« Le poids des mots, le choc des photos » disait un ancien slogan publicitaire. Pourrait-on le ressortir à l’identique aujourd’hui ou doit-il être modifié ? L’impact des images a pris de plus en plus d’importance alors que les mots n’ont pas suivi, me semble-t-il, le même chemin.
Dans
une société qui s’avance à grand pas vers la dictature de l’apparence, où une
enquête révèle que les personnes au physique avantageux, selon les critères du
moment, ont de meilleurs postes, plus de promotions, de plus belles carrières. L’image
et encore toujours l’image.
Il
parait que l’on porte un jugement sur quelqu’un dans les premières sept
secondes de la rencontre. Il ne peut s’agir que de visuel, aucun mot ne pouvant
être prononcé dans ce laps de temps. On dit fréquemment que le visuel compte
pour 55% dans la communication, 38% pour le ton de la voix et seulement 7% pour
les mots prononcés. Il s’agit du message inaudible d’Albert Méhrabian.
La
communication passe par le ressentie, le sentiment, l’émotion avant de faire
appel à la raison. Elle vous touche, vous interpelle, vous bouscule parfois,
avant de vous délivrer véritablement son message.
Les
quatre types de communication sont visuelle, écrite, verbale et non verbale. Deux
passent par les mots, deux autres par le visuel. Mais la question lancinante qui
revient inlassablement est de savoir si l’image a pris le dessus sur les mots. « Une image vaut mille mots » selon l’adage
populaire. Cela n’a jamais été aussi vrai à l’ère d’Internet, des réseaux
sociaux, des influenceurs, des You tubeurs, des Tik-Tokeurs, des instagrameurs
et tous les autres « eurs » des différentes plateformes.
La
forme a-t-elle définitivement gagné sur le fond ? Oui a priori, mais peut-être pas sur le long
terme. Je reste optimiste, car l’émotion passe alors que la raison s’inscrit
dans les esprits. De sorte que l’éducation n’a probablement pas dit son
dernier mot !
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