J’ai été victime de la rumeur au cours d’une campagne électorale. Au point de passer de potentiel challenger à dernier de la classe. Les rumeurs se sont enchainées à un rythme effréné où toutes les réactions arrivaient à contretemps.
KO debout. Ce qu’explique la loi dite de
Brandolini, que l’on peut résumer de la manière suivante : la quantité
d’énergie requise pour réfuter une idiotie est supérieure d’un ordre de
grandeur (de 10 au moins) à celle nécessaire pour la produire.
La pluie de rumeur qui s’est abattu sur
moi illustre bien la technique du « carpet
bombs » (tapis de bombes) qui détruit une réputation en peu de temps.
Il reste toujours quelque chose d’une
calomnie. Et ces quelques choses accumulés aux autres vous ensevelissent, vous
asphyxient.
« Une rumeur démentie est une rumeur confirmée » dit-on fréquemment.
Pourquoi prendre la peine de nier ce qui n’existerait pas ? Mais pourquoi
laisser courir des ragots infondés ? Ce sont des questions dont les
réponses vous laissent perdant à tous les coups.
Cette expérience personnelle de la
rumeur m’a fait perdre beaucoup et m’en suis-je véritablement remis ? Il
m’aura fallu du temps, voire quelques années, pour découvrir les semeurs de ces
mauvaises graines, les responsabilités et les motivations.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire