vendredi 17 janvier 2020

Pourquoi je communique de moins en moins au quotidien ?


La communication est essentielle dans la vie de tous les jours. Mais force est de constater que la machine et la dématérialisation affaiblissent quelque peu cette communication. Car en effet, j’en ai de moins en moins besoin au quotidien :

·         À pain, à expresso ou à micro-onde… les machines me fournissent tout ce dont j’ai besoin le matin.
·         Je consulte mon journal quotidien dans sa version numérique, sans avoir besoin de sortir de chez moi.
·         J’échange, si l’on peut dire, avec mes amis virtuels, donc que je ne connais pas réellement, sur les réseaux sociaux.
·         Je règle mes affaires bancaires sur les différents distributeurs à ma disposition, souvent à l’extérieur de l’agence. Plus besoin de croiser quelqu’un.
·         L’état m’oblige désormais à une déclaration dématérialisée de mes revenus.
·         Je travaille à domicile pour que mon employeur n’ait pas à me louer de bureau. C’est donc moi qui paie mon espace et mes outils de travail.
·         Ma mutuelle a mis en place des consultations médicales par téléphone ou en Visio. C’est le même tarif mais sans la présence du médecin.
·         Je fais mes achats culturels sur Amazon ou et l’alimentaire en ligne afin de réserver ma place au drive.
·         Je commande en ligne au restaurant d’à côté et je fais appel à Uber pour me livrer.
·         Je vais au cinéma sans sortir de chez moi avec la vidéo à la demande.
·         Je postule à un travail par Internet.
·         J’achète, en ligne, une version numérique d’un livre que je lis sur ma tablette. Plus besoin de me rendre à la librairie.
·         Je me fais des ennemis en ligne, sur les réseaux sociaux.
·         Mon smartphone me sert à combler les moments d’attente. Je m’enferme dans une bulle numérique où mon voisin de chaise n’existe pas.

Le progrès est toujours une bonne chose. Mais même si elles nous facilitent la vie, les machines nous préparent-elles à une vie de solitude ?

Si tel est le cas, alors nous allons bientôt oublier le goût du dialogue et des échanges, du langage et des arguments, des images et des métaphores, des idées et des symboles, des références et des citations, des clichés et des fulgurances, de la créativité et des improvisations, de la franchise et de la langue de bois, des gestes et des silences, des expressions et des grimaces, de l’humour et de la gravité, du rationnel et des exagérations, de la sincérité et de la mauvaise foi, de l’exaltation et du dépit, des hésitations et de l’inspiration, de tout ce qui faisait le charme de la simple conversation.

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