Imagis
Communication est le promoteur et le fer de lance dans le
monde de la communication du concept de Markethiq.
Face
à une influence de concept, sans doute tout aussi géniaux les uns que les autres,
le client a de quoi se perdre, hésiter, pour finalement refaire, en désespoir
de cause, la même chose que la dernière fois : vu-qu’on-avait-pas-été-trop-déçu.
Devant
tant de promesse d’une communication globale ou totale, transversale ou alors
descendante, disruptive ou encore décalée, pour ne pas dire transgressive…, dont
on ne sait laquelle peut bien être la meilleure, il y a de quoi avoir du mal à
s’y retrouver. Ce n’est pas pour se moquer de l’un ou de l’autre mais pour dire
que nous aussi, professionnel de la communication, nous avons à être un peu
plus simple, moins tape-à-l’œil dans nos formules et à donner un peu plus de
sens à nos campagnes.
C’est
tout à son honneur si la communication se réinvente en permanence, évolue au
même rythme que la société, qu’elle se fonde dans son époque. Là n’est pas la
question. Aujourd’hui la forme et le fond doivent se rejoindre. La démarche
marketing doit retrouver la simplicité de la forme et donc de la lisibilité, la
sincérité du contenu pour lui redonner de l’impact, du sens à la démarche en
revenant aux valeurs et à l’éthique.
Mettre de l’éthique dans le marketing
Dans
les sept vertus de la marque, Jacques Séguéla place en premier « Fidèle à soi-même », c’est-à-dire
une véritable exigence de sincérité. Dans « Hollywood lave plus
blanc », il écrit que « La
marque de demain ne sera plus un besoin d’avoir mais une nécessité d’être, le
mariage d’un produit et de son magnétisme.»
De l’avoir à la promesse de l’être, c’est le début d’une évolution qui
s’entame déjà en 1982 et qui s’achève de nos jours. Il a raison lorsque plus
loin, il ajoute « C’est le retour en
force des valeurs essentielles.» Parler de valeurs et d’éthique dans la
communication ne devrait plus être incongru mais l’évidence.
Jean
Jacques Nilles explique, dans sa thèse sur l’éthique comme outil de management,
que « L’éthique est une réflexion
qui vise à déterminer les principes du bien agir en tenant compte des
contraintes relatives à des situations déterminés. C’est ainsi que l’éthique
dans les affaires désigne la recherche conjointe de l’efficacité et de la
légitimité. »
L’éthique est-ce finalement une bonne
opération de marketing ?
Il
est clair que les motivations peuvent être plus ou moins sincères selon les
cas. C’est ce que constate Patricia Thiery dans « Marketing et responsabilité sociétale de l’entreprise : entre
cynisme et civisme » lorsqu’elle détaille les motivations des
entreprises « L’éthique peut prendre
la forme d’une véritable philosophie d’entreprise, dont l’engagement consiste à
rendre compatibles affaires et conscience sociale (l’éthique comme viatique).
Mais elle peut aussi intervenir comme une volonté de faire face à des
responsabilités sociétales tout en s’adressant à des marchés porteurs, tant sur
le plan économique que symbolique (l’éthique dans la pratique).Enfin, l’éthique
sert parfois de simple prétexte commerciale (l’éthique pour la
boutique). »
Des exemples inspirants
Des
exemples existent d’entreprises qui ont
mis de l’éthique dans leur marketing. L’un des plus connu est certainement
Monoprix qui a été le premier distributeur à jouer la carte du développement
durable.
Mais
il y a aussi la société Ecotherm, spécialisé dans les radiateurs électriques,
qui s’est associé à l’ACF, Action Contre la Faim, en reversant 20 euros pour
chaque installation de radiateurs. Dans « L’Express L’Entreprise »,
Thomas Andreani, directeur marketing, explique que « C’est un échange de bons procédés dans lequel tout le monde est
gagnant. Communiquer sur le sujet est certes un bon vecteur d’image, mais
c’est surtout la meilleure manière de récolter des fonds et de sensibiliser la
clientèle à cette cause. » Les résultats sont là, 70 00 euros ont été
versés à l’ACF. « C’est plus
rentable que la communication pure » affirme le directeur marketing.
Sources :
.
«
Hollywood lave plus blanc », Jacques Séguéla, édts Flammarion
.
« De
la Makethiq dans l’entreprise… pour une communication responsable » Imagis
Communication
.
www.creg.ac-versailles.fr ›
Ressources scientifiques › Mercatique
.
Jean Jacques Nilles, thèse sur l’éthique
comme outil de management, 2004
.
Patricia Thiery « Marketing et responsabilité sociétale de l’entreprise : entre
cynisme et civisme », 2004
.
« Ils mettent de l’éthique dans leur marketing » – L’express
L’Entreprise


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire