samedi 20 septembre 2014

L’art et la manière

La communication ne peut se confondre avec la technique. Ce serait oublier que la communication doit avant tout avoir un sens, porter des valeurs, transmettre un message audible et crédible.

Ce serait laisser choisir le médium à la place de l’émetteur et du récepteur. Ce serait la toute puissance de la technologie contre l’humain. Ce serait le choix d’une communication sans visage. C’est pour moi assez effrayant rien que d’y penser.

Je ne crois pas à la communication mécanique où tout pourrait être absorbé de la même manière, où il suffirait de choisir dans un manuel technique puis d’appliquer une recette préétablie de façon indifférente.  A la base de toute communication il faut s’appuyer sur des certitudes, des convictions, des présupposés. Il faut de l’émotion, du sentiment, du réel, de l’empathie, une touche d’humanité.
photo-libre.fr

 La communication ce n’est pas seulement de la technique. Je n’aime pas cette idée. Je n’y cois pas. 
Convaincre, c’est mettre de la conviction, du partage, des émotions. Il faut savoir dissocier la manière de l’objectif.

Jacques Pilhan, grand communicant et « sorcier de l’Elysée », avait pour habitude de ne rien conserver pour ne pas répéter ce qui avait déjà été fait.
A chaque fois, ce devait être une nouvelle action, unique, originale, conçue spécifiquement, sans ce laisser aller à la faciliter du copier coller.

C’est pour cela qu’il n’a rien laissé, ni livre, ni archives, ni bibles technique. Il n’existe, en tout et pour tout, une interviewe dans la revue « Débat ».


Choisir devient alors une notion obsolète face à une énergie nouvelle qui veut convaincre qu’importe le domaine que ce soit politique, commercial ou philanthropique. 

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