Chaque jour nous avons l’impression de communiquer à de multiples occasions. Pour autant, pouvons nous confondre interactions et communication ? La différence peut se situer dans la notion d’échange. Si la communication nécessite émetteur, récepteur et feedback, l’interaction ne représente que la volonté du premier. Un « bonjour !» machinal, et souvent matinal, n’attends pas réellement de réponse. Est-ce véritablement un message ?
La valeur et l’importance que l’on donne aux mots prononcés font qu’ils sont ou non une intention de communiquer. Au cours d’une journée, nous additionnons les paroles sans leur donner le moindre poids, sinon l’expression d’une politesse de circonstance, sans y penser, sans importance à nos yeux.
Passer tout un jour à dire : bonjour, merci, au revoir, pardon, s’il vous plait… vous laisse, au bout du compte, le sentiment de n’avoir réellement ni parler, ni communiquer avec personne. Rien qui ne puisse être considéré comme des échanges véritables. Rien qui ne renferme un minimum de contenu. Rien qui ne signifie davantage qu’une tentative d'interaction.
Les mots ont leurs forces ou leurs désintérêts. Ils évoquent l’attention ou l’indifférence. Ils expriment de l’émotion ou restent neutres. Ils éclairent un échange ou referment aussitôt la porte. Lorsque j’entends certaines conversations, je perds dix points de QI. J’ai parfois de plus en plus de difficultés à ne pas confondre certaines émissions de débats et d'opinions avec des bavardages et autres bravades de comptoir.
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