« Faire simple, il n’y a rien de plus compliqué » affirmait Jacques Pilhan. Une idée qui ne peut s’exprimer en une phrase d’une dizaine de mots est une idée soit trop compliquée, soit pas assez travaillée.
Pour Lacan « Ce qui ne peut se nommer
n’existe pas ». Ne pas arriver à traduire sa pensée, sa démarche, sa
volonté, en une formule simple et facilement mémorisable c’est courir tout
droit à l’échec.
Dominique de Villepin, en son temps premier
ministre, l’a appris à ses dépens. Son incapacité à expliquer simplement le CPE
(Contrat Première Embauche) a perdu la bataille de la communication alors que
ses adversaires avaient résumé leur opposition en une seule phrase « le
smic jeune ». Dès lors la messe était dite. La guerre des mots avait fait
des vainqueurs et un vaincu.
« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent
aisément. » Nicolas Boileau
avait parfaitement raison, hier comme aujourd’hui. Un autre exemple : on
se souvient, même des décennies plus tard, de certains slogans du type
« La force tranquille », « Génération Mitterrand » ou
encore « Ensemble tout devient possible », « Yes We
can »… Qui se souvient encore des
slogans de leurs concurrents ?
Trouver la bonne formule, c’est s’offrir une puissante force de frappe.
De celle qui peut vous permettre d’atteindre les sommets.
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