Pour
beaucoup la communication signifie produire un flyers ou encore
accrocher une banderole.
Mais
c’est bien loin d’être suffisant. Surtout s’il s’agit de
transmettre des valeurs ou un esprit d’entreprise à ses salariés.
C’est
insuffisant, s’il est question de créer une image de marque ou de
fidéliser des clients.
C’est
trop léger, s’il faut travailler la notoriété, la réputation
d’une institution ou d’un individu.
La
communication et ses outils
La
force d’une bonne idée est de pouvoir se propager partout malgré
toutes les résistances.
En
théorie de l’information et de la communication, j’enseigne à
mes élèves la différence qu’il faut opérer entre la
communication elle-même et les outils utilisés. Ce n’est pas la
même chose. Pourtant, la confusion est souvent faite entre les deux.
Il ne suffit pas de créer un compte Facebook pour avoir et savoir
communiquer.
L’efficacité
est d’abord le fruit de la conception et du contenu, c’est-à-dire
de l’information proposée, avant de dépendre des outils qui
servent à la véhiculer.
L’expression
de la communication
Il
ne suffit pas de parler pour communiquer. Un exemple tout simple,
lorsque vous décrochez le téléphone et que vous dites « Allo ! »
votre expression ne contient pas vraiment d’information.
S’exprimer
est un acte de communication, la voix est le support, les mots sont
le contenu et le choix des mots est l’information que vous allez
transmettre.
Laissez-moi
vous faire une confidence. J’adorerais qu’un jour l’un de mes
interlocuteurs décroche son téléphone en me disant « Je
passe une belle journée ! Que puis-je faire pour rendre la
vôtre meilleure ? »
Et
la règle des 3V alors !
On
connait la règle des 3V. C’est-à-dire que 7 % de la
communication serait verbale (par la signification des mots), 38 % de
la communication serait vocale (intonation et son de la voix) et que
55 % de la communication serait visuelle (expressions du visage et du
langage corporel).
Ce
qui tendrait à inverser mon affirmation. Pas vraiment en réalité
puisque le ton et l’attitude adoptée ne sont que des
transmetteurs. Ils changent selon l’émotion ou encore l’intensité
que l’on veut transmettre. Une fois encore, l’intention, donc
l’information, est primordiale.
C’est
d’abord l’aspect visuel qui est le premier contact. C’est vrai,
mais un zombie inquiétant, même graphiquement réussi restera un
zombie inquiétant. Une fois la première approche, on entre dans
l’image et c’est bien l’information contenu qui délivre le
message principal.
Faire
la différence
Différenciant,
un mot à la mode dans l’univers de la communication.
Une
mode qui aura la même durée de vie que les autres : lorsqu’un
nouveau mot viendra le remplacer.
Sentir
l’air du temps, c’est le propre de la communication. Coller à
son époque est une obligation vitale. Là-dessus rien à redire. Les
mots à la mode sont donc le reflet d’une ligne de force qui
traverse la société. Il revient donc à la communication de s’en
saisir et d’y apporter du contenu, une méthode, des principes.
Le
fond et la forme
Là
où la gêne commence à pointer le bout de son nez, c’est lorsque
la différenciant est la seule logique, l’unique perspective
stratégique.
C’est
la victoire de la forme sur le fond, de l’apparence sur le contenu.
Le vide est mortel pour les idées, même bonnes.
C’est
pourtant dommage. Se différencier n’est pas une mauvaise chose en
soi. La différence devrait évoquer l’originalité, imposer son
style, sa patte, sa marque. La communication est par nature
optimiste. La provocation et le catastrophisme ne fonctionnent pas
dans la durée.
Besoin
d’un conseil ?
La
communication est une école d’adaptation. Le contenu, la stratégie
et les outils varient selon l’objectif à atteindre.
Sans
contenu, sans la communication, les outils et les modes sont vides de
sens. Utiliser les outils d’aujourd’hui, user et abuser des
concepts au goût du jour n’est pas forcément un gage
d’efficacité. Le conseil en communication a donc encore toute sa
place même dans une société ultra connectée.
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