Toutes les vérités semblent devoir être remise en question. Désormais chacun revendique sa propre lecture des faits. Les réalités des événements doit s’effacer devant l’interprétation que chacun en fait. Elle se doit d’être favorable ou ne pas être. C’est-à-dire exister autrement que dans une fake news. Il s’agit par exemple d’une accusation qu’un président américain oppose à chaque contradiction. Les controverses ne viennent qu’alimenter les arguments de celles et ceux qui doutent de ce qui pourtant ne fait pas question. Le complotisme se nourrit de ses fausses polémiques pour prétendre que rien n’est aussi clair qu’il n’y paraît. Tout est toujours flou, de toutes les façons. La raison ne fonctionne plus comme un rempart. Si l’on ne peut pas prouver le contraire de ce que j’affirme alors cela peut être vrai. Si quelque chose ne peut être prouvé vrai, est-ce faux jusqu'à preuve du contraire ?
Ces tenants de la vérité alternative s’inventent de nouveaux
médias, d’autres réseaux, des relais d’opinions identifiés. Le but consiste à
ne relayer que leurs propres réalités. Dans un refus de cette vérité telle qu’elle
se présente parce que non conforme à ces affirmations. Cette réalité qui a pris
vie dans leurs esprits survoltés par les théories du complots, le tous pourris
fantasmé, la main ténébreuse des pouvoirs invisibles.
Les adeptes tournent en boucle ces contre-vérités et ils sont sujets au biais cognitif appelé « l’heuristique de disponibilité ». A force de se gaver des mêmes informations puisées aux mêmes sources alors « lorsque nous essayons de nous représenter le probabilité pour qu’un événement arrive, nous rassemblons à toute vitesse des images mentales liées à cet événement, et plus nous trouvons d’images mentales, plus nous jugeons l’événement susceptible de se produire. C’est ce qu’on nomme l’heuristique de disponibilité : plus les images mentales sont disponibles, plus la probabilité estimée est grande. » (150 expériences de psychologie des médias… Editions Dunod).
C’est simple, plus nous plongeons dans l’univers complotiste, plus
nous supposons de sa possibilité parce que notre esprit forme l’image à partir
de ce que nous consultons le plus régulièrement.
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