La
communication actuelle montre ses limites dans tous les secteurs, que ce soit
le marketing, la politique ou encore la communication corporate.
Le
seul champ d’innovation aura été le numérique. Pour autant, rien de neuf n’a
été inventé jusqu’à aujourd’hui en matière de communication. Les vieilles
recettes se sont régénérées mais rien de plus. Rien de véritablement nouveau et
encore moins de révolutionnaire.
La
nouvelle communication reste encore à inventer. Car la question est bien là. Où
sont les véritables nouveautés, je ne vois que d’anciennes recettes, relookées,
renouvelées, voir même réinventées, mais rien de réellement innovant.
Surtout
lorsque la technologie remplace la créativité, quand la forme gagne sur le
fond, lorsque la saturation est préférée à l’efficacité mesurable, au moment où
l’émotion prend le pas sur la raison.
Le
numérique permet, il est vrai, de cibler plus précisément, plus finement les
prospects. Mais n’est-ce pas la préoccupation des communicants de tous
temps ? Seule la technologie utilisée a évolué.
La
communication est encore et toujours intrusive. Aujourd’hui, elle l’est jusqu’à
l’excès, jusqu’à la nausée, avec le numérique. Mais là encore je ne vois rien
de bouleversant, tout au contraire. David Ogilvy, grand publicitaire, écrivait
dans son ouvrage « La publicité
selon Ogilvy », aux éditions Dunod, que « presque toutes les marques de Procter & Gamble bénéficient de
publicités tout au long de l’année. Ils sont arrivés à la conclusion que cela
marchait mieux que des « vagues » - diffusées pendant six semaines,
puis interrompues pendant six semaine. »
« Qu'on
parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de
moi !", entre cette citation de Léon Zitrone ou faire le
« buzz », quelle est la véritable différence, sinon la rapidité de
propagation ? Tout va plus vite, c’est un fait, mais rien de
fondamentalement novateur.
Tout
est plus simple, tout est précipité, tout est plus direct, sans intermédiaire,
le champ d’action est plus vaste, l’impact plus fort, tout cela est vrai, mais
rien n’a changé dans la communication par elle-même. Il ne faut pas se tromper
entre les progrès technologiques et les nouvelles possibilités qui nous sont
offertes et une réinvention complète de la communication.
Dans
son dernier ouvrage « La fin de la
com’ », aux éditions du Cerf, Arnaud Benedetti écrit « Internet et les réseaux changent la donne en
ce sens qu’ils bousculent en profondeur l’enjeu démocratique. Internet non
seulement n’arrête pas la parole, les
paroles, mais il fait de chacun d’entre nous un média. L’homme est désormais un
média pour l’homme. » Là encore,
il n’y a pas de révolution. Il s’agit de la notion de communication à deux étages,
le « two step flow ».
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La
nouvelle communication reste encore à inventer. Je le répète. A ceux qui ont
des doutes, qui pensent qu’il n’y a plus rien à créer, que nous sommes arrivés
à la fin de l’histoire, au bout de la communication, je rappelle cette belle
phrase de Mark Twain « Ils ne savaient pas que c’étaient impossible,
alors ils l’ont fait. »

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