lundi 29 avril 2024

Au vent mauvais

 Verlaine aurait pu appeler cela le « vent mauvais ». Nous vivons des périodes où rien ne semble aller dans le bon sens, avec l’impression de tout rater. Nous connaissons toutes et tous cette sensation de malaise dans notre vie. Elle ne dure pas pour peu que nous évitions de sombrer dans un pessimisme auto alimenté. Car, en effet, il est facile de se convaincre de n’être pas « né sous une bonne étoile » et de se laisser porter par le cours de la vie. S’en remettre au hasard des événements, renoncer au contrôle, ne peut pas être la bonne solution. Les vents mauvais demandent de s’interroger sur leurs origines. Ils doivent nous conduire à redéfinir nos priorités et nos objectifs. Ils sont la preuve que nous avons cessé d’agir et que nous nous sommes figés dans une situation qui pouvait nous paraître confortable sur le moment.

Mais ne plus agir c’est stagner. Faire du surplace ne nous permet pas de progresser. Et se refuser d’avancer permet à ce sinistre vent de souffler sur les braises du renoncement. Dans ces périodes nous avons tout intérêt à ne pas tout prendre d’un bloc, d’agglomérer nos difficultés pour en faire une boule de malheur.

Selon Kant «  sans enthousiasme, rien de grand ne se serait accompli dans le monde ». Pour retrouver de l’allant, le chemin de l’action, il faut donc retrouver son entrain. Ce que nous pouvons apporter aux autres exige de nous de la persévérance. Nos ambitions personnelles réclament tout autant de ferveur. Savoir ce que nous voulons faire, passer à l’action et comprendre les bénéfices que tout le monde peut en tirer, sont les meilleurs moyens d’affronter ce « vent mauvais ».

 

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