mercredi 5 février 2025

L’écriture médiatique

Jacques Pilhan, surnommé le sorcier de l’Elysée, a été l’artisan majeur de trois élections présidentielles, en faisant élire deux présidents de la République. Il n’a laissé que peu de traces et de témoignages. En effet, il avait pour habitude de détruire l’ensemble de ses documents après chaque campagne électorale. Selon lui, tout était à réinventer et à construire à chaque fois. Il n’existe qu’un seul entretien connu. C’est dire la rareté de sa parole. Il s’agit d’une interview dans la revue Débat, n° 87, de novembre-décembre 1995, intitulé « L’écriture médiatique ».

A chaque relecture régulière j’y ajoute l’entre tien de Gérard Colé, son acolyte de l’époque et coauteur de « L’homme qui veut », accordé à Pierre Emmanuel Guigo.

Deux précieux documents, pourtant anciens mais comme écrits aujourd’hui, dont les analyses apparaissent d’une actualité et d’une extraordinaire acuité. Comme un permanence qui revient à chaque fin de cycle et nous rappelle les fondamentaux de la communication politique qu’aucune évolution technique et technologique ne pourra remettre en cause. Les outils changent mais les grandes vérités restent les mêmes.

Des lectures d’autant plus essentielles face à l’effrayant gloubi-boulga tiré des réseaux sociaux et formé du complotisme, des fake-news, des bobards et autres ragots que certains (es) appellent pensée politique.

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