vendredi 12 juin 2026

Alléger la mémoire, déployer l'idée

 Tout noter sur notre agenda, c’est la garantie de retrouver des informations qui n’ont pas vocation à encombrer notre mémoire. Il s’agit de laisser de la place à ce que nous considérons comme réellement important.

Face à nos limites, l'utilisation de différents supports nous permet de ne rien oublier et de conserver, pour un usage ultérieur, les idées qui s'accumulent au fil de nos réflexions. Agenda, carnet, brouillon : à tout instant, les mots, les phrases et les textes s’imposent, comme si l’essentiel résidait dans l’idée développée le plus loin possible.

Mes carnets sont une extension de moi-même, le disque dur externe de ma mémoire. Sans eux, comment être un tant soit peu productif ? Le "moins bon", forcément présent, ne doit pas contrarier ce qui peut être utile à mes projets. Nous ne pouvons pas tout retenir ; par conséquent, ne pas noter revient à perdre ce qui pourrait être nécessaire, pour ne pas dire indispensable.

Nos actes nous viennent à l’esprit avant de se concrétiser. René Descartes nous disait : « Je pense, donc je suis ». Autrement dit : je pense donc j’existe, je pense donc j’agis. J’existe en fonction de mes actions. De fait, par extrapolation, peut-on affirmer : « Je suis ce que je fais, j’existe à condition d’agir » ?

De quoi notre curiosité se nourrit-elle ? En observant ce qui nous attire, nous titille ou éveille notre intérêt, nous pouvons deviner nos centres d’intérêt récurrents et structurants. Nos recherches révèlent ce que nous essayons de comprendre.

Nous avons toutes et tous nos préférences en termes de plume, de stylo, de papier ou de support. Reste que si la facilité d’écriture n’influence pas directement le contenu, elle favorise le plaisir d’écrire et, par là même, l’envie de poursuivre la phrase, le paragraphe, le chapitre ou l’ouvrage.

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