J’ai l’impression que désormais tout le monde prend tout le monde pour un ennemi potentiel. Un a priori qui transforme chaque interaction en potentielle agression.
Dans une société de plus en plus dure,
l’individualisme s’impose comme l’une des principales règles de vie. Le
collectif se dissout. L’esprit public s’évapore. Seule compte désormais sa
petite personne. Être exclusivement tourné vers soi exclut automatiquement
l’autre, au-delà de son attention et de ses intentions. La situation est à ce
point acceptée qu’il faille inscrire des cours d’empathie dans les programmes
scolaires.
Seulement voilà, l’intérêt que l’on
refuse à l’autre, il faudrait que ce dernier nous en donne la préférence. Nous
n’avons plus à nous adapter au collectif, mais nous exigeons l’inverse. Nous
contestons l’aide que l’on nous demande, mais nous réclamons à grands cris un
soutien collectif lorsque nous rencontrons la moindre difficulté. L’égoïsme se
conjugue avec le refus de la responsabilité. Nous récusons les conséquences de
l’individualisme que nous revendiquons. Tout
pour, moi et rien pour les autres
semble être la philosophie actuelle.
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