pression que nous ressentons parfois.
Je remarque, au fil de mes lectures, que beaucoup d’écrivains, d’hier
comme d’aujourd’hui, inscrivent la marche quotidienne comme partie intégrante
de leur processus de création. Une respiration pour l’inspiration. La marche
apaise et permet à l’esprit de s’échapper des murs que l'on érige lorsqu'on ne
voit plus qu'un seul aspect des choses. Pourtant, notre réflexion a besoin
d’espace, de liberté et d’évasion pour fonctionner avec la fluidité qui lui est
propre.
jeudi 19 mars 2026
A quoi ressemblera demain ?
À quoi ressemblera demain ? De quoi sera-t-il fait ? À quoi ressemblera le jour d’après ? C’est le présent qui dessine l’avenir : nos actions immédiates déterminent les suivantes. Chacun joue sa partition comme il le peut, avec ses atouts, ses qualités et ses faiblesses. Nous n'avons pas tous les mêmes cartes en main, mais qu'importe ; il faut néanmoins trouver la force d’essayer et de recommencer, tant il est rare de réussir dès la première tentative.
Il n’existe pas de
grand secret, juste la volonté de faire, de persévérer et de ne pas remettre au
lendemain. Attendre le jour prochain, ce n’est pas gagner du temps, c’est
perdre une journée à ne rien faire. L’action se conjugue au présent, sinon nous
perdons pied face à l'échéance suivante qui viendra inévitablement prendre sa
place.
Dans l’écriture, des
situations similaires se rencontrent : ne pas écrire un texte au motif que l’on
a déjà traité le sujet revient à laisser d'autres mots le remplacer. Ce texte
aurait-il d'ailleurs moins de valeur que le prochain ? Quel que soit le
domaine, la même réflexion s’impose : il ne faut pas se priver d’une action
sous le faux prétexte qu’une autre pourrait être entreprise plus tard.
L’accumulation des renoncements finit par nous faire cruellement défaut, nous
entraînant vers une procrastination sans fin et une absence totale de
réalisation.
mercredi 18 mars 2026
Ce que demain me réserve !
Avoir peur de l’inconnu ou croire que le meilleur m’attend : tel est le choix qui s’impose à nous chaque jour. Se laisser envahir par les doutes ou s’appuyer sur la confiance en soi et en ses capacités, telles sont les options qui s’offrent à nous. Craindre le lendemain ou le construire dès aujourd’hui représente un défi permanent.
Tenir ses promesses, et notamment celles que nous nous faisons à
nous-mêmes. Il ne peut s’agir de paroles frivoles, de mots jetés en l’air ou
d’engagements distraits. Il ne peut être question de prendre à la légère le
meilleur que l’on se souhaite.
Se prendre pour ce que l’on n’est pas est un « vilain défaut », comme le
dit l’expression populaire. Nous devons être fiers de ce que nous sommes,
avancer avec notre potentiel, apprendre pour progresser et trouver assez de
confiance pour chasser les doutes, toujours trop nombreux.
mardi 17 mars 2026
Apprendre
Il est toujours temps d’apprendre. Chaque occasion est une raison d’enrichir ses connaissances et chaque situation, une opportunité d’élargir ses horizons. Tout moment se révèle propice au savoir, au savoir-faire et au savoir-être. Il s’agit, dès lors, d’être dans l’état d’esprit nécessaire pour saisir les apprentissages de toutes sortes. Même les temps de repos peuvent être mis à profit par une lecture, un visionnage ou une écoute. Cinq minutes suffisent pour prendre connaissance, appréhender et comprendre. L’accumulation de tous ces instants permet d’aller plus loin et, ainsi, de s’améliorer, de progresser et d’écrire son histoire en plus grand.
lundi 16 mars 2026
Texte en partage
Le plaisir d’écrire, de dire, de partager. Un échange avec la lectrice et le lecteur où se confondent les mots et l’attention qui les anime. C’est là que naît la force d’un texte. L’intérêt se porte sur le sujet qui résonne, ou non, chez celle ou celui qui le reçoit. Les formules se retiennent lorsqu’elles percutent dans l’instant un vécu et une recherche. Les petits sujets n’existent pas, selon moi ; tout se situe dans la façon de les aborder et de les traiter, de les mettre en mots et en scène.
