dimanche 30 janvier 2022

De bruit et de fureur !

La phrase d’Emmanuel Macron, parue dans le Parisien du 5 janvier 2022 et aujourd’hui célèbre, d’emmerder les non vaccinés est loin d’être une faute politique. C’est avant tout un coup de communication.

Adepte du clivage disruptif lors de sa première campagne présidentielle, il réitère en utilisant un langage qui le place à distance d’une classe politique rejetée par les électeurs, cette fois encore.

Cette stratégie avait parfaitement fonctionnée, il revient donc aux petites phrases qui prennent tout l’espace médiatique, qui détournent des autres sujets, qui renvoient en coulisses les actualités bien plus importantes.

Ce bruit médiatique redessine la rhétorique d’un président qui se mue en candidat :  moi contre tous ceux que vous avez rejetés.

En communication et notamment politique  il peut y avoir des évidences qui n’en sont pas et des erreurs qui n’en ont que les apparences. Elles relèvent plutôt d’une séquence dans une stratégie délibérée.

Je désigne mes adversaires et leurs soutiens. Les amis de mes ennemis sont aussi mes ennemis.

Le président-candidat ou le candidat-président  s’inscrit dans ce qu’est devenue la communication d’aujourd’hui c’est-à-dire celle du choc, du clash, du dérapage, contrôlé ou non, et du clivage. C’est elle qui impose les sujets dans les agendas des rédactions et en particuliers dans ceux des chaines d’infos en continu.

Elle est faite de bruit et de fureur. Celle que nous imposent l’immédiateté, et le rythme effréné de l’information qui chasse l’autre. Les réseaux sociaux et les chaines d’information en continu sont de parfaits supports pour ce type de communication. Celle du «  gros rouge qui tache ». 

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