Aucune action n’est promise au succès. Toutes les ambitions ne vont pas jusqu’au bout. Tous les espoirs ne se transforment pas en réalité. Nos avancées ne nous mènent pas forcément quelque part. Tous nos efforts ne sont pas obligatoirement récompensés. Notre avenir n’est de toutes les façons jamais assuré à cent pour cent. Séparées ou toutes ensemble, ces évidences ne sont et ne seront jamais des prétextes à l’inaction.
Être perpétuellement à la recherche d’une perfection qui n’existe
probablement pas nous conduit à ne jamais être satisfait de notre manière de
faire, de gérer et des outils que nous utilisons. Dès lors, nous considérons
continuellement que notre façon de procéder n’est pas la plus optimale, car
elle pourrait être meilleure. Vrai ou faux, nous ne posons pas la question en
ces termes. Ils sont, pour nous, différents. Nous essayons toujours de nous
convaincre que ce que nous avons est suffisant. Mais malheureusement nous
trouvons encore une nouvelle idée à essayer, comme une promesse d’un meilleur,
à laquelle nous cédons malgré tout, mais qui à chaque fois se révèle décevant.
L’espoir de trouver la formule idéale nous empêche de tirer les
leçons des précédentes expériences. Autant de déception que l’on s’empresse
d’oublier pour espérer du prochain essai. Se dire que notre manière de faire
actuellement est peut être la bonne formule pour nous est compliqué tant nous
avons le sentiment de pouvoir mieux faire, d’aller plus loin, d’avancer plus
rapidement. Nous sommes, en effet, dans l’espoir permanent d’aboutir à de plus
importants résultats. C’est une frustration, mais aussi une inquiétude.
Paradoxalement, c’est également l’entretien d’une promesse. Nous sommes convaincus
de pouvoir faire plus, de ne pas être arrivé au bout de nos capacités. Nous
savons que nos ambitions ne sont pas encore atteintes.
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