Rejeter la faute de nos difficultés sur d’autres personnes, sur les circonstances, sur les événements est un réflexe que nous avons eu toutes et tous à un moment ou à un autre. Mais comme l’a si bien écrit William Shakespeare « juger les autres, c’est se juger ». Cela revient à dire que ne pas assumer la direction que prend son existence, en rejetant la responsabilité sur les autres, dit beaucoup plus de nous que nous pouvons le vouloir.
En
poussant plus loin la réflexion, cela revient à dire que les critiques, les
opinions négatives que nous portons sur autrui, nous renvoient finalement à
l’opinion que nous avons de nous-même. Les travers que nous reprochons aux
autres ne sont-ils pas le reflet de ceux que nous n’osons pas nous
avouer ?
Etre
constamment dans le jugement revient à refuser d’être dans la bienveillance, la
création de valeur, la proposition. Etre dans le jugement constant n’est pas
une attitude positive et ne permet pas de créer des liens durables. Lorsqu’une
difficulté se présente mieux vaut chercher des solutions que des coupables. La première
démarche est constructive, la seconde ne résout rien. Ne pas juger c’est être
dans l’ouverture, l’acceptation, l’enrichissement. Nous pouvons entrer dans un
apport, un échange, une aide réciproque.
Nous
sommes toutes et tous plus ou moins râleurs par nature. Je suis de ceux-là et
plutôt plus que moins. Cette habitude est dure à corriger. La perdre
définitivement me paraît quasi impossible. Mais j’essaie chaque jour d’être vigilant
sur ce point. Car je me rends compte que râler revient bien souvent à juger
quelqu’un individuellement ou collectivement. Râler, c’est réaliser juste à la
fin de sa phrase que cela n’a servi à rien et que l’on n’est pas plus avancé qu’avant.
Est-on vraiment soulagé ? Même pas.
Au
final, nous sommes les seuls juges de nos actions et de nos renoncements, de
nos comportements et de nos emportements, de nos opinions et de nos jugements
sur autrui, de notre attitude et de nos habitudes.
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