dimanche 30 janvier 2022

Je communique, tu communiques, il communique…

A chaque début d’année, nous prenons de bonnes résolutions. Selon une enquête, le pourcentage de réussite concernant ces objectifs ne dépasserait pas 8% (cité dans « Les habitudes qui font grandir votre talent » de Fumio Sasaki).

L’une d’entre elles, au milieu de faire du sport, se lever tôt, moins procrastiner et ranger, repose sur  le traditionnel : être plus ouvert, faire de nouvelle rencontre, communiquer davantage.

Cet antienne ressassée inlassablement à chaque début d’année pose la question, que visiblement nous avons du mal à résoudre, de la communication interpersonnelle et, de fait, de la relation que nous entretenons à l’autre.

Les principes, les techniques, les outils, les implications et les développements de cette communication exigent plus que quelques lignes et l’objet d’article à part entière.

Alors je peux néanmoins glisser quelques conseils (que je dois également mettre en pratique) pour vous aider, nous aider, afin que 2022 soit meilleure que la précédente, dans ce domaine en particulier.  

Certains oseront  le « Mais ce ne sont que des évidences ! » Si tel était le cas, serions-nous si nombreux à faire les mêmes vœux chaque premier janvier ?

Dès lors regardons au-delà des apparences et interrogeons-nous sur comment pouvons-nous, en fonction de qui nous sommes, mettre en pratique ces affirmations, Quelles sont les actions concrètes que nous pouvons mettre en œuvre ? A chacun les siennes en fonction de sa situation, bien évidemment.


Faisons-le dès maintenant 

Une première victoire nous donne l’impression que la suivante n’est pas si difficile à remporter (réf. Fumio Sasaki). Pourquoi remettre à plus tard ce que vous pouvez faire maintenant : un appel, un sms, un mail, une invitation…. C’est juste de la procrastination, encore. Et, je vous l’annonce tout net, demain rien n’aura évolué au point que vous ayez plus de chance de réussir.

Le célèbre psychologue canadien Albert Bandura a développé une théorie cognitive sociale. Elle a conduit aux travaux sur le sentiment d’efficacité personnelle appelé également « auto-efficacité. »  Il s’agit de la croyance de chacun en ses capacités d’accomplir des tâches et plus généralement d’avoir une influence sur le cours de leur vie (source site Psychomédia).


Personne n’est inaccessible

Sa propre peur, d’une fin de non-recevoir ou de ne pas être à la hauteur, est le seul véritable obstacle à ne pas oser faire la démarche d’aller de l’avant, vers les autres.

Selon Mark Zuckerberg « Le plus grand risque est de n’en prendre aucun ».

La bienveillance est beaucoup plus répandue qu’on ne le suppose généralement. Se faire rabrouer est rare, même s’il existe un risque. Et dites-vous bien que si vous êtes à la recherche de nouveaux contacts, il est fort probable que vous n’êtes pas le seul. Ce sont donc bien souvent deux même volontés qui se rencontrent.

 

Nous avons de la valeur

Nous ne sommes ni moins bien, ni meilleur que d’autres. Nous sommes uniques et par conséquent nous avons autant de valeur que chacun (e). La question centrale est : quelle est le niveau de confiance que nous avons en nous-même ? La confiance en soi est l’élément moteur de la qualité de notre relation et de la position que nous prenons vis-à-vis de l’autre.

Le psychologue  Robert W. White définit le concept de compétence comme la capacité d’un organisme ou d’un individu à interagir efficacement avec son environnement. Il postule que cette recherche d’une interaction efficace avec l’environnement est permanente chez l’être humain. La « motivation d’effectance » est cette recherche constante d’échange avec son environnement.

 

Allons vers les personnes positives

Jim Rohn, entrepreneur américain, écrivain et coach en développement personnel et en motivation dans le monde des affaires, disait que « Nous sommes la moyenne des cinq personnes qui nous entourent. »

Pouvons-nous avancer en compagnie d’oiseaux de mauvais augures ou avec des bâtisseurs de projets ? La réponse me semble simple à trouver.

Je pense qu’il existe deux catégories de personnes : celles qui ne peuvent exister que dans le conflit et celles qui s’imposent par leurs actions.

Les premiers cherchent indéfiniment des ennemis pour pouvoir exister. Seule l’opposition leur permet d’avoir une expression, un sentiment d’existence. Les seconds rayonnent par ce qu’ils fonts, par leurs projets, leurs réalisations, leurs créativités.

 

Forgeons-nous des habitudes qui renforcent notre confiance

Albert Einstein estimait que « La folie c’est de refaire toujours la même chose en espérant des résultats différents ». Ainsi, chaque tentative doit être un test pour savoir ce qui fonctionne ou qui n’apporte aucun résultat.

Il s’agit d’éviter ce que le père de la psychologie positive appelait « l’impuissance acquise ». Elle provient du découragement que peut susciter la répétition de situations désagréables malgré les efforts déployés.

Sortir de cette impuissance est possible. Il faut continuer à être en action. Il faut, par exemple, chercher et de prendre des habitudes qui fonctionnent comme réserver le vendredi midi à déjeuner avec quelqu’un de nouveau, une ancienne relation afin d’élargir ses contacts ou de les entretenir sur la durée. On peut aussi prendre l’habitude, à un moment précis de la journée, de mener une action de communication interpersonnelle, petite ou grande peu importe.

 

Pourquoi ce sont les autres qui doivent faire tous les efforts ?

Vous valez bien tous les efforts du monde, c’est évident. Mais gardez bien à l’esprit que les autres doivent se dire la même chose. C’est donc une impasse qui se dessine irrémédiablement.

Les efforts du début deviendront naturels au bout d’un moment. Au point où  vous ne vous en rendrez même plus compte. Vous n’obtiendrez rien sans un minimum d’efforts répétés. Je sais que c’est frustrant d’avoir l’impression d’être toujours le seul à faire les premiers pas en permanence. Mais nous n’entretiendrons pas de relations saines basées sur des reproches.

 

En conclusion, comme je vous le disais, découper chacun de ces points en petites actions et commencer par la première, tout de suite. Ensuite soyez vous-même, à l’écoute ; intéressez-vous sincèrement à l’autre, soyez dans l’échange, la compréhension et la bienveillance. Et vous verrez que vos réticences premières se dissiperont naturellement.

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