Nous avons toutes et tous besoin, à un rythme régulier, de nouveauté, de changement, de particularité. Bousculer, un tant soit peu, ses habitudes et ses routines n’est pas forcément une mauvaise chose. Je sais que beaucoup vante les mérites des routines quotidiennes. Je n’ai pas d’opposition à cela, bien au contraire. C’est une très bonne chose à mon avis. Mais j’y vois aussi le danger lorsqu’elles deviennent confort, apathie, prétexte au moindre effort. Dès lors, il me paraît nécessaire de les réinterroger afin de relancer la dynamique. Il s’agit alors d’apporter des modifications fortes ou modérer en fonction de la situation.
Le besoin s'impose parfois de bousculer nos routines, de revoir notre
quotidien d’autant plus que notre situation commence à nous paraitre
insatisfaisante. La faute n’en revient à personne d’autre qu’à nous-même.
La torpeur nous guette toutes et tous. Elle s’insinue dans nos
journées petit à petit, l’air de rien, à bas bruit. Tout semble être pareil
mais plus rien ne l’est vraiment. Notre attitude n’est plus la même. L’action
réclame de la volonté, de l’effort, de l’énergie. Et nous laissons, de temps à
autre, la jauge rejoindre son niveau le plus bas. Car notre capacité à agir
s’entretient, se renouvelle, se développe. A chacune et à chacun ses
motivations et ses bonnes recettes pour s’en rappeler en permanence.
Pour ma part, mes clés sont attachées à un porte clé qui renferme la photos de mes enfants. Ringard ? Qu’importe, je me moque du regard des autres. Il n’apporte rien à nos réussites. Mes filles sont ma motivation première, un point c’est tout. A côté, j’ai fait inscrire sur un petit médaillon trois lettres « TVG » qui signifie « Tu Va Gérer ». Face à une baisse d’énergie, j’ai cette photographie. Face au découragement, j’ai ce petit rappel de mes capacités. Et les deux ensemble forment un lien qui me permet de continuer d’avancer, à ne rien céder à la facilité, à l’envie de canapé.
On peut critiquer, ne pas aimer celles et ceux qui ont réussi mais force est de constater qu’elles et ils sont parvenus à atteindre leurs objectifs. Nous pouvons les jalouser, les juger indignes, les considérer comme étant moins compétents que nous. Il n’en reste pas moins que la véritable question que nous refusons de nous poser, pour ne pas prendre conscience de notre réalité et/ou de nos limites, est « pourquoi elles, pourquoi eux et pas nous ? »
La confiance en soi que nous n’avons pas entretenue, les objectifs
que nous n’avons pas définis, la volonté que nous n’avons pas mise, les efforts
que nous n’avons pas faits, la persévérance que nous nous sommes refusés, les
soutiens que nous ne sommes pas allés chercher, sont les véritables
raisons qui font la différences.
La réussite demande des ambitions, du travail et de la constance
tout au long du parcours, quelles que soient les inévitables difficultés.

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