Dans une société de l’hypercommunication, de l’économie de l’attention et de l’information en continu, face au développement des médias d’opinion, des réseaux sociaux, des plateformes et des applications, les campagnes doivent s’enchaîner à une vitesse effrénée. Plus moyen d’y échapper.
La parole rare
est-elle encore un gage d’écoute ? Désormais, l’absence signifie l’oubli quasi
immédiat, et la viralité exige le clash et le buzz. Aujourd'hui, n'importe qui
peut produire et diffuser des contenus, facilement et à tout moment, depuis un
simple smartphone.
Malheureusement, la
perte de sens, l’insignifiance et le manque de sincérité s’imposent et se
généralisent. La communication dans toute sa plénitude, son entièreté et sa
complexité a presque entièrement disparu derrière le community management.
L’abondance de flux impose de se saisir de chaque sujet en permanence, ce qui
aboutit à monter en épingle le moindre fait, même le plus accessoire ou le plus
anodin.
Si l’on y ajoute le
complotisme, la caricature, les fake news, la post-vérité, les
manipulations à grande échelle, la volonté de nuire et l’influence consumériste
trompeuse, la communication devient un champ de bataille sans foi ni loi.
Pourtant, je ne perds
pas espoir : la roue tourne, et la communication reviendra à l’essentiel, comme
à chaque fois qu’elle se perd. Voilà pourquoi je continue de défendre la
communication 3S.
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