Il y a des informations qui passent inaperçues parce que les conséquences n’ont guère d’importance dans l’immédiat. Pourtant, elles révèlent les changements d’une époque, marquent le glissement des mentalités, signent de profondes évolutions à bas bruits.
Ces informations se retrouvent la plupart
du temps dans la rubrique des brèves, des échos, considérées comme juste assez
intéressantes pour en parler mais pas assez significatives pour être
développées. On les voit quelques fois dans les faits divers. On peut les
trouver aussi dans les rubriques culturelles et médias. Elles sont bien souvent
reléguées en fin de journal qu’il soit écrit, audio, visuel ou numérique.
De quelles informations s’agit-il ? Pas celles qui se discutent ou se disputent autour de la machine à café, d’une table d’un repas en famille, d’un comptoir à l’apéro entre amis(es).
Elles ne vous bousculent pas, ne vous
inquiètent pas, en règle générale n’ont pas de charge émotionnelle forte et
immédiate, ne font pas appel à vos convictions les plus ancrées, ne provoquent
pas d’adhésion ou de rejet d’entrée de
jeu.
Pour être générique, elles sont les signaux
faibles auxquels nous ne prêtons pas l’attention qu’il conviendrait. En étant
plus attentif, nous y constaterions les prémices de changements profonds.
Lorsque j’étais directeur de communication
ou encore directeur de cabinet, j’étais particulièrement attentif à ces
signaux, dont les faiblesses relatives auraient pu les faire passer sous le
radar. Ce sont pourtant des informations
nécessaires à comprendre ce qui vient, pour anticiper et ne pas se retrouver en
difficulté. Ces signaux faibles sont utiles à tout le monde quel que soit son
rôle, sa fonction, sa position.

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