Nous réagissons toutes et tous différemment à la lecture d’un texte. Notre perception se mêle à notre sensibilité de toujours, à nos émotions du moment, à notre état d’esprit, en capacité ou non d’y être réceptif. La valeur que l’on accorde à quelques phrases mises bout à bout dépend de notre intention de départ. Que recherchons-nous dans la lecture de tel ou tel ouvrage ? Chaque attente se révèle différente en fonction du choix conscient qui est fait lorsque l’on dépasse la couverture d’un livre.
Je sais que les raisons divergent. L’addition de nos besoins, de nos centres d’intérêt, de nos passions, de nos curiosités et de nos découvertes se différencie d’une lectrice à un autre lecteur. Reste à dire une parole sur l’intention première d’une pensée, d’un texte, d’un ouvrage. Elle est celle de l’autrice ou de l’auteur qui confie sa prose à l’interprétation de chacun(e). Les motifs premiers, inspirateurs d’une succession de paragraphes aussi cohérente que possible, peuvent faire naître — et c’est très bien ainsi — une pensée nouvelle pour celle et celui qui en prend non pas connaissance, mais possession. Les mots s’échappent et deviennent ceux de celles et ceux qui les apprécient, qui les comprennent, qui les intègrent à leur bibliographie personnelle de référence. Nous sommes toutes et tous, tour à tour, celle ou celui qui écrit, qui lit, qui offre des livres.
vendredi 13 mars 2026
La motivation heureuse
La motivation ne peut être forcée. Au contraire, elle doit être emmitouflée dans la douceur et la chaleur du sens que nous donnons à ce que nous faisons ; dans l’écrin de la simplicité et la clarté de ce qui nous mène au but ; dans le cocon de notre sincérité qui doit imprégner chacune de nos actions.
Une activité professionnelle qui se répercute négativement sur votre vie personnelle ne peut être bénéfique. La colère qui naît au travail ne peut trouver de conclusion dans la sphère familiale. Vos vacances ne peuvent être gâchées par des préoccupations qui vous éloignent des moments d’intimité avec les personnes les plus importantes de votre vie. Faire des choix qui ne privilégient pas votre famille constitue de mauvaises options.
Nous sommes
davantage nous-même lorsque nous sommes heureux de faire plutôt que contraints d’exécuter. Nous courons toutes et tous après notre
définition du bonheur, même le plus simple, qui sera forcément plus chaleureux
que les contraintes. Ces dernières, lorsqu’elles sont trop nombreuses, se
transforment en un poison qui vous ronge de l’intérieur.
Voilà
pourquoi il faut comprendre ce que nous voulons, trouver les moyens les plus
simples et les plus efficaces d’atteindre nos buts et d’être en accord avec ce
que nous sommes. Le sens, la simplicité et la sincérité sont les chemins qui
conduisent à cette motivation heureuse que nous recherchons toutes et tous.
Cette motivation qui nous pousse en avant, encore et encore, sans rencontrer de
véritables limites.
jeudi 12 mars 2026
Se tromper jusqu’à réussir !
Nous avons toutes et tous peur de l’échec. Et pourtant, il est un passage obligé, indispensable à notre parcours, à notre apprentissage et à nos réussites. Échouer, c’est apprendre. L’erreur nous enseigne par l’expérience.
Cette réalité se compose de trois éléments. D’abord, il n’existe aucune garantie qu’une action, un projet ou une ambition connaisse inévitablement la réussite. Ensuite, cette incertitude ne doit pas empêcher d’agir. Enfin, il n’existe donc aucune véritable raison de ne rien faire. Rien ne doit entraver l’action, pas même les difficultés ; il sera bien temps de corriger les problèmes en cours de route. Nous pouvons nous croire infaillibles, mais ce serait nous rendre un bien mauvais service.
