mercredi 29 novembre 2023

Signaux faibles

Il y a des informations qui passent inaperçues parce que les conséquences n’ont guère d’importance dans l’immédiat. Pourtant, elles révèlent les changements d’une époque, marquent le glissement des mentalités, signent de profondes évolutions à bas bruits.

Ces informations se retrouvent la plupart du temps dans la rubrique des brèves, des échos, considérées comme juste assez intéressantes pour en parler mais pas assez significatives pour être développées. On les voit quelques fois dans les faits divers. On peut les trouver aussi dans les rubriques culturelles et médias. Elles sont bien souvent reléguées en fin de journal qu’il soit écrit, audio, visuel ou numérique.

De quelles informations s’agit-il ? Pas celles qui se discutent ou se disputent autour de la machine à café, d’une table d’un repas en famille, d’un comptoir à l’apéro entre amis(es).

Elles ne vous bousculent pas, ne vous inquiètent pas, en règle générale n’ont pas de charge émotionnelle forte et immédiate, ne font pas appel à vos convictions les plus ancrées, ne provoquent pas d’adhésion  ou de rejet d’entrée de jeu.

Pour être générique, elles sont les signaux faibles auxquels nous ne prêtons pas l’attention qu’il conviendrait. En étant plus attentif, nous y constaterions les prémices de changements profonds.

Lorsque j’étais directeur de communication ou encore directeur de cabinet, j’étais particulièrement attentif à ces signaux, dont les faiblesses relatives auraient pu les faire passer sous le radar. Ce sont pourtant  des informations nécessaires à comprendre ce qui vient, pour anticiper et ne pas se retrouver en difficulté. Ces signaux faibles sont utiles à tout le monde quel que soit son rôle, sa fonction, sa position.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire