Très
souvent, nous sommes entraînés par des mécanismes qui nous conduisent, sans que
nous en ayons conscience, à agir de telle ou telle façon.
Ces
lois, effets, principes, théorèmes ou autres phénomènes influences notre
manière de faire, d’agir ou de percevoir les événements.
Parmi
eux certains intéressent la communication car ils induisent une manière d’élaborer les actions et campagnes
de communication.
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Les
définitions que nous allons évoquées ici sont principalement issues de
Wikipédia. Seuls les articles citant les sources utilisées ont été exploités.
Le
plus connu est sans doute l'effet boule
de neige. Il est un moteur important des comportements grégaires. Nous
sommes amenés à imiter les mêmes comportements d'autant plus sûrement que le
nombre de personnes l'ayant déjà adopté est élevé. Le phénomène s'auto
entretient et son amplitude tend à augmenter de plus en plus vite.
Le
réflexe est de suivre la majorité. C’est un penchant, une pente naturelle qui
dicte nos choix. Notre instinct grégaire nous conduit à adopter les comportements
du plus grand nombre. C’est aussi vrai dans l’action que dans la réflexion.
La pensée de groupe est un phénomène qui survient lorsqu'un groupe se
réunit pour prendre une décision. Les individus du groupe ont tendance à
rechercher prioritairement une forme d'accord global plutôt que d’appréhender
de manière réaliste la situation. Le terme s'applique notamment aux
comportements humains dans des situations et des activités, telles que des
manifestations de rue ou sportives, jusqu’à la formation d’un jugement ou d’une
opinion.
L’imitation
du comportement de la majorité est aussi à l’œuvre dans l’effet de mode. Il définit le fait que certains esprits indécis
finissent par prendre tardivement leur décision en imitant la majorité. Ce
phénomène explique que l'augmentation de la consommation d'un bien peut être en
réalité due à sa simple popularité. Il explique également comment à l'occasion
d'un scrutin, les indécis votent, en dernière minute, comme la majorité présumée
et se ranger dans le camp de la victoire. La pression sociale incite au
mimétisme, à un comportement conforme.
L'effet
de mode donne une très grande puissance aux médias populaires et en particulier
au cinéma et à la télévision. Ceci explique qu'il puisse être utilisé pour
influencer volontairement des opinions et des comportements. L’effet mode est
donc un ressort important des stratégies de communication.
Pourquoi
la communication moderne utilise l’image de préférence ? Il faut aller voir du côté de la psychologie
et de l'effet Colavita qui se
manifeste par le fait que, lorsqu'on doit répondre simultanément à un signal
auditif et à un signal visuel, on a tendance à ne répondre qu'au signal visuel.
Il s'agit d'une illustration essentielle de la dominance visuelle dans les
processus attentionnels.
Pour
aller plus loin encore, la lumière et
les couleurs utilisées pour composer l’image ont aussi leur importance. C’est l'effet Purkinje qui désigne le fait
que, chez l'être humain, la vision des couleurs dépend de la luminosité : à
forte luminosité, ce sont les couleurs rouges que l'œil distingue le mieux mais
lorsque l'illumination diminue, ce sont les couleurs plus bleues qui sont le
mieux perçues. C’est ainsi qu’en jouant sur l’intensité des lumières on peut
attirer le regard vers ce que l’on veut montrer.
D’autres
effets permettent cette influence. L'effet
Barnum est un effet de validation subjective qui conduit toute personne à
accepter une vague description de la personnalité comme s'appliquant
spécifiquement à elle-même.
Un
processus d’identification important qui conduit à une acceptation puis à une
adhésion. C’est là qu’entre en action l’effet
de halo, ou effet de notoriété. C'est une interprétation et une perception
sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression que l'on
cherche à confirmer. Une caractéristique jugée positive à propos d'une personne
ou d'une collectivité a tendance à rendre plus positives les autres
caractéristiques de cette personne, même sans les connaître.
En
matière de communication électorale par exemple, ce phénomène a permis à
Jacques Pilhan, le sorcier de l’Elysée, le faiseur de présidents de la
République, de théoriser que « L’opinion change d’elle-même l’image de
celui qu’elle veut gagner. »

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