Les personnes se racontent, complètement, dans le moindre détail, à qui veut bien les écouter même d’une oreille distraite. Nous avons tant envie d’exister, d’être moins seul, de nous donner de l’importance aux yeux des autres, que nous ne saisissons pas forcément la limite entre l’intérêt et l’insignifiant.
«
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule! » le titre de
ce film de Jacques Besnard avec Michel Serrault, Bernard Blier semble devenu
une règle de vie et de survie sur les
réseaux sociaux. Car, n’avoir rien à dire ne semble plus être une raison
suffisante pour se taire, pour ne rien publier sur les réseaux sociaux. Et c’est là que la
banalité du quotidien s’inscrit en force dans les publications avec les pieds
au soleil, l’assiette du déjeuner ou du diner, le panneau routier de là où l’on
se trouve et d’autres encore du même genre. On cherche une histoire, à raconter alors qu’il ne s’agit que de se contempler le nombril.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire