dimanche 12 octobre 2014

Les temps de la communication

En matière de communication il ne faut jamais être dans l’improvisation, la précipitation est une très mauvaise conseillère. Je ne parle pas de l’intuition qui est bien autre chose. Il faut respecter les différents temps de la communication :
  •            avant : l’annonce, la mis en avant de l’organisation,
  •            Pendant : l’action,
  •            Après : le bilan, la valorisation de l’ensemble de la démarche.


Un conseil au passage, plus vous serez proche du bouclage des médias, moins votre parole sera retravaillée, faute de temps.

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Il faut aussi prendre en compte trois niveaux de communication : interne, intra, externe. C’est pourquoi, il convient de s’assurer en premier lieu que ses proches, ses collaborateurs aient compris le sens de  son action. Il faut appliquer la règle des trois S : sens, simplicité, sincérité. La communication interne est un préalable. Personne n’est convaincu d’avance.

La communication n’est pas une action secondaire. Elle ne peut pas être sacrifiée faute de temps, de moyen, de volonté … Faire et faire savoir sont indissociables. Faire sans le faire savoir est une action ratée. Aujourd’hui, faire sans faire savoir est une action manquée. Personne ne fera l’effort de chercher à savoir ce que vous faite.

Le premier qui a parlé a raison. Le second ne fait que répondre. C’est en particulier le cas en matière de communication de crise. En temps de crise : trois principales règles :
  •            Révéler l’information très tôt.
  •            Révéler l’information soi-même.
  •            Révéler l’information dans ses propres termes.


Il faut construire l’histoire que l’on veut raconter. S’imposer n’est pas imposer mais convaincre. Alors quelque soit le contenu, habiller le des vêtements que souhaitent ceux à qui vous vous adressez. Adaptez votre discours et votre langage. Préparer ses arguments mais aussi les contres arguments. Il faut savoir répondre efficacement aux critiques. L’important n’est pas forcément ce que vous dîtes mais comment vous le dîtes et l’impression que cela laissera. Il existe forcément des exceptions à la règle. C’est le cas pour le démenti qui devient une rumeur confirmée.

Mais le silence a aussi ses règles. Il s’agit de ne pas le garder trop longtemps au risque d’user la patience, de se laisser oublier. L’absence de parole doit créer le désir et non se classer dans la catégorie du passé simple, voire de l’imparfait. Dans certains cas l’information engendre la confiance alors que le silence fait naître la méfiance.

Enfin, il ne faut pas oublier cette règle simple en communication : quand on ne prend pas l’offensive, on se retrouve sur la défensive.


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