L’actualité nous laisse parfois dans une perplexité abyssale. On s’interroge sur l’intérêt, les motivations et les buts de certains faits divers. « À quoi cela sert-il ? » : nous nous posons régulièrement cette question. Pourquoi ? C'est une interrogation qui nous vient à l’esprit de plus en plus fréquemment.
Tout le monde a envie d’être vu, reconnu, célébré. Dès lors, l’improbable, l’absurde ou le ridicule ne sont plus des freins. Même l’humiliation ne constitue plus un repoussoir. Tout est bon pour obtenir son « quart d’heure warholien » de célébrité. Et nous, spectateurs passifs, nous ne savons comment réagir : faut-il prendre au sérieux, à la rigolade ou avec dégoût cette société du spectacle pitoyable ? Que pourrait bien écrire Guy Debord à notre époque du superficiel, du vide et des réseaux de la haine, où cette dernière est affichée comme un brevet d’influenceur d’opinion ?
Les exemples envahissent nos médias et, à force de répétition, on finit par trouver cela normal. La banalité du rien — ou du pas grand-chose — devient désormais la norme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire