mardi 6 février 2024

Gestion du temps et des priorités, bis

Une to do peut rester une simple liste oubliée au fond d’un carnet. Ce sera le cas si elle ne se traduit pas par un planning ou encore un rétro planning si une date butoir est fixée. Un planning se concrétise par un agenda de réalisation.

Par ailleurs, pour bien gérer son temps, il faut bien connaître ses priorités. En effet, l’efficacité s’inscrit dans la clarté et surtout la simplicité. Lorsque les choix sont simples à faire, vous êtes sur la bonne voie.

Reste donc à déterminer les priorités. Est-ce aussi évident que de formuler la question ? Et bien non ! Il s’agit d’un exercice bien plus compliqué qu’il n’y paraît. Pourquoi ? Parce que nous pouvons distinguer plusieurs catégories de priorités :

-         Les priorités de circonstances : ce sont celles qui surviennent dans la vie de tous les jours. Et qui se font pressantes dès qu’un enfant tombe malade, que nous sommes victime d’un accident, qu’il faille remplacer la machine à laver le linge qui ne fonctionne plus. Trois exemples parmi des centaines, voire des milliers.

-         Les   priorités imposées : elles ne sont pas les nôtres mais elles sont déterminées par d’autres, notamment dans notre vie professionnelle.

-         Les priorités de l’instant : celles qui s’imposent d’un coup à notre esprit, à nos envies. Comme une urgence, une impulsion que nous avons du mal à contrôler, à réfréner.

-         Les priorités de vie : ce sont celles qui comptent vraiment pour nous, mais que nous avons, paradoxalement, parfois du mal à formuler faute d’avoir réussi à poser formellement ce que nous souhaitons devenir, faire, développer. Ces priorités sont celles d’une vie épanouissante, constructive, valorisante.

Faire le tri dans toutes ces priorités relève probablement de la gageure. Là encore les méthodes toutes faites, qui ne prennent en compte ni votre situation, ni votre personnalité, ni la complexité de l’esprit humain ne répondent que peu à votre demande.

Disons le clairement, nous ne sommes pas en temps de guerre et ce qui a été inventé par un général pour répondre à ses besoins dans des circonstances bien particulières n’est probablement pas une solution universelle Elle correspondait à ce qu’était son inventeur. Elle était une réponse unique à la nécessité d’une personne.

J’aimerais bien savoir combien de fois elle  a été enseignée et combien de fois a-t-elle était utilisée au quotidien ?  J’ai comme une vague idée de la réponse même si je ne m’appuis sur aucunes statistiques puisqu’elles n’existent pas. Je parle clairement par expérience personnelle, tout simplement. On me l’a beaucoup proposée, expliquée et présentée comme la solution à toutes mes recherches. Pourtant elle n’arrive pas à être pratique et utilisable au quotidien. Sans doute parce qu’elle ne correspond qu’à son auteur, ce qui est parfaitement logique. Soyez francs avec vous même pour vous en convaincre. Combien de fois l’avez-vous utilisée réellement et pas seulement essayé ? Votre réponse sera probablement édifiante. Alors que faire ?

Les bonnes questions aboutissent aux bonnes réponses. C’est là toute la clé. Vos interrogations construisent votre solution. Il s’agit d’une démarche individuelle, personnelle, spécifique. C’est une démarche adaptée à vous et à vous seul (e). Une démarche qui prend en compte vos spécificités, vos envies, vos contraintes. Une démarche qui construira ce qui vous correspond vraiment, ce qui vous permettra d’avancer, ce qui vous ressemblera en tous points.  



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