La
communication est essentielle dans la vie de tous les jours. Mais force est de
constater que la machine et la dématérialisation affaiblissent quelque peu
cette communication. Car en effet, j’en ai de moins en moins besoin au
quotidien :
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À pain, à expresso ou à micro-onde… les
machines me fournissent tout ce dont j’ai besoin le matin.
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Je consulte mon journal quotidien dans sa
version numérique, sans avoir besoin de sortir de chez moi.
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J’échange, si l’on peut dire, avec mes amis
virtuels, donc que je ne connais pas réellement, sur les réseaux sociaux.
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Je règle mes affaires bancaires sur les
différents distributeurs à ma disposition, souvent à l’extérieur de l’agence.
Plus besoin de croiser quelqu’un.
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L’état m’oblige désormais à une déclaration
dématérialisée de mes revenus.
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Je travaille à domicile pour que mon
employeur n’ait pas à me louer de bureau. C’est donc moi qui paie mon espace et
mes outils de travail.
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Ma mutuelle a mis en place des consultations
médicales par téléphone ou en Visio. C’est le même tarif mais sans la présence
du médecin.
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Je fais mes achats culturels sur Amazon ou et
l’alimentaire en ligne afin de réserver ma place au drive.
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Je commande en ligne au restaurant d’à côté
et je fais appel à Uber pour me livrer.
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Je vais au cinéma sans sortir de chez moi
avec la vidéo à la demande.
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Je postule à un travail par Internet.
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J’achète, en ligne, une version numérique
d’un livre que je lis sur ma tablette. Plus besoin de me rendre à la librairie.
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Je me fais des ennemis en ligne, sur les
réseaux sociaux.
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Mon smartphone me sert à combler les moments
d’attente. Je m’enferme dans une bulle numérique où mon voisin de chaise n’existe
pas.
Le
progrès est toujours une bonne chose. Mais même si elles nous facilitent la
vie, les machines nous préparent-elles à une vie de solitude ?
Si
tel est le cas, alors nous allons bientôt oublier le goût du dialogue et des
échanges, du langage et des arguments, des images et des métaphores, des idées
et des symboles, des références et des citations, des clichés et des
fulgurances, de la créativité et des improvisations, de la franchise et de la
langue de bois, des gestes et des silences, des expressions et des grimaces, de
l’humour et de la gravité, du rationnel et des exagérations, de la sincérité et
de la mauvaise foi, de l’exaltation et du dépit, des hésitations et de
l’inspiration, de tout ce qui faisait le charme de la simple conversation.
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