La vie est pleine de stress, c’est inévitable. Est-ce pour autant qu’il faille en faire une excuse ? Il s’agit pourtant d’une question de choix, de projection et de détermination. Ce que nous voulons, nous l’obtenons par la répétition de nos actions. Nous ne sommes ni plus bêtes, ni plus malins que la plupart de celles et ceux qui réussissent à nos yeux. Quelle est notre définition — ou nos définitions — de la réussite ? Répondre à cette question permet d’éviter de s'égarer. À chaque événement, nos vies prennent le risque de changer de direction. C’est en ayant des réponses à ces questions essentielles que nous pouvons déterminer l’orientation de notre avenir.
mercredi 11 mars 2026
Oser pour ne pas subir
Ne jamais oser revient à abandonner sa vie aux mains d’un quotidien sans but, sans direction et sans perspectives. Un quotidien où rien n’advient. Comment se projeter sans l’espoir réel d’un avenir meilleur ? Sans audace, les heures restent vides de sens, les jours sans progrès, et le cours du temps ne laisse qu’un immense creux dans son sillage.
Oser, c’est rêver en grand, porter des projets, agir quitte à commettre des erreurs ou à connaître des échecs. À l’inverse, ne pas oser consiste à baisser les bras avant même d’avoir commencé, à refuser l’obstacle et à ne pas croire suffisamment en soi. Oser, c'est se voir entreprenant, s’imaginer différemment, décider que le moment est venu. Chaque jour, chaque minute, chaque seconde est la bonne occasion de se lancer et de se réaliser.
Il ne faut
rien s’interdire, ne rien remettre à plus tard, ne rien rejeter trop vite.
L'essentiel est d'essayer, de se tromper et de recommencer autant de fois que nécessaire pour aboutir. Ne
pas oser n'est pas une faute attribuable aux autres, aux circonstances ou au
destin ; ce n’est rien d’autre qu’un face-à-face entre soi et soi.
Bien sûr, oser ne signifie pas agir avec bêtise. Il faut savoir évaluer les risques et les conséquences pour soi et ses proches. Il est parfois raisonnable de différer une action. Cela étant dit, admettons que certaines appréhensions ne sont que des excuses. Il existe des moyens de tester, de sécuriser, d'avancer sans se mettre en péril. L'audace n’est pas synonyme d’inconscience : c’est un état d’esprit qui engage et qui refuse l'abandon avant toute initiative. Un petit projet d’abord, puis un plus grand ensuite, un plus important après... Il sera toujours temps d’arrêter en cas de danger réel. Mais cette situation, rarissime, ne doit jamais devenir un blocage avant même d’avoir osé.
mardi 10 mars 2026
Trier, hiérarchiser, agir
Chaque jour, des questions s’imposent à l’esprit. Les laisser prendre tout l’espace serait une erreur, tout comme les ignorer. Il s’agit donc de les trier, de les hiérarchiser et de leur trouver la bonne place, que ce soit dans notre réflexion, nos actions immédiates ou nos projets à venir. Ces questions ne doivent ni se perdre, ni nous encombrer. Dès lors, comment en faire des outils utiles, efficaces et prometteurs ?
Certaines peuvent se révéler de faible valeur, mais la plupart émergent de retours d’expérience, de suites logiques ou d’idées nouvelles. Quelle démarche, quelle pratique, quel exemple suivre afin d’aboutir au meilleur résultat ? Il est possible d'agir simplement avec l’existant, à portée de main, en comprenant le pourquoi de l'action : le sens donné, ce que nous y mettons véritablement de nous, en toute sincérité.
