La communication s’est égarée dans la sensation qu’il était devenu facile de communiquer grâce au numérique et notamment aux réseaux sociaux, aux plateformes d’échanges d’images et de vidéos. L’évolution de la technologie a mis dans notre poche le moyen de produire et de diffuser du contenu. Le smartphone a donné l’impression de pouvoir maitriser sa propre communication. Dès lors, plus besoin, a priori, de spécialiste dans ce domaine puisque tout est à portée de main, d’impulsion, d’agir.
A
cela s’est ajoutée l’occasion de faire des économies en supprimant une ligne
budgétaire. Sans compter que les campagnes électorales apparaissent moins inaccessibles.
Il suffirait de poster des images et des messages pour se faire connaître et
faire parler de soi. La communication est alors entrée dans une forme
d’illusion de la facilité, du tout communicant. Au passage, c’est oublier la
vocation, la fonction et la pratique infiniment plus complexe de la
communication.
Quoi,
où, quand, comment, pourquoi ? Voilà les principales questions à se poser
au départ de sa volonté de communiquer :
-
Pourquoi : la communication
s’inscrit dans une stratégie définie par un objectif bien déterminé ;
-
Comment : en fonction des
résultats attendus quels sont les moyens qui seront mis en œuvre ;
-
Quoi : publier tout et n’importe
qui, tout le temps, n’apporte ni visibilité, ni construction d’une image, ni
adhésion ;
-
Où : les supports varient selon
les publics ciblés. Chacun n’ayant pas les mêmes préférences et les mêmes
médias de prédilections ;
-
Quand : un calendrier à message
est indispensable pour savoir quoi dire, à quel moment…
La
communication ce n’est pas simplement du graphisme comme beaucoup se l’imagine
actuellement. La mise en page n’est rien sans le contenu, même si celui-ci doit
être plaisant à regarder lorsqu’il est mis en forme. Il est important et urgent
de retrouver l’entière définition de la communication.
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