Ce qu’on appelle la cristallisation de l’électorat, c’est-à-dire son choix définitif se fait dans les derniers temps d'une campagne électorale. Avant, il est perméable à ce qu’il voit, à ce qui est dit. Ensuite, il est très compliqué de le faire changer d’avis, à moins d’un scandale retentissant (exemple : François Fillon).
De quelles natures sont les éléments qui contribuent à cette cristallisation ?
Incontestablement l’image que l’on se fait de la candidate ou du candidat. Gaspard
Gantzer, ancien communicant à l’Elysée de François Hollande, dans son livre « La
politique est un sport de combat » (Fayard), énonce ce principe « les mots
ne comptent pas, seule l’image frappe. »
On peut également se souvenir de la fiche « L’homme qui veut » que
François Mitterrand avait constamment sur lui en 1981 durant sa campagne
présidentielle victorieuse : le vieux devient un sage, l’intellectuel apparaît
réaliste, le perdant devient un homme vrai, le tacticien devient alors
courageux, le littéraire se transforme en passionné, l’entêté se fait tenace et
le mauvais économiste n’est autre qu’un homme d’Etat.
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