Une campagne électorale comporte principalement trois temps forts. Il est impératif de soigner son entrée en matière afin de laisser une première impression positive. Il faut également un final percutant pour marquer les esprits et convaincre les derniers indécis. Le jour du vote, dans l’isoloir, tout compte : l’image que vous projetez, les qualités que l’on vous prête et la certitude, forgée au fil du temps, que vous êtes le bon candidat. Entre ces deux étapes, une connaissance fine de l'électorat permet de s'adresser à lui avec justesse pour démontrer que vous êtes le meilleur choix face à ses attentes et ses besoins.
Une campagne conjugue image, convictions et
projet. Que projetez-vous dans l’esprit collectif ? Sur quoi s’appuie votre
candidature ? Comment traduire les mots en actions ? En somme, une campagne
réussie demande de soigner son début, de bien connaître ses électeurs et de
conclure avec force pour bénéficier de la « cristallisation » des votes.
Dans son dernier livre, Votre leadership
(Fayard), Tony Blair écrit : « La défaite ou la victoire serait certaine. C’est
du vent… En politique, justement, rien n’est jamais sûr. Alors, en tant que
candidat, vous n’avez qu’une question à vous poser. Si la défaite semble se
profiler : qu’est-ce que je peux faire pour l’éviter ? Si, au contraire, la
victoire semble se profiler : qu’est-ce que je peux faire pour l’assurer ? […]
Si vous êtes dans l’opposition… il faudra veiller à ne pas confondre le monde
réel et le monde tel que vous voudriez qu’il soit… Si, en revanche, vous êtes
aux responsabilités, les choses peuvent se révéler plus compliquées… les
dirigeants sont parfois jugés à l’aune de standards de perfection
déraisonnables… Il faut comprendre ce que les gens pensent vraiment. Et quand
je dis les gens, je veux dire les "vraies" gens… La question que ces
gens se posent à l’approche du jour J est on ne peut plus simple : qu’est-ce
qui est le mieux pour moi et ma famille ? […] les gens votent en fonction de
leurs intérêts immédiats sans se préoccuper d’idéologie. »
Sur ce dernier point, j’évoquais dans mon
livre, La communication en politique, ce que j’ai appelé « la bulle d’égoïsme à
percer ».
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