Une fois cela acquis vient la pratique, qui doit être accessible au quotidien. Dans son livre L’Art du temps (Fayard), Jean-Louis Servan-Schreiber décrit sa méthode : une fiche par idée ou action, autant de fiches que nécessaire, classées par jour, en se projetant sur un mois au minimum. Sans une démarche claire, pouvons-nous véritablement avancer ? À chacun la sienne, fruit d’une pratique personnelle, aussi valable que n'importe quelle autre dès lors qu’elle répond exactement aux besoins, à la nécessité de progresser et à la réalisation des envies, des projets et des ambitions.
lundi 9 mars 2026
Comprendre pour agir
Des portes s’ouvrent et d’autres se ferment. Des opportunités se saisissent quand d’autres s’échappent. Le succès succède aux échecs. Les erreurs parsèment nos choix, les regrets s’effacent devant les joies et les réussites évincent les mauvaises passes. Ce sont là les étapes inévitables de tout parcours de vie.
Comprendre ce qui nous arrive, pourquoi nous hésitons ou nous reculons parfois ; ce qui nous motive et nous tire en avant, ce qui nous fait perdre confiance ; ce qui nous anime ou nous repousse, ce qui vibre en nous ou ce qui nous fait renoncer ; ce qui nous passionne réellement ou ce qui nous ennuie profondément ; ce qui nous fait réagir ou nous laisse indifférents ; ce qui nous enthousiasme ou nous déprime ; ce qui constitue nos atouts ou nos faiblesses, nos forces ou nos craintes… c’est tout cela qui nous permet de mieux nous connaître. Se comprendre rend confiant, et d’abord en soi-même.
La démarche 3S — Sens, Simplicité, Sincérité — permet d’accéder à cette connaissance de soi. Elle invite à s’appuyer sur des valeurs, sur ce qui nous convient le mieux, sur nos moteurs internes. Lorsque nous sommes forts de cette compréhension intime et singulière, alors les limites du possible sont repoussées très loin, au-delà même de notre perception.
vendredi 6 mars 2026
Dites-moi…
Dites-moi quelque chose de positif.
Dites-moi comment les choses peuvent
s'améliorer.
Dites-moi que j’ai des raisons de
croire en un avenir meilleur.
Dites-moi que je peux aller au-delà
de mes objectifs.
Dites-moi que j’ai la capacité de
faire davantage, mieux et plus efficacement.
Dites-moi que les limites ne sont
pas pour moi.
Dites-moi que rien ne m’est
impossible.
Ne me dites pas que je ne peux pas.
jeudi 5 mars 2026
La banale brutalité
La brutalité devient la norme, presque banale, dans tous nos rapports au quotidien, quel qu’en soit le domaine. Les vies sociale, économique, politique, professionnelle, relationnelle et numérique deviennent des lieux de conflictualité. Les actualités sont pleines de cette violence qui monte, de ces tensions qui régissent désormais les relations entre individus et communautés, entre quartiers et territoires, entre pays et continents.
Nos réseaux sociaux sont pleins de cette agressivité, de ces rejets de l’autre, pouvant aller jusqu’à l’expression d’une haine. Ne pas s’en satisfaire devient une urgence, une évidence, une nécessité.
En parallèle, nous voyons se développer une presse, des chroniques et des émissions qui, d’un côté, s’appuient sur ces antagonismes poussés à l’extrême et, de l’autre, tournent tout et tout le monde en ridicule. Se moquer des autres devient une forme médiatique comme une autre, ce qui est regrettable au plus haut point. Car cela participe à la banalisation d’une culture « réseaux sociaux » où la bêtise, les moqueries et la dénonciation en sont les fondements.
mercredi 4 mars 2026
L’emploi du temps
Nos résultats sont la conséquence de nos réactions. Celles-ci s’inscrivent dans le fil de nos journées, lesquelles constituent notre emploi du temps : la manière dont nous employons nos heures.
