« Le réel c’est quand on se cogne » disait le psychanalyste Jacques Lacan. En communication on se cogne aussi parfois au réel. Faute d’ignorer les signaux faibles, de croire que ce qu’on imagine est forcément juste, de ne pas chercher un minimum de validation, de ne pas cibler le public et les supports, croire qu’une communication tout azimut atteindra forcément sa cible, méconnaître les habitudes et les attentes de celles et ceux à qui l’on s’adresse, confondre blitz et précipitation, de ne pas tenir compte des préoccupations qui traversent la société sur le moment.
Le réel en communication c’est aussi de ne pas se laisser prendre à la facilité du copier-coller. Chaque action de communication doit être originale et en prise directe avec les réalités de l’instant. Le grand communicant Jacques Pilhan, que l’on nommait « Le sorcier de l’Elysée » pour avoir fait élire deux présidents, avait la réputation de ne rien garder de ses anciennes campagnes de communication, de tout jeter, de tout effacer, de faire place net pour la prochaine.Chaque nouvelle opération de communication
devait être un recommencement intégral, d’une conception unique, une nouveauté
sans pareil, sans précédent.
Si la communication doit être simple dans
son exécution, elle n’est pas facile dans sa conception. En effet, le réel est
par nature difficile à appréhender et complexe dans ses raisons profondes. C’est
pour cela que l’on s’y cogne quelque fois, par manque d’analyse, de
compréhension et de perception.
Le réel est parfois dur, des fois
accueillant, le plus souvent difficile à cerner.
En forme de conclusion provisoire : le
réel accueille efficacement la communication qui le respecte.

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