Attirer l’attention devient le grand enjeu de notre société d’hypercommunication, à l’ère des réseaux sociaux et de la surmédiatisation. Quels que soient les moyens employés, l’indifférence y est perçue comme l’ennemi mortel.
Mais le
bavardage relève-t-il vraiment de la communication ? Cette disposition
reflète-t-elle l’esprit de celles et de ceux qui s'y livrent ? Parfois, les
mots s’accumulent et les idées s’absentent. On parle alors pour ne pas laisser
de place au silence, quitte à ne plus savoir précisément ce que l’on raconte.
On comble les espaces de peur que le vide de l’indifférence ne s’impose. Dès
lors, un flot de paroles sans interruption peut-il encore s’apparenter à un
dialogue ?
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