On peut sans cesse se répéter « je n’ai pas la vie que je mérite », comme un regret, comme une fatalité, comme un renoncement, à la bordure d’un aveu d’échec. Ne pas oser affronter la difficulté en raison de la crainte que nous inspire l’obstacle à franchir. Pour reculer alors que nous savons devoir le faire, nous réussissons toujours à trouver une excuse et à nous convaincre de sa légitimité. A chaque fois nous pouvons trouver la manière de ne pas nous en vouloir. Il suffit généralement de quelques jours et autant de nuit de sommeil pour que passe le sentiment de culpabilité. Nous avons cette capacité infernale de trouver des motifs de ne pas faire ce qu’il faudrait. Alors, nous accusons les autres, les circonstances, les conditions ou un mauvais timing, au passage. Tout sauf soi, bien évidemment ! De quoi atténuer nos éventuels regrets. Nous avons besoin de cela pour ne pas sombrer devant nos renoncements.
Nous sommes des êtres humains avec nos
qualités mais aussi nos faiblesses. Nous devons faire avec et nous en
accommoder. Sans pour autant abandonner l’action. Nous n’avons pas d’autres
choix que d’essayer de nous améliorer. Le bilan au bout du compte doit être
positif. A chacun sa propre vision de la vie, mais personne ne peut plonger
volontairement dans les abysses d’un monde essentiellement pessimiste.
Pour ma part, je ne veux rien d’autre que
croire à toutes les possibilités. La vie est une chance infinie qui s’offre
quotidiennement à nous. S’en saisir ou temporiser. Cela dépend uniquement du
choix que l’on fait.
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