Repartir de zéro appelle un nouveau départ, une nouvelle vie, de nouveaux comportements, de nouvelles ambitions.
Nous avons toutes et tous l’envie de repartir de zéro, à plusieurs
reprises tout au long de la vie. Il s’agit alors soit d’un mouvement d’humeur,
soit de réelles remises en question. Dans le premier cas, la réaction est
principalement épidermique et peut être disproportionnée, dans l’autre cas le
questionnement est profond, rude, déstabilisant.
Retrouver de nouvelles bases, pour rebâtir, redessiner un nouvel
horizon, demande de rester stable sur ses appuis principaux face à l’inconnu. La confrontation entre ses ambitions et ses réalisations
peut parfois de révéler un peu compliqué. « Aide toi et le ciel
t’aidera », cette citation de La Fontaine, devenue une maxime
populaire, nous renvoie à notre capacité d’agir et de ne pas tout attendre des
autres. Si nous laissons les choses se faire, alors rien ne pourra changer.
Il faut aussi se faire à l’idée que l’on repartira après s’être
trompé. C’est inévitable dans le courant d’une vie active. Se tromper n’est pas la fin d’une vie comme
beaucoup le laisse entendre. Une erreur n’est pas la fin d’un parcours comme
d’aucuns l’imaginent. Nous avons notre part de responsabilité dans notre sort.
La victimisation est une sorte de recherche d’excuses, de refus de notre
responsabilité.
Nous pouvons également faussement croire que nous n’avons plus
assez de temps pour recommencer. Que la course contre le temps nous semble
désormais perdue. Pour autant, Albert Camus a écrit fort justement à ce propos « Oui, le temps qui passe ou qui se
perd me serre le cœur. Mais c’est à moi de le dominer, de l’ordonner, de le
commander » a écrit Albert Camus.
Courage et
détermination, c’est pour moi comme un leitmotiv qui ponctue généralement la fin de
mes conversations. Comme un appel à ne rien céder à nos faiblesses, au
découragement, à l’abandon.
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