Je
me rappelle un séminaire que j’ai suivi, il y a quelques années, à l’ESJ de
Lille, qui était intitulé : le traitement de la complexité. Tous les
rédacteurs en chefs présents, les réalisateurs, les grands reporters et les
journalistes avaient, au final, un avis identique : il est possible de
rendre accessible la complexité en peu de temps mais pour prendre en compte
toute la dimension d’un sujet ardue, il ne suffit pas de regarder le journal du
20 heures. Il faut aller au-delà, se montrer plus curieux et s’intéresser aux
émissions de débats, aux documentaires et autres dossiers spéciaux. Il faut
consacrer un peu de temps pour comprendre. Ce doit être aussi une démarche
volontaire.
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Il
ne faut pas se contenter des journaux de télévision. Il existe également la
radio, la presse écrite et magazine, le web. En clair avec un minimum d’effort,
tout un chacun peut trouver toute l’information qu’il souhaite. Hubert
Beuve-Méry, ancien directeur du Monde, disait très justement que « La
radio annonce l’événement, la télévision montre, la presse explique ».
Tout
attendre d’un reportage du 13 heures ou du 20 heures est quelque peu illusoire.
« Faire simple, il n’y a rien de
plus compliqué » affirmait Jacques Pilhan. Peut-on tout dire, tout
analyser en 90 secondes ? Peut-on rendre compte de toute la complexité du
monde au travers des reportages des journaux télévisés ? La réponse est évidemment non à ces deux
questions. Si nous nous contentons des grandes messes de l’information
télévisuelle, nous n’aurons jamais toutes les dimensions d’un même problème.
C’est impossible et c’est irréaliste d’y croire.
Malgré
de nombreux défauts, les chaînes d’information en continue, par exemple,
permettent de plonger dans les méandres de l’actualité autant que possible.
Chacun peut y trouver toutes les données qu’il souhaite. Je ne parle pas des
nombreux livres que chaque événement, chaque personnalité, chaque fait
d’actualité engendre. La presse quotidienne développe les actualités – de
manière de plus en plus courte c’est un fait- et les magazines proposent leurs
analyses. Malgré tout la lecture semble reculer. Les ventes au numéro de la
presse écrite ont reculé de 5,9% en 2013 après une baisse de –2% en 2012.
Une
fois dit cela, je me retourne vers Jacques Rouxel, le père des Shadocks qui
déclarait « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! »
http://alain-testa.blogspot.fr/

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