Un
échec, un mauvais lancement, une stratégie défaillante, une érosion lente et
inexorable du chiffre d’affaire… les accrocs qu’une entreprise ou une personne
peuvent vivre tout au long de leurs parcours sont quasi infinis. Ces déconvenues font parties de la vie. Mais certains coups
sont plus durs que d’autres à encaisser. Que ce soit une réorganisation ratée
ou une promotion qui vous échappe, des investissements désastreux ou une
maladie qui remet en cause vos projets,
un incident qui met à mal votre image de marque ou un échec électoral…
les mauvaises passes, les coups d’arrêts ne manquent pas. Encore faut-il savoir
comment y faire face et comment faire pour rebondir. Là encore la communication
a une part importante dans ce type de processus. Il faut faire appel à tous les
moyens humains, matériels, créatifs et psychologiques pour y parvenir.
Une stratégie du rebond
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Mais
comment monter une bonne stratégie de communication du rebond ? Cela ne
peut pas être un simple plan de communication traditionnel, car nous sommes
beaucoup plus proches de la communication de crise. Mais cette dernière ne peut
pas être suffisante car la communication du rebond doit vous repositionner,
vous redonner une crédibilité, vous réinstaller une situation, réhabiliter
votre expertise. Elle ne peut être qu’un simple jeu de défense. Il faut
retourner à l’attaque, à une touche de balle, rapide, agile et efficace (pour
filer la métaphore footballistique que tout le monde aime bien).
Les
élections législatives de 2017 peuvent servir d’exemples dans un certains
nombres de cas. En effet, nous avons pu constater que des candidats en 2012 ne
rassemblaient que 1,6%, 2,3 % ou 3,8 % et que cinq ans plus tard ces mêmes
personnes rassemblaient, au premier tour, 28,6%, 36,2% et 31,2%. Le quotidien
« Libération » constatait
dans un article du 16 juin 2017 que « Qu’est-ce
qui a changé … ? Une étiquette. Ou plutôt, ce qui est associé à
l’étiquette. » C’est tout.
Naviguer entre les torrents
Je
ne parle ici, ni de « l’effet rebond »
en économie, ni du « taux de rebond »
en marketing, dont les aspects sont plutôt, voire largement négatifs dans ces
matières. En psychologie on appelle cela « la résilience ». Nous
sommes, à l’évidence, beaucoup plus proche de cette capacité mentale à
résister. « L’art de naviguer entre
les torrents » comme le définit le célèbre neuropsychiatre Boris
Cyrulnik.
Viré
d’Apple, Steve Jobs crée « NEXT » tout aussitôt et met en scène médiatiquement,
dans un show dont il a le secret, le
lancement du « Blake Cube » qui cible le marché de l’éducation et qui n’a
pourtant pas d’OS, de système d’exploitation. Steve Jobs a passé du temps afin
de créer une anomalie optique du cube. L’aspect visuel est à ce moment-là plus
important pour sa communication. Le Système d’exploitation ne verra le jour
qu’un an plus tard et sera racheté par Apple. Ce qui signe le retour de Steve
Jobs qui sortira l’I.Mac qui sera un succès énorme notamment sur le marché… de l’éducation. Le Film « Steve
Jobs » de Danny Boyle retrace à merveille cet épisode.
Le sort à ses retours
Sénèque
écrivait « triste ou riant, le sort
a ses retours » avant d’ajouter « Te voilà au fond de l’abîme c’est l’heure de te relever. De l’adversité
on passe à de meilleurs destins… » Parler juste, parler vrai, parler
au bon moment, au bon endroit, aux bonnes personnes, c’est simple à énoncer,
presque comme des évidences, mais c’est beaucoup plus difficile à mettre en
pratique de manière efficace, productive, ciblée, économe et dans un mouvement en
crescendo.
Lorsque
l’on évoque la capacité de quelqu’un à rebondir, nous avons tous à l’esprit le
Phoenix, cet oiseau mythique qui renaît de ses cendres. Le Phoenix ne meurt
Jamais, il est le symbole de la renaissance, de l’immortalité et du soleil. Il
est cet exemple indéfinissable auquel on
peut, sans peine, s’identifier. Nous sommes tous des Phoenix en puissance.
De l’audace, toujours de l’audace,
encore de l’audace
Il
faut prendre la décision de se battre. Il faut connaitre sa situation réelle et
savoir ou on veut aller. Est-ce
l’occasion de faire des changements que l’on n‘aurait peut-être pas entrepris
autrement ? Pourquoi pas, la question mérite d’être posée. Il faut
mobiliser les ressources restantes, celles que l’on peut trouver et celles que
l’on doit inventer. Il faut bien se dire que l’on n’y arrivera jamais seul. Il faut
miser sur le meilleur. Il faut souvent faire preuve d’audace et avoir de la
persévérance.
Une
fois les réponses apportées, il est temps de communiquer. Comment, pourquoi,
pour qui ? La stratégie de rebond se met en place. Il existe des méthodes,
des approches, des recettes, peut-être des secrets et parfois... des miracles. Mais
là, chut ! C’est entre un communicant et
son client.

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