Le plaisir d’écrire, de dire, de partager. Un échange avec la lectrice et le lecteur où se confondent les mots et l’attention qui les anime. C’est là que naît la force d’un texte. L’intérêt se porte sur le sujet qui résonne, ou non, chez celle ou celui qui le reçoit. Les formules se retiennent lorsqu’elles percutent dans l’instant un vécu et une recherche. Les petits sujets n’existent pas, selon moi ; tout se situe dans la façon de les aborder et de les traiter, de les mettre en mots et en scène.
Nous réagissons toutes et tous différemment à la lecture d’un texte. Notre perception se mêle à notre sensibilité de toujours, à nos émotions du moment, à notre état d’esprit, en capacité ou non d’y être réceptif. La valeur que l’on accorde à quelques phrases mises bout à bout dépend de notre intention de départ. Que recherchons-nous dans la lecture de tel ou tel ouvrage ? Chaque attente se révèle différente en fonction du choix conscient qui est fait lorsque l’on dépasse la couverture d’un livre.
Je sais que les raisons divergent. L’addition de nos besoins, de nos centres d’intérêt, de nos passions, de nos curiosités et de nos découvertes se différencie d’une lectrice à un autre lecteur. Reste à dire une parole sur l’intention première d’une pensée, d’un texte, d’un ouvrage. Elle est celle de l’autrice ou de l’auteur qui confie sa prose à l’interprétation de chacun(e). Les motifs premiers, inspirateurs d’une succession de paragraphes aussi cohérente que possible, peuvent faire naître — et c’est très bien ainsi — une pensée nouvelle pour celle et celui qui en prend non pas connaissance, mais possession. Les mots s’échappent et deviennent ceux de celles et ceux qui les apprécient, qui les comprennent, qui les intègrent à leur bibliographie personnelle de référence. Nous sommes toutes et tous, tour à tour, celle ou celui qui écrit, qui lit, qui offre des livres.
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