samedi 20 décembre 2014

La communication de masse

La communication de masse existe encore parce que la consommation de masse, celle de tous les ménages, continue d’exister. C’est même l’un des indicateurs principaux de notre économie. Le black Friday a eu un véritable succès pour sa première édition en France. Il suffisait de se rendre dans son supermarché habituel, ce jour là, pour s’en rendre compte. Nous consommons toujours de la même façon même avec l’avènement d’Internet: le nouvel I Phone se vend très bien, nous buvons tous (ou presque) du Coca Cola, nos basket sont de marque Nike, Addidas… et Windows équipe la plupart de nos ordinateurs.

photo-libre.fr
Les spots publicitaires existent toujours sur nos écrans télé comme les pages de pubs de nos magazines. Les affichages inondent nos paysages urbains et nos radios proposent de longs tunnels de publicité. Nos séances de cinéma commencent par des réclames et le modèle économique des géants d’Internet repose sur les recettes commerciales à l’échelle mondiale. Les placements produits dans les clips et les films sont permanents et nos boites aux lettres sont submergées de dépliants et de catalogues promotionnels.

Rendre un produit attractif pour essayer de le vendre au plus grand nombre ne mérite pas notre mépris. Tenir un discours d’espoir pour convaincre de la possibilité de nouvelles solutions ne doit pas conduire à notre réprobation. Regarder des programmes populaires et pleins de lumières pour nous rassembler et nous faire partager des moments identiques ne doit pas provoquer notre dégoût.

Partager les mêmes émotions
Pourquoi ne pourrait-on pas partager les mêmes envies, les mêmes émotions, les mêmes espoirs ? J’aime le coca zéro et nous sommes nombreux dans ce cas. Les enfants découpent dans les mêmes catalogues les mêmes images de jouets pour les envoyer au Père Noël. Je vote, comme d’autres, à chaque scrutin avec l’espoir d’une amélioration de la vie de chacun. Je partage la vie, les goûts et les engouements de la majorité. Qui a-t-il de répréhensible à cela ?

Le véritable bouleversement
La grande nouveauté, ce n’est pas la disparition de la consommation et de la communication de masse, mais la capacité du consommateur à interagir. En effet, il a désormais la capacité de donner son opinion qui sera amplifier par la formidable caisse de résonance que constitue le numérique ; Il peut également avec de plus en plus de facilité grâce au numérique de changer d’avis, d’exprimer sa satisfaction ou le contraire, de s’abonner ou de se retirer, de prendre un engagement ou de s’en défaire sans trop de complication, de transmettre une réclamation… Elle est là, je pense, la véritable révolution, le grand bouleversement.

Sens, Simplicité, sincérité
Je développe ma propre démarche, c’est-à-dire la communication 3S (sens, simplicité, sincérité) que je préciserai dans de futurs articles.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire