Baisser les bras n’a rien de déshonorant, mais c'est souvent perçu comme une faute morale contre nous-mêmes. Se dévaloriser à ses propres yeux est sans doute plus douloureux que de se dévaloriser à ceux des autres. Nous sommes nos propres limites et notre premier juge. La seule opinion qui vaille vraiment nous renvoie à la vision que nous avons de nous-mêmes, à l’image que l’on se forme de soi et à celle que nous arrivons à construire, peu ou prou.
À chaque instant, nous décidons, consciemment ou non, de ce que seront
nos prochaines heures, de leur utilité ou non en fonction d’objectifs plus ou
moins bien déterminés.
Avec la confiance vient la réussite. Et chaque réussite améliore le
niveau de confiance. Nous sommes suspendus à ce thermomètre individuel mesurant
tantôt notre assurance, d’autres fois nos doutes et nos questionnements. Tout
réside dans l’image que l’on a de soi, dans la confiance que l’on s’accorde,
dans le syndrome de l’imposteur auquel nous essayons de résister. Rien ne
conviendra véritablement. Comme si aucune solution ne pouvait être la bonne. Il
s’agit d’une perpétuelle remise en cause, avec l’obsession dévorante que les
difficultés viennent d’abord de soi avant même de s’interroger sur ce qu’est la
vérité de l’autre. La plupart du temps, nous nous épuisons à lutter contre
nous-mêmes. Nous y laissons trop de forces pour aborder comme il se doit les
événements que la vie nous réserve.
Nous prenons des décisions en fonction de ce que nous vivons. D’autres en
prennent de différentes car leur vécu diffère. Nous avons toutes et tous la
certitude que quelque chose de plus grand nous attend. Que ce que nous vivons
ne représente pas la vie que nous méritons. Alors, nous nous mettons à rêver si
fort que nous oublions le présent.
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