Tout noter sur notre agenda, c’est la garantie de retrouver des informations qui n’ont pas vocation à encombrer notre mémoire. Il s’agit de laisser de la place à ce que nous considérons comme réellement important.
Face à nos
limites, l'utilisation de différents supports nous permet de ne rien oublier et
de conserver, pour un usage ultérieur, les idées qui s'accumulent au fil de nos
réflexions. Agenda, carnet, brouillon : à tout instant, les mots, les phrases
et les textes s’imposent, comme si l’essentiel résidait dans l’idée développée
le plus loin possible.
Mes carnets
sont une extension de moi-même, le disque dur externe de ma mémoire. Sans eux,
comment être un tant soit peu productif ? Le "moins bon", forcément
présent, ne doit pas contrarier ce qui peut être utile à mes projets. Nous ne
pouvons pas tout retenir ; par conséquent, ne pas noter revient à perdre ce qui
pourrait être nécessaire, pour ne pas dire indispensable.
Nos actes
nous viennent à l’esprit avant de se concrétiser. René Descartes nous disait :
« Je pense, donc je suis ». Autrement dit : je pense donc j’existe, je pense
donc j’agis. J’existe en fonction de mes actions. De fait, par extrapolation,
peut-on affirmer : « Je suis ce que je fais, j’existe à condition d’agir » ?
De quoi notre
curiosité se nourrit-elle ? En observant ce qui nous attire, nous titille ou
éveille notre intérêt, nous pouvons deviner nos centres d’intérêt récurrents et
structurants. Nos recherches révèlent ce que nous essayons de comprendre.
Nous avons
toutes et tous nos préférences en termes de plume, de stylo, de papier ou de
support. Reste que si la facilité d’écriture n’influence pas directement le
contenu, elle favorise le plaisir d’écrire et, par là même, l’envie de
poursuivre la phrase, le paragraphe, le chapitre ou l’ouvrage.
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