mardi 26 mai 2026

Le syndrome de l'hélicoptère : quand s'agiter ne produit que du vent

Il y a des objectifs que l’on se fixe et des actions que nous mettons en œuvre pour y parvenir. Mais il reste un aspect qui ne fait généralement l’objet d’aucune réflexion : l’efficacité. Ce que nous faisons peut s'avérer inefficient, et donc stérile, si l'impact n'est pas mesuré. Ce que nous faisons se révèle utile et nécessaire à la condition d’être réellement efficace. Sinon, il ne s’agit que de gesticulation, du syndrome de l’hélicoptère : s’agiter beaucoup, dans tous les sens, mais ne produire que du vent. Alors, comment s’orienter vers une efficacité optimale ?

Le rasoir d’Ockham nous indique une direction : la solution la plus simple est souvent la meilleure. Il faut rechercher dans ce sens en priorité. Ensuite, nous devons nous assurer que ce que nous projetons de faire correspond bien à la réalisation de nos objectifs et apporte une réponse concrète. Cela peut sembler simple à énoncer, mais l'exécution en est autrement difficile. Il faut en priorité se projeter dans nos objectifs et s’assurer que l’action envisagée entrainera la prochaine. Agir simplement pour être occupé et se donner bonne conscience ne mène pas bien loin. Il faut, de plus, ne pas vouloir tout préparer jusqu’à la perfection avant de se lancer. La perfection n’existe pas ; dès lors, la préparation sera sans fin et n'aboutira à aucune mise en route. Enfin, nous ne devons pas nous attaquer à un trop gros morceau, au risque d’un découragement très rapide. Découper le morceau en petites tranches permet d’avancer plus sûrement que de vouloir avaler un éléphant en une seule fois.

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