En matière de communication il ne faut jamais être dans
l’improvisation, la précipitation est une très mauvaise conseillère. Je ne
parle pas de l’intuition qui est bien autre chose. Il faut respecter les
différents temps de la communication :
- avant : l’annonce, la mis en avant de l’organisation,
- Pendant : l’action,
- Après : le bilan, la valorisation de l’ensemble de la démarche.
Un conseil au passage, plus vous serez proche du
bouclage des médias, moins votre parole sera retravaillée, faute de temps.
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Il faut aussi prendre en compte trois niveaux de
communication : interne, intra, externe. C’est pourquoi, il convient de
s’assurer en premier lieu que ses proches, ses collaborateurs aient compris le
sens de son action. Il faut appliquer la
règle des trois S : sens, simplicité, sincérité. La communication interne
est un préalable. Personne n’est convaincu d’avance.
La communication n’est pas une action secondaire.
Elle ne peut pas être sacrifiée faute de temps, de moyen, de volonté …
Faire et faire savoir sont indissociables. Faire sans le faire savoir est une
action ratée. Aujourd’hui, faire sans faire savoir est une action manquée.
Personne ne fera l’effort de chercher à savoir ce que vous faite.
Le premier qui a parlé a raison. Le second ne fait
que répondre. C’est en particulier le cas en matière de communication de crise.
En temps de crise : trois principales règles :
- Révéler l’information très tôt.
- Révéler l’information soi-même.
- Révéler l’information dans ses propres termes.
Il faut construire l’histoire que l’on veut raconter.
S’imposer n’est pas imposer mais convaincre. Alors quelque soit le contenu,
habiller le des vêtements que souhaitent ceux à qui vous vous adressez. Adaptez
votre discours et votre langage. Préparer ses arguments mais aussi les contres
arguments. Il faut savoir répondre efficacement aux critiques. L’important
n’est pas forcément ce que vous dîtes mais comment vous le dîtes et
l’impression que cela laissera. Il existe forcément des exceptions à la règle.
C’est le cas pour le démenti qui devient une rumeur confirmée.
Mais le silence a aussi ses règles. Il s’agit de ne
pas le garder trop longtemps au risque d’user la patience, de se laisser
oublier. L’absence de parole doit créer le désir et non se classer dans la
catégorie du passé simple, voire de l’imparfait. Dans certains cas l’information
engendre la confiance alors que le silence fait naître la méfiance.
Enfin, il ne faut pas oublier cette règle simple en
communication : quand on ne prend pas l’offensive, on se retrouve sur la
défensive.

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