jeudi 26 décembre 2024

Victime de la rumeur

J’ai été victime de la rumeur au cours d’une campagne électorale. Au point de passer de potentiel challenger à dernier de la classe. Les rumeurs se sont enchainées à un rythme effréné où toutes les réactions arrivaient à contretemps.

KO debout. Ce qu’explique la loi dite de Brandolini, que l’on peut résumer de la manière suivante : la quantité d’énergie requise pour réfuter une idiotie est supérieure d’un ordre de grandeur (de 10 au moins) à celle nécessaire pour la produire.

La pluie de rumeur qui s’est abattu sur moi illustre bien la technique du « carpet bombs » (tapis de bombes) qui détruit une réputation en peu de temps.

Il reste toujours quelque chose d’une calomnie. Et ces quelques choses accumulés aux autres vous ensevelissent, vous asphyxient.

« Une rumeur démentie est une rumeur confirmée » dit-on fréquemment. Pourquoi prendre la peine de nier ce qui n’existerait pas ? Mais pourquoi laisser courir des ragots infondés ? Ce sont des questions dont les réponses vous laissent perdant à tous les coups.

Cette expérience personnelle de la rumeur m’a fait perdre beaucoup et m’en suis-je véritablement remis ? Il m’aura fallu du temps, voire quelques années, pour découvrir les semeurs de ces mauvaises graines, les responsabilités et les motivations.

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