Dans
une librairie, deux lycéennes ou deux étudiantes recherchent les livres
demandés par un enseignant. Voltaire et Rousseau sont apparemment au programme.
L’une d’elle demande à l’autre « Pourquoi
des auteurs morts et pas des vivants, ce serait plus intéressant ?»
Comme si la mort réduisait à néant le talent, la pensée, la qualité littéraire
d’une œuvre. Avec les corps disparaissent les traces que peut laisser un auteur
dans la littérature, dans la compréhension du monde, dans l’évolution des
mentalités et des sociétés, dans les progrès techniques et technologiques, dans
la capacité à anticiper l’avenir.
Nous
sommes là devant un flagrant symptôme d’une société de l’instantanée, de
l’immédiateté. Tout change, tout de suite, et seule la nouveauté a un attrait
et mérite notre attention. Notre mémoire devient courte et notre amnésie ouvre
la porte à tous les retours en arrière. L’histoire un patrimoine en danger ?

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire