La marche permet à mon esprit de vagabonder. Souvent, il vient à s’accrocher à un sujet, et des idées nouvelles, inattendues, surviennent sans crier gare. Laisser l’esprit flâner lui permet de découvrir de nouveaux chemins, de défricher des terres inconnues — ou terra incognita pour les latinistes — et de se laisser surprendre par une approche inédite. Marcher permet également de faire baisser la pression que nous ressentons parfois.
Je remarque, au fil de mes lectures, que beaucoup d’écrivains, d’hier
comme d’aujourd’hui, inscrivent la marche quotidienne comme partie intégrante
de leur processus de création. Une respiration pour l’inspiration. La marche
apaise et permet à l’esprit de s’échapper des murs que l'on érige lorsqu'on ne
voit plus qu'un seul aspect des choses. Pourtant, notre réflexion a besoin
d’espace, de liberté et d’évasion pour fonctionner avec la fluidité qui lui est
propre.
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