Les idées viennent, reviennent, s’imposent et s’interposent continuellement à notre esprit. Ne pas les noter nous inflige une forme de souffrance mentale, une incapacité à penser à autre chose et une impossibilité à se concentrer. Noter c’est se libérer. C’est aussi retenir ce qui vient et qui construit, qui enrichit ce que nous entreprenons, ce que nous projetons, ce qui deviendra notre lendemain. Chaque note crée ce que nous pouvons faire, répéter, recommencer sous des aspects divers. Je note au fil de ma pensée, de mes réflexions, de mes préoccupations du moment. Je retiens ce qui me semble important afin de me faire avancer dans la bonne direction. Je note ce qui me passe par la tête, puis je fais une sélection. Tout n’est pas digne d’intérêt. Je note pour ne pas oublier ce qui peut être utile. Retenir une idée parmi une dizaine d’autres, c’est déjà une bonne chose, un bonne moyenne. Une seule bonne intuition peut faire progresser, bousculer, lancer l’une de nos envies, l’un de nos travaux en cours, l’un de nos projets à moyen et long terme. La note se fige et peut être utilisée immédiatement ou reprise un peu plus tard. Je note, je garde, j’utilise et j’avance.
François Mitterrand écrivait à Anne Pingeot en août 1968 « Ambition.
Se dominer. Ecrire. Se nourrir de passion pour écrire, et pourquoi pas, pour
finalement dominer ses propres petitesses. »
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