Jean-Louis Servan-Schreiber écrit dans L’Art du temps (Fayard) : «
Comme toutes les choses importantes de la vie, bien utiliser son temps n’est
pas enseigné à l’école… Aujourd’hui, la plupart d’entre nous ont mal à leur
temps et ne savent pas que ça se soigne… Ta prochaine conquête est évidente :
c’est celle de ton temps. »
Nous sommes, autant que possible, les maîtres de nos horloges. La
famille, le travail, nos engagements citoyens, nos projets, nos loisirs ou
notre repos : tout cela requiert du temps. Celui-ci ne doit pas être gaspillé
dans un tourbillon d’inutile, de procrastination, de renoncements, de futilités
ou d’excuses plus ou moins valables. Notre gestion du temps est le miroir de
notre responsabilité. Sommes-nous assez fiers de ce que nous accomplissons pour
ne pas fuir la réalité ni regarder ailleurs ?
Notre chemin se trace dans l’accumulation de nos projets, de nos actions
et de notre motivation. À l’inverse, notre déroute éventuelle se lit dans la
succession de nos refus, dans les barrières que nous construisons et dans le
vide de nos journées. Notre emploi du temps doit se construire sur nos projets,
sur la confiance en soi et sur la conviction de nous réaliser pleinement. En
somme, l'usage de nos précieuses journées doit rendre justice à l’impulsion que
nous voulons donner à notre vie, en accord avec nos objectifs et en déterminant
les moyens les plus directs d’y parvenir.
N’oublions pas ce que précise Jean-Louis Servan-Schreiber : « Nous sommes
donc tous, en la matière, des autodidactes. » C’est donc à nous seuls qu'il
appartient de forger l’emploi du temps qui nous convient — l’idéal — sans
attendre une recette miracle universelle qui, de toute évidence, n’existe pas.
mardi 3 mars 2026
Construire sa vérité par l’action
« Je suis ce que je suis. » L’énoncé peut sembler simpliste, et pourtant, il est d’une authenticité profonde. Décortiquons cette affirmation : « Je suis » incarne ma vérité ; « ce que » représente le lien ; « je suis » définit ma réalité.
Nous ne pouvons indéfiniment nous retrancher derrière
des illusions, des faux-semblants ou des rêves inaboutis. Comme l’enseignait
Socrate : « Être, c’est agir ». Chacun d’entre nous construit sa propre
réalité, laquelle devient vérité à travers l'action. C’est ici que la démarche 3S prend tout son sens. Le
Sens, la Simplicité et la Sincérité constituent les trois piliers qui
soutiennent notre vérité et, par extension, notre réalité dans toute sa
justesse.
- Le Sens : il s'agit d'identifier les impulsions internes,
voire intimes, qui motivent le lancement de nos projets.
- La Simplicité : les moyens mis en œuvre
doivent être clairs et les actions les plus réalisables possible. Elles
doivent s’inscrire dans un emploi du temps concret et applicable.
- La Sincérité : les résultats dépendent de
l’authenticité de nos motivations, car elles seules permettent de
persévérer sur le long terme.
Nous pouvons toujours nous raconter des histoires, bâtir des chimères ou refuser l’évidence. Cependant, rien ne sera durablement satisfaisant si ces trois piliers ne reposent pas sur des fondations solides.
lundi 2 mars 2026
Le Temps retrouvé !
Retrouver le temps d’écrire, retrouver l’inspiration comme l’on récupère son souffle et, surtout, ne rien publier par défaut : vous valez bien mieux que cela. Il me faut continuer à tenir ce rythme : lire un livre par semaine. C’est un engagement que j’ai pris envers moi-même depuis longtemps déjà. Pourtant, il est nécessaire, de temps à autre, de savoir prendre du recul. C'est le temps indispensable pour remettre l’ouvrage sur l’établi.
J’ai pris cette semaine de retrait pour mieux voir, pour mieux repartir et reprendre mon souffle. Je reviens aujourd'hui plus motivé que jamais.
jeudi 19 février 2026
Impressions (6)
« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister.
Pourquoi
attendre ?
