Publier moins, mais mieux
Publier tout le temps, à tous propos, peut confiner à l’obsession
d’exister numériquement. Pourtant, le contenu de valeur demande un travail en
profondeur et donc du temps.
Jusqu’à aujourd’hui, la doxa affirmait que la quantité offrait la
visibilité. Mais à l’heure d’une déferlante de publications, plus insignifiantes
les unes que les autres, est-ce encore le cas ? De fait, la qualité peut faire la différence si elle
n’est pas submergée par la futilité, engloutie sous un océan de vide, se
frayant de plus en plus difficilement un chemin.
Le contenu est roi
Ecrire à tort et à travers juste pour être présent, plusieurs fois
par jour, est ce qui semble être la norme aujourd’hui. Cela ressemble davantage
à du papotage qu’une l’application de la règle édicté par Bill Gates « le
contenu est roi ».
Il est roi mais par pour tout le monde visiblement. Trop de
publications sont sans intérêt faute de contenu. Sans prendre trop de risque,
je pense que dans l’esprit de Gates le contenu devait avoir du sens, de la
valeur.
L’observation
Donner du sens et de la valeur aux contenus passe par une
véritable démarche. Elle peut commencer par notre capacité à observer le monde,
à être sensible à ce qui nous entoure.
L’observation vous demande une liberté d’esprit, une acuité
accrue, notamment aux petites choses, aux détails, un regard sans jugement,
sans préconçue, sans catégorisation outrancière.
Nous ne prenons plus le temps de regarder autours de nous, et nous
faisons encore moins l’effort d’observer réellement, sincèrement. Nous sommes
les propres éteignoirs de notre regard.
Que reste-t-il de nos lectures ?
Nos lectures sont aussi des sources d’inspiration. Mais encore
faut-il savoir en tirer profit. Il est communément accepté qu’une nouvelle
connaissance est considérée comme acquise lorsque nous sommes en capacité d’en
parler, de la transmettre. Qu’en est-il de nos lectures ? A quel moment
peut-on affirmer qu’elles nous sont profitables ?
Pensez autrement !
La valeur peut aussi venir d’un point de vue différent. Les
injonctions au bonheur, à la passion sont pléthores et traversent tout un tas
d’ouvrages. Chacun d’eux prétend contenir la recette universelle de la
réussite, de l’épanouissement et d’une vie pleine de bonheur. Mais franchement
si tel était le cas nous serions déjà
tous heureux, dans une vie pleine et sereine. Reste que nous sommes toutes et
tous différents(es) et que la solution unique et magique n’existe pas.
Pourquoi ? Comment ? Pour qui ?
Il existe de multiples façons d’apporter de la valeur à ses contenus. C’est à chacune et à chacun de trouver la ou les siennes. Mais le sens ne vient que si l’on s’interroge sur le pourquoi et la finalité de ses publications. Ensuite, s’enchaine le comment, c’est-à-dire la forme. Enfin, la dernières question à se poser se résume à s’interroger sur le qui. A qui je m’adresse précisément ? Tout cela détermine le sens, la manière et la valeur de nos publications.Et
toujours de la curiosité
La curiosité avant tout. Un état d’esprit qui nous emmène à la
découverte de la nouveauté, du différent, de l’original, de l’inconnu, du rare,
de l’anticipation, du moins connu, du contre-pied de la mode, du délaissé, du
spécial… En fait de tout ce qui vous rattache encore un peu à notre regard d’enfant.

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