Nos smartphones programment notre obsolescence avant même que nous ayons fini d'en payer le premier crédit. Le numérique et les algorithmes n'évoluent plus, ils galopent, dictant un rythme frénétique à nos vies. Face à ce tsunami, faire l'autruche est un luxe que nous n'avons pas.
Courir après
chaque nouveauté ne nous donnera pas d'avance, mais cela nous évitera au moins
d’être balayés. La nuance est subtile : il ne s'agit pas de gober passivement
chaque effet de mode, mais de repérer les vagues qui vont profondément modifier
nos métiers et nos existences. Ce que nous faisons aujourd'hui fonctionne,
c'est vrai. Mais nous pouvons produire plus vite, déléguer l’ingrat et libérer
de l'espace pour entrer dans une autre dimension.
Rejeter d'emblée ce qui nous dépasse au premier regard n'est pas de la prudence, c'est un aveu de faiblesse. Certes, l'effort d'apprentissage est inconfortable. Mais le vieux refrain du « on a toujours fait comme ça » est le tombeau de nos ambitions. S'accrocher à des outils périmés, c'est accepter de perdre la partie.
Reste une réalité brute : nous ne sommes pas égaux face au changement. Pour certains, la marche est trop haute. Le sentiment d'être dépassé, déclassé ou invisible engendre une réelle souffrance psychologique. Et sur ce point, aucune performance ne justifiera jamais que l'on abandonne les plus fragiles sur le bas-côté.
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