Quelle peut être la
bonne raison de remettre à plus tard ce qui peut et doit être fait ? Nous
devons nous forger des projets, nous mettre face à des défis à relever, en
position de réaliser ses envies. Qu’attendons-nous réellement ? Un moment
plus idéal, une meilleure opportunité, une occasion tombée du ciel, autant de
miracles qui ne viendront jamais. Quelles sont nos raisons d’attendre ? La
peur, le doute, le manque de confiance, autant d’éteignoirs de l’audace, de la
motivation, de toute dynamique. Pourquoi attendre de mettre notre énergie au
service de ce que l’on souhaite ? Nous pouvons développer la volonté de
dessiner la vie que l’on veut ou que l’on doit avoir. Pour quoi reporter et
attendre avant d’agir ? Le risque d’abandonner ensuite est trop grand pour
se permettre l’inaction.
Répétition
Il est probable que
je me répète de texte en texte. Mais a-t-on, chacune et chacun, tant de chose à
dire ? Nous avons toutes et tous nos sujets de prédilections, sur lesquels
nous pouvons disserter et digresser à l’infini ou presque. Ce n’est ni un
travers, ni une facilité mais bien un « message » que nous essayons
de porter par nos mots, qui se ressemblent souvent. Nous avons des thèmes qui
nous tiennent à cœur, non des obstinations, sur lesquels nous avons
l’impression de ne pas avoir tout dit. Heureusement d’ailleurs, cela voudrait
signifier que nous n’avons plus grand chose à dire.
Ex
nihilo nihil fit
Rien ne vient de
rien, déjà en son temps Parménide d’Elée, philosophe grec présocratique,
exprimait l’idée que rien ne peut être créé à partir de rien. On peut aussi le
voir comme le principe de causalité : tout phénomène a une cause.
C’est aussi vrai dans
notre vie. Rien ne viendra si nous ne faisons rien.
mercredi 18 février 2026
Impressions politiques (5)
« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister.
Compte
à rebours
Dans une campagne électorale, chaque jour compte. Les temps faibles se
gèrent mais ne peuvent durer. Le décompte avant le vote impose son rythme.
Chaque nouvelle journée est une urgence où il faut être prêt et non avoir
prévu.
Amateurisme
L’amateurisme rend une campagne électorale aussi difficile qu’incertaine.
Chaque erreur s’accumule comme un déficit qui au bout d’un moment se révèle
difficile à combler. Les couacs se corrigent, mais en l’absence elles
deviennent des fautes.
Sérieusement
La politique est une
affaire sérieuse, mais à trop se prendre soi-même au sérieux on en oublie
l’essentiel. C’est-à-dire qu’il s’agit de travailler au bien commun. Une
campagne électorale c’est proposer un chemin de construction, une démarche
tendue vers un objectif.
Des candidats n’ont
d’ambitions que pour eux même. Leur passé exprime souvent ce trait de
caractère. A bien y regarder, les grandes lignes ne présentent pas d’engagement
altruistes, empathiques, tournées vers le bien commun, mais davantage vers une
carrière, de l’opportunisme et du désintérêt jusqu’à la période électorale où
d’un coup une passion subite pour autrui apparaît miraculeusement. Il est
toujours bon de regarder une candidature dans son ensemble. Ce qui est présenté
et ce qui existe réellement.
mardi 17 février 2026
Ne pas renoncer trop facilement !
Stéphane De Groodt écrit dans son livre En mémoire de mes souvenirs (Éditions de l’Observatoire) : « Je les vois, mes amis, qui envisagent de ralentir, de s’arrêter parfois. Je me dis qu’à ne plus vouloir bouger, ils sont décidément bien trop jeunes pour devenir vieux. »
Nous sommes les
seuls à pouvoir forger notre propre destin. Nos pensées, nos actions et nos
décisions déterminent notre avenir. Nous pouvons faire de mauvais choix, nous
égarer ou nous tromper ; mais il s'agit d'apprentissages, d'erreurs, et non de
fatalités. Rien n'est définitif.
Nous essayons
perpétuellement de comprendre ce que nous vivons. Les événements ne sont pas
toujours cohérents et il est parfois complexe de tout remettre dans le bon
ordre. Sans but, nous naviguons dans un entre-deux qui ne mène nulle part. Nous
devenons alors les victimes de nos propres indécisions. Nous errons dans
l'existence en espérant que le hasard tombe du bon côté de la chance, ou que
les choses se fassent d'elles-mêmes.
