« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister.
Des vœux incontournables
Il existe des repères incontournables durant
l’année, des passages obligés mais attendus par tout le monde. La cérémonie
annuelle des vœux en fait partie. Sa faiblesse ou sa plus-value donne
l’impulsion pour l’année à venir. Il s’agit donc de ne pas rater l’exercice, au
risque de laisser une mauvaise impression. Il est impératif, en quelque sorte,
d'y imprimer sa marque.
Les ingrédients de la réussite sont de quatre ordres. D’abord, il s’agit d’avoir un message central fort à transmettre. Ensuite, la forme doit capter et maintenir l’attention. De plus, l’impression générale laissée doit être positive, même si toutes les précisions du contenu ne sont pas retenues. Enfin, il ne faut donner aucun prétexte à la polémique, sans pour autant être lisse.
Les vœux représentent un exercice périlleux. Bien s’en sortir est de bon augure pour la suite. La réussite se lit également dans les réactions des opposants : plus elles sont venimeuses, de mauvaise foi ou excessives, plus elles soulignent votre succès.
En vidéo
J’observe ce début de campagne électorale où
la vidéo et l’image ont pris une importance inévitable. Pas une déclaration de
candidature qui ne passe par l'image ; pas une journée sans photographies
détaillant l’activité quotidienne du ou de la candidate. La représentation de
l’action devient aussi fondamentale, sinon plus, que l’action elle-même.
L’adage « faire et faire savoir » prend toute son ampleur, auquel il convient
d’ajouter « et surtout bien le montrer ».
Comment expliquer cette tendance ? Est-ce une conséquence de la toute-puissance d’Internet et des réseaux sociaux ? Du slogan « Le poids des mots et le choc des photos », ne reste-t-il que l’impact de l’image ? La forme a-t-elle pris le pas sur le fond ? Seul ce qui se montre existe-t-il vraiment ? « Une image vaut mille mots », dit-on couramment ; est-ce définitivement la fin de l'influence des mots ? À l’ère de l’hyper-communication, l’attention que nous pouvons consacrer à une information dépasse-t-elle encore le temps d’un regard sur une image ? Avons-nous simplement changé d’époque et de manière de faire ?
À mes étudiants en communication, j’insistais sur le fait que les technologies actuelles offrent de formidables possibilités nouvelles, mais qu’il ne fallait pas pour autant oublier les règles de base. Sans elles, il est difficile de concevoir une bonne communication. À mon sens, cela s’applique tout autant à la communication politique : le « tout-vidéo » et rien d’autre ne peut suffire pour mener campagne.
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