A chaque début d’année, nous prenons de bonnes résolutions. Selon une enquête, le pourcentage de réussite concernant ces objectifs ne dépasserait pas 8% (cité dans « Les habitudes qui font grandir votre talent » de Fumio Sasaki).
L’une d’entre elles, au milieu de faire du sport, se lever tôt, moins procrastiner et ranger, repose sur le traditionnel : être plus ouvert, faire de nouvelle rencontre, communiquer davantage.
Cet antienne ressassée inlassablement à chaque début d’année pose la question, que visiblement nous avons du mal à résoudre, de la communication interpersonnelle et, de fait, de la relation que nous entretenons à l’autre.
Les principes, les techniques, les outils, les implications et les développements de cette communication exigent plus que quelques lignes et l’objet d’article à part entière.
Alors je peux néanmoins glisser quelques conseils (que je dois également mettre en pratique) pour vous aider, nous aider, afin que 2022 soit meilleure que la précédente, dans ce domaine en particulier.
Certains oseront le « Mais ce ne sont que des évidences ! » Si tel était le cas, serions-nous si nombreux à faire les mêmes vœux chaque premier janvier ?
Dès lors regardons au-delà des apparences et interrogeons-nous sur comment pouvons-nous, en fonction de qui nous sommes, mettre en pratique ces affirmations, Quelles sont les actions concrètes que nous pouvons mettre en œuvre ? A chacun les siennes en fonction de sa situation, bien évidemment.
Faisons-le
dès maintenant
Une
première victoire nous donne l’impression que la suivante n’est pas si
difficile à remporter (réf. Fumio Sasaki). Pourquoi remettre à plus tard ce que
vous pouvez faire maintenant : un appel, un sms, un mail, une invitation….
C’est juste de la procrastination, encore. Et, je vous l’annonce tout net,
demain rien n’aura évolué au point que vous ayez plus de chance de réussir.
Le célèbre psychologue canadien Albert Bandura a développé une théorie cognitive sociale. Elle a conduit aux travaux sur le sentiment d’efficacité personnelle appelé également « auto-efficacité. » Il s’agit de la croyance de chacun en ses capacités d’accomplir des tâches et plus généralement d’avoir une influence sur le cours de leur vie (source site Psychomédia).
Personne n’est inaccessible
Sa
propre peur, d’une fin de non-recevoir ou de ne pas être à la hauteur, est le
seul véritable obstacle à ne pas oser faire la démarche d’aller de l’avant,
vers les autres.
Selon
Mark Zuckerberg « Le plus grand risque est de n’en prendre aucun ».
La
bienveillance est beaucoup plus répandue qu’on ne le suppose généralement. Se
faire rabrouer est rare, même s’il existe un risque. Et dites-vous bien que si
vous êtes à la recherche de nouveaux contacts, il est fort probable que vous
n’êtes pas le seul. Ce sont donc bien souvent deux même volontés qui se
rencontrent.
Nous
avons de la valeur
Nous
ne sommes ni moins bien, ni meilleur que d’autres. Nous sommes uniques et par
conséquent nous avons autant de valeur que chacun (e). La question centrale
est : quelle est le niveau de confiance que nous avons en nous-même ?
La confiance en soi est l’élément moteur de la qualité de notre relation et de
la position que nous prenons vis-à-vis de l’autre.
Le
psychologue Robert W. White définit le
concept de compétence comme la capacité d’un organisme ou d’un individu à
interagir efficacement avec son environnement. Il postule que cette recherche
d’une interaction efficace avec l’environnement est permanente chez l’être
humain. La « motivation d’effectance » est cette recherche constante
d’échange avec son environnement.
Allons
vers les personnes positives
Jim
Rohn, entrepreneur américain, écrivain et coach en développement personnel et
en motivation dans le monde des affaires, disait que « Nous sommes la
moyenne des cinq personnes qui nous entourent. »
Pouvons-nous
avancer en compagnie d’oiseaux de mauvais augures ou avec des bâtisseurs de
projets ? La réponse me semble simple à trouver.
Je
pense qu’il existe deux catégories de personnes : celles qui ne peuvent
exister que dans le conflit et celles qui s’imposent par leurs actions.
Les
premiers cherchent indéfiniment des ennemis pour pouvoir exister. Seule
l’opposition leur permet d’avoir une expression, un sentiment d’existence. Les seconds
rayonnent par ce qu’ils fonts, par leurs projets, leurs réalisations, leurs
créativités.
Forgeons-nous
des habitudes qui renforcent notre confiance
Albert
Einstein estimait que « La folie c’est de refaire toujours la même chose
en espérant des résultats différents ». Ainsi, chaque tentative doit être
un test pour savoir ce qui fonctionne ou qui n’apporte aucun résultat.
Il
s’agit d’éviter ce que le père de la psychologie positive appelait
« l’impuissance acquise ». Elle provient du découragement que peut
susciter la répétition de situations désagréables malgré les efforts déployés.
Sortir
de cette impuissance est possible. Il faut continuer à être en action. Il faut,
par exemple, chercher et de prendre des habitudes qui fonctionnent comme
réserver le vendredi midi à déjeuner avec quelqu’un de nouveau, une ancienne
relation afin d’élargir ses contacts ou de les entretenir sur la durée. On peut
aussi prendre l’habitude, à un moment précis de la journée, de mener une action
de communication interpersonnelle, petite ou grande peu importe.
Pourquoi
ce sont les autres qui doivent faire tous les efforts ?
Vous
valez bien tous les efforts du monde, c’est évident. Mais gardez bien à
l’esprit que les autres doivent se dire la même chose. C’est donc une impasse
qui se dessine irrémédiablement.
Les
efforts du début deviendront naturels au bout d’un moment. Au point où vous ne vous en rendrez même plus compte. Vous
n’obtiendrez rien sans un minimum d’efforts répétés. Je sais que c’est
frustrant d’avoir l’impression d’être toujours le seul à faire les premiers pas
en permanence. Mais nous n’entretiendrons pas de relations saines basées sur
des reproches.
En
conclusion, comme je vous le disais, découper chacun de ces points en petites
actions et commencer par la première, tout de suite. Ensuite soyez vous-même, à
l’écoute ; intéressez-vous sincèrement à l’autre, soyez dans l’échange, la
compréhension et la bienveillance. Et vous verrez que vos réticences premières
se dissiperont naturellement.
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