Pourtant, notre
confiance en soi se renforce dans chacun de nos actes, qu'ils soient modestes
ou plus importants. Quelles sont les causes qui nous font dire : « J’arrête
d’avancer, j’arrête de créer du nouveau » ? Comment peut-on renoncer ainsi au
sel de l’existence ?
lundi 16 février 2026
Une démarche d’amélioration
Je ne propose pas de méthode pour faire de qui que ce soit le maître du monde, l’homme le plus riche de la planète ou l’influence majeure sur le cours des événements. J’ai rédigé, il y a quelque temps, une démarche d’amélioration : les « 3S » (Sens, Simplicité, Sincérité), afin de permettre à chacun de se repositionner, de savoir comment agir et de se comprendre véritablement.
Je n’ai aucune leçon
à donner, à peine des recommandations, tout juste quelques conseils. Il s'agit
avant tout d’une démarche de réflexion, d'une aide pour retrouver l’allant ou
le bon chemin en cas de sentiment d’égarement, de doute, ou plus simplement
face à une situation que l'on ne s'explique pas toujours.
Je ne vends pas de
rêve, tout au plus un encouragement à faire ce qui semble le mieux pour nous, à
répondre à nos aspirations et à nous reconnaître dans nos actions. Rendons-nous
à l’évidence : nous devenons ce que nous créons nous-mêmes. Tant pis si le
constat est parfois amer ; la lucidité est indispensable.
La démarche 3S se
propose d’être un point d’appui afin de reprendre le cours d’une vie telle que
nous la souhaitons. Nous n’avons de comptes à rendre qu’à nous-mêmes. Pour
pouvoir se regarder en face, il faut s'épargner trop de regrets. Ne pas se
décevoir soi-même est une rude tâche. À chaque instant, nous pouvons prendre la
résolution d’agir, de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ce qui
correspond à nos aspirations. C'est ainsi que l'on peut être fier de soi et, par
conséquent, gagner un surcroît de confiance.
La démarche 3S nous
permet de prendre le pli de ne prévoir et de ne faire essentiellement que ce
qui nous correspond vraiment, pour avancer vers nos ambitions avec
détermination.
vendredi 13 février 2026
Impressions (5)
« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister.
Reconnaissance
Je rencontre de plus
en plus de personnes souffrant d'un manque cruel de reconnaissance. Dans un
monde d’hypercommunication, le sentiment d’indifférence est souvent ressenti
comme une injustice profonde et vécu comme une véritable souffrance. Celle-ci
peut engendrer de l’agressivité, pousser à la polémique ou nourrir une
hostilité déclarée. Bien souvent, ces comportements vont de pair.
On en vient au point
où chacun est tenu pour responsable de ce manque. Il n’existe plus d’innocents
ni d’échelle de valeurs : tous seraient coupables de cette invisibilité si
douloureuse. Désigner l'autre comme responsable de ses propres manquements ou
de ses fautes devient alors systématique. Dans ce schéma, il ne peut plus être
question d'assumer.
Conséquences
L’action et l’engagement ont des conséquences. Il
faut assumer chacun de ses choix, chacune de ses actions, sans rien regretter
et en restant solide sur ses convictions. Il ne faut pas se laisser détourner
par ce qui ne représente, au final, que des scories.
Il faut y voir une vertu salvatrice : l'action
fâche et éloigne les ego démesurés, les donneurs de leçons, les critiques
invétérés, les semeurs de troubles, les éternels persécutés, les coupeurs de
cheveux en quatre et les frustrés de tous ordres. Autant de tempéraments
négatifs qui, par manque de vigilance, vous entraînent dans une spirale
descendante.
Vie nouvelle
Une parenthèse de dix ans, puis ce mot magique :
« rémission ». Il remet tous les compteurs à zéro. Nous voilà devant une vie
nouvelle où l’espoir renaît, où chaque jour redevient une véritable promesse.
