Il est plus difficile de faire court que de faire long, de synthétiser que de digresser à l’infini. Il est plus compliqué de rester sur le même sujet que de multiplier les thèmes et de ne rien approfondir.
La longueur d’un texte n’est jamais synonyme de qualité ou
d’intérêt. Parfois quelques simples lignes valent mieux qu’une longue explication.
Se mettre au défi d’écrire chaque jour, comme une obligation
vis-à-vis de soi-même. Il s’agit alors d’un rendez-vous à ne pas manquer au risque
de la frustration. S’y mettre en sachant que les résultats seront inégaux, que
la perfection ne sera jamais présente, que nos efforts n’auront pas abouti
comme souhaité. Mais écrire reste un plaisir. J’ai cette
prétention affichée de savoir sinon écrire au moins d’ordonner quelques mots
dans le bon ordre d’une phrase. Et d’avoir des choses à dire d’un quelconque
intérêt. Je ne suis pas écrivain, je tiens un blog. Je ne suis pas un bloggeur,
j’écris des ouvrages. Vivre sans écrire : qu’elle est donc cette
vie ?
Nous
recevons des mails et des sms en pagaille, mais les lettres manuscrites deviennent
de plus en plus rares. Les échanges épistolaires manqueront à la littérature.
Les traces et les empreintes numériques ne compenseront pas cette perte
inestimable. Le feuilleton de l’intime ne se déroule plus dans la
confidentialité d’une correspondance mais au vu et au su de toutes et de tous.
Pour
ma part, j’ai encore une plume, du papier et quelques enveloppes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire