Quel sens donne-t-on aujourd’hui à la communication pour se convaincre qu’un sms, mal écrit, aux abréviations lunaires, peut être considéré comme une pratique nouvelle en la matière ? Se persuader qu’un post sur les réseaux sociaux montrant ses pieds, un soir de vacances, porte une réelle valeur. Qu’un selfie devant la dépouille d’une personnalité relève d’un message quelconque.
En écrivant cela, en répétant ceci, je
sens bien que je perds du terrain. J’ai conscience de paraître dépassé dans une
conception et un attachement à une certaine forme de communication, alors que
l’insignifiant devient commun pour beaucoup. Disant cela, je dois préciser que
je n’ai aucun goût pour la nostalgie du type « c’était mieux avant »,
dans une attitude réfractaires au progrès où le ringard côtoie le rétrograde.
Mais je n’ai par ailleurs aucune appétence pour le complotisme ou la recherche
de symboles déviants dans les films Disney, par exemple.
Comme le souligne le rapport des Etats
généraux de l’information « Tous les producteurs de messages ne font
pas de l’information ». Et même pas de la communication. C’est
pourquoi il est préconisé de « proposer une labellisation volontaire des
influenceurs d’information ». Une autre proposition la complète, à mon
sens, en voulant « instaurer un pluralisme effectif des algorithmes. »
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