lundi 15 septembre 2014

Drôles d’effets ! Ou les phénomènes qui influences nos réactions.

Très souvent, nous sommes entraînés par des mécanismes qui nous conduisent, sans que nous en ayons conscience, à agir de telle ou telle façon.
Ces lois, effets, principes, théorèmes ou autres phénomènes influences notre manière de faire, d’agir ou de percevoir les événements.
Parmi eux certains intéressent la communication car ils induisent  une manière d’élaborer les actions et campagnes de communication.  
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Les définitions que nous allons évoquées ici sont principalement issues de Wikipédia. Seuls les articles citant les sources utilisées ont été exploités.

Le plus connu est sans doute l'effet boule de neige. Il est un moteur important des comportements grégaires. Nous sommes amenés à imiter les mêmes comportements d'autant plus sûrement que le nombre de personnes l'ayant déjà adopté est élevé. Le phénomène s'auto entretient et son amplitude tend à augmenter de plus en plus vite.

Le réflexe est de suivre la majorité. C’est un penchant, une pente naturelle qui dicte nos choix. Notre instinct grégaire nous conduit à adopter les comportements du plus grand nombre. C’est aussi vrai dans l’action que dans la réflexion.

La pensée de groupe est un phénomène qui survient lorsqu'un groupe se réunit pour prendre une décision. Les individus du groupe ont tendance à rechercher prioritairement une forme d'accord global plutôt que d’appréhender de manière réaliste la situation. Le terme s'applique notamment aux comportements humains dans des situations et des activités, telles que des manifestations de rue ou sportives, jusqu’à la formation d’un jugement ou d’une opinion.

L’imitation du comportement de la majorité est aussi à l’œuvre dans l’effet de mode. Il définit le fait que certains esprits indécis finissent par prendre tardivement leur décision en imitant la majorité. Ce phénomène explique que l'augmentation de la consommation d'un bien peut être en réalité due à sa simple popularité. Il explique également comment à l'occasion d'un scrutin, les indécis votent, en dernière minute, comme la majorité présumée et se ranger dans le camp de la victoire. La pression sociale incite au mimétisme, à un comportement conforme.
L'effet de mode donne une très grande puissance aux médias populaires et en particulier au cinéma et à la télévision. Ceci explique qu'il puisse être utilisé pour influencer volontairement des opinions et des comportements. L’effet mode est donc un ressort important des stratégies de communication.

Pourquoi la communication moderne utilise l’image de préférence ?  Il faut aller voir du côté de la psychologie et de  l'effet Colavita  qui se manifeste par le fait que, lorsqu'on doit répondre simultanément à un signal auditif et à un signal visuel, on a tendance à ne répondre qu'au signal visuel. Il s'agit d'une illustration essentielle de la dominance visuelle dans les processus attentionnels.

Pour aller plus loin  encore, la lumière et les couleurs utilisées pour composer l’image ont aussi leur importance. C’est l'effet Purkinje qui désigne le fait que, chez l'être humain, la vision des couleurs dépend de la luminosité : à forte luminosité, ce sont les couleurs rouges que l'œil distingue le mieux mais lorsque l'illumination diminue, ce sont les couleurs plus bleues qui sont le mieux perçues. C’est ainsi qu’en jouant sur l’intensité des lumières on peut attirer le regard vers ce que l’on veut montrer.

D’autres effets permettent cette influence. L'effet Barnum est un effet de validation subjective qui conduit toute personne à accepter une vague description de la personnalité comme s'appliquant spécifiquement à elle-même.

Un processus d’identification important qui conduit à une acceptation puis à une adhésion. C’est là qu’entre en action l’effet de halo, ou effet de notoriété. C'est une interprétation et une perception sélective d'informations allant dans le sens d'une première impression que l'on cherche à confirmer. Une caractéristique jugée positive à propos d'une personne ou d'une collectivité a tendance à rendre plus positives les autres caractéristiques de cette personne, même sans les connaître. 

En matière de communication électorale par exemple, ce phénomène a permis à Jacques Pilhan, le sorcier de l’Elysée, le faiseur de présidents de la République, de théoriser que «  L’opinion change d’elle-même l’image de celui qu’elle veut gagner. »


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