Nous pouvons aujourd'hui nous forger une image qui ne nous ressemble en rien, réécrire le récit de notre histoire en totale déconnexion avec la réalité et nous donner l’illusion d’être quelqu’un d’autre. La performance des outils nomades — le smartphone, par exemple —, la toute-puissance des réseaux sociaux et l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle générative nous offrent les moyens, la rapidité et les opportunités de nous transformer à volonté, sans rien changer concrètement à ce que nous sommes. Les apparences suffisent ; le regard de l’autre finit par primer sur la perception que nous avons de nous-mêmes.
N’est-ce pas là un réel danger ? N’est-ce pas une utilisation, sinon erronée du moins falsifiée, de possibilités qui pourraient pourtant devenir de formidables leviers de progression ? Une technologie, aussi avancée soit-elle, ne produit de résultats qu’en fonction de l’usage qu’on en fait. L’utilité n’est pas en cause ; tout dépend de l’intention de départ et de l’objectif visé.
Plus les attentes sont élevées, plus les efforts d’apprentissage s’avèrent conséquents. Bien que les technologies deviennent de plus en plus intuitives, il ne faut pas croire que tout devient facile, ni que la réussite surgira par la seule grâce d’un prompt bien rédigé. Si tout était si simple, quel bonheur ce serait ! Certes, nous pouvons estimer que les moyens d’y parvenir sont désormais plus accessibles, à portée de doigts sur nos claviers, prolongeant naturellement nos capacités numériques.
Reste que l'essentiel demeure : nous avons toujours besoin de notre volonté, de notre créativité et d'objectifs clairs. Il faut encore bâtir des plans d’action étape par étape, mobiliser des moyens matériels et financiers, porter et défendre ses projets, ou encore convaincre des alliés et des partenaires. Il s'agit de bâtir des réseaux et de fidéliser une clientèle ou des bénéficiaires qui adhèrent à nos propositions. Pour résumer : quel que soit le domaine, la maîtrise reste indispensable, technologie de pointe